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Cameroun,Enlèvement des Sept Français Toute la lumière sur la Secte Islamiste Boko Haram mai 28 2013

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Souvent qualifié de « democrazy » (démocratie folle) en raison de l’agitation sociale et culturelle qui le caractérise, le Nigeria s’est fabriqué un monstre avec pour objectif de tuer quiconque ne veut pas adhérer à l’Islam. Il s’incruste au Cameroun comme dans la plupart des pays voisins de celui de Goodluck Jonathan.

Boko Haram, à ses débuts, il y a douze ans, n’était qu’un mouvement religieux contestataire qui tentait de combler le vide créé par l’incurie des partis progressistes. Il a bénéficié de la misère ambiante au Nigéria pour répandre ses tentacules. Le fossé issu de l’absence de dialogue des appareils politiques — du Parti démocratique du peuple (People’s Democratic Party, PDP), au pouvoir, à l’opposition nordiste, le Parti de tous les peuples du Nigeria (All Nigeria People’s Party, ANPP) — et les milieux militaro-sécuritaires qui conseillent le président Goodluck Jonathan ont contribué à radicaliser la secte née dans le nord-est du pays au début des années 2000.

Endoctrinement

 Férocement réprimée, la Jama’atu Ahlul Sunna Lidda’awati Wal Jihad (communauté des disciples pour la propagation de la guerre sainte et de l’islam) est dorénavant connue par deux initiales : BH pour Boko Haram — « book » en pidgin English, et « interdit » en arabe, l’expression signifiant le rejet d’un enseignement perverti par l’occidentalisation. Entre juillet 2009 et début février 2011, elle a revendiqué cent soixante-quatre attaques, attentats-suicides, exécutions et braquages perpétrés jusqu’au cœur de la capitale fédérale, Abuja ; Au total, dans le nord et le centre du Nigeria, les violences attribuées à Boko Haram et leur répression sanglante par les forces de l’ordre ont fait environ 3 000 morts depuis 2009.

La notoriété de Boko Haram n’échappe ni aux membres d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ni aux shebab (combattants islamistes) de Somalie qui, de fil en aiguille se lie d’amitié. Le groupe s’agrandit et étend ses tentacules et recrute ses adhérents  dans tous les milieux islamistes portés vers un islam  radical et rigoriste.  L’organisation se politise et attire des jeunes étudiants en rupture de ban à l’université, la vieille école occidentale. Ils prônent la charia et rejettent la modernité. « L’éducation Occidentale étant considérée comme un péché ». Boko Haram est fondé en 2002 par Mohamed Yusuf, prédicateur radical, à Maiduguri, capitale de l’État de Borno. C’est d’abord une mosquée dotée d’une école coranique où les familles pauvres peuvent envoyer leurs enfants.

De 2004 à 2009, des heurts souvent violents opposent ses militants aux forces de sécurité. Le gouvernement sous-estime le danger et prend la secte pour un groupuscule d’illuminés sans soutien. En 2006, Mohamed Yusuf fait l’objet d’une enquête pour activités supposées illégales, mais l’instruction est abandonnée. Il est arrêté à plusieurs reprises, notamment le 13 novembre 2008, pour « rassemblements illégaux » et « troubles à l’ordre public », mais relaxé sur décision de la cour. Le 30 juillet 2009, les forces de sécurité infligent une sérieuse défaite aux fondamentalistes et les chassent de la capitale de l’État de Borno. Le bilan des combats s’élève à plus de 700 morts, dont au moins 300 militants islamistes. Mohamed Yusuf, capturé par l’armée à Maiduguri, est exécuté par la police.

À partir d’avril 2011, le groupe multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels, représentation des nations unies. L’élection présidentielle de mai et la victoire de Goodluck Jonathan , un chrétien du Sud envenime la situation. Les populations du nord –Cameroun frontalières avec le Nigéria partagent une même culture, une même histoire, et des liens de vie si profondément ancrés qu’il est presque difficile de séparer un nigérian du nord de celui du nord cameroun. La porosité des frontières camerounaises facilite l’incrustation de Boko Haram au Nord Cameroun.

Frontières poreuses

Les frontières d’Afrique centrale sont poreuses. En octobre 2004, des membres de Boko Haram attaquent un convoi de soixante policiers près de Kala Balge, à la frontière du Tchad. Pris en otage, douze agents y perdent la vie. Au cameroun, la situation est plus grave, à l’Est, les incursions des bandes armées sont fréquentes, rapts et assassinats sont considérés par certains comme des faits divers qui n’émeuvent plus. L’enlèvement des français est la preuve s’il fallait que la sécurité des personnes et des biens n’est pas assurée. Une poignée d’hommes ont réussi à entrer au cameroun, à enlever des otages et à traverser la frontière dans le sens inverse. Cela s’est il fait sans complicité ? Difficile de le dire tant  les rumeurs de collusion entre Boko Haram et les chefs religieux   du nord Cameroun meublent les débats. Il faut voir cela comme un signe des moyens que certains sont prêts à tout utiliser pour obtenir pouvoir et richesse. Pour Shanda Tonme « c’est l’imprudence, la légèreté, l’ignorance et une certaine arrogance de quelques individus, nationaux et étrangers, qui persistent à ne refuser l’évidence des graves dysfonctionnements institutionnels, sociaux et politiques, qui ont fini par fragiliser complètement notre pays, et par conséquent à rendre son territoire vulnérable à toutes sortes d’aventures. Pour peu que des gens vivant au Cameroun aient un peu d’intelligence, ils ne se risqueraient pas à aller faire du tourisme dans le Grand nord du pays dont il n’est presque plus exagéré de dire que l’Etat n’y contrôle vraiment plus grand chose. Non seulement, des armes y circulent à profusion, mais plus grave, il est maintenant difficile de certifier qui est Camerounais là-bas et qui ne l’est pas ».  Assène t’il et de poursuivre  « c’est la consécration ou alors la rançon de notre attentisme, notre absence des jeux sécuritaires complets à l’échelle sous-régionale et régionale, et notre inconscience des dangers qui nous guettent depuis longtemps. Il me semble que par rapport au Nigeria ou vis-à-vis de ce grand voisin, nous ne prenons pas ou plus la mesure de l’importance de relations étroites, suivies et qualifiées ». Pour finir il s’agit «  de  la décomposition ou alors la faiblesse structurelle chronique des outils politiques, juridiques et sécuritaires de l’Etat dans la partie septentrionale du pays » conclut le spécialiste des relations internationales.

Armand Ougock

Conférence La Cafm est annoncée mai 28 2013

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Le réseau africain des forêts modèles, (Rafm) lance la première édition de la conférence africaine des forêts modèles.

 

Le Réseau Africain des forêts modèles (Rafm) organise sa première Conférence Africaine de forêts modèles (Cafm) au Palais des Congrès de Yaoundé du 12 au 15 mars 2013. Placée sous le thème Afrique émergente : gouvernance et changements, innovation et business social vert, la dite conférence internationale, première édition du genre sur le continent africain, abordera la problématique de l’émergence africaine sur les 30 prochaines années. De nombreuses thématiques seront abordées au cours de la conférence notamment  qui verra la participation des experts et autres éminents chercheurs venus d’horizons divers. Notamment les thèmes portant sur la place de l’Afrique dans la nouvelle économie, les innovations africaines, la biodiversité et les chaines de valeurs.

Les raisons d’un choix

Chimère Diaw, directeur général du Rafm explique que le choix de Yaoundé  pour  l’organisation de cette première édition se justifie par ce que le cameroun est le premier pays africain membre du réseau des forêts modèles, et qu’il bénéficie en plus de la réputation de pays stable et pacifique. « Les économies africaines d’aujourd’hui sont devenues des économies de croissance à  forte valeur ajoutée. La démographie de l’Afrique est un facteur favorable au développement qu’il faut saisir ». La forêt modèle se présente comme étant un partenariat volontaire entre les acteurs du développement local pour mettre en œuvre la gestion durable, le développement intégré et les bonnes pratiques sur un territoire forestier multidimensionnel dont les objectifs concilient écologie, social, économie et ressources forestières.

Armand Ougock

 Contact rédaction : 70 14 83 54

 

Cameroun, Politique Issa Tchiroma Bakary : L’incompétent prostitué politique mai 28 2013

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A l’observation de  parcours d’Issa Tchiroma Bakary, l’on constate que le crime de putainerie politique paie encore au Cameroun.

A peine le décret portant nomination de l’actuel ministre de la communication est il lu qu’il suscite déjà de nombreuses controverses. Les plus virulentes sont formulées par ses amis d’hier parmi lesquels certains médias qui lui sont acquis. Les membres du gouvernement, ne sont pas en reste. Marafa Hamidou Yaya, originaire de la région du Nord, ex-Ministre d’Etat en charge de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, sera le plus critique de tous. Dans sa première lettre ouverte à Paul Biya, concernant Tchiroma, il assène : « Enfin, après la formation du gouvernement au sein duquel monsieur Issa Tchiroma est devenu ministre (afin de contrecarrer mes ambitions, aux dires de certains), vous m’avez accordé une audience au cours de laquelle vous m’avez demandé ce que les gens pensent du nouveau gouvernement. Je vous ai répondu sans détour que monsieur Tchiroma ne mérite pas de siéger au gouvernement de la République. Vous et moi et d’autres (y compris lui-même) savons à quoi je fais référence. Je vous ai dit en outre que je ne collaborerai jamais avec lui. »

Opportuniste

Calculateur et manipulateur, Issa Tchiroma Bakary  s’allie à Bello Bouba  Maïgari en 1990 au sein de l’Undp (l’Union Nationale pour la démocratie et le Progrès), et devient en 1992, Ministre des transports. Il fait son entrée au gouvernement en compagnie de son ex-acolyte Ahmadou Moustapha qu’il finira par trahir en  quittant l’Andp (l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès).   Il y effectue un retour en 2002 lors du congrès de Maroua. En 2004, lors de l’élection présidentielle, il fustige avec virulence la position de Fru Ndi leader du Sdf (Social Democratic Front) qui conteste le choix de Ndam Njoya comme candidat unique de l’opposition.   C’est avec le même esprit pouvoiriste qu’il annonce le 17 janvier 2007 la naissance de son parti politique le Fnsc (Front National pour le salut du Cameroun).

Démagogue et diviseur

Le 20 février 2008, Issa Tchiroma Bakary se sentant un destin national, annonce que son parti est pour la suppression de la limite des mandats présidentiels. Il va plus loin, au cours d’une conférence de presse, il dit devant des journalistes hilares, « il est normal que le président (Biya) soit riche après 40 années passées au service de l’Etat en tant que Directeur de Cabinet, secrétaire général de la présidence, Ministre et Premier Ministre ». A chacune de ses sorties, le fils de « soldat du lamido » multiplie des gaffes et gratifie le public des maladresses qui étalent un manque de préparation technique de ses communications. Il viole systématiquement la présomption d’innocence. Aussi bien dans les affaires Germain Cyrille Ngota Ngota, Vanessa Tchatchou, Enoh Meyomesse, Opération épervier, et bien d’autres…

Pour lui, le journaliste Germain Cyrille Ngota Ngota, serait décédé d’une « l’hypertension artérielle (190/120mmHg) et était porteur  du Vih-Sida ». Grave et suffisamment sérieux,  sur le cas vanessa Tchatchou, il affirmera que « le bébé volé est mort et enterré à Nkoteng et que des suspects interpellés seraient passés aux aveux complets. », alors que visiblement, la procédure judiciaire était en cours.  Pour le natif de Garoua, Enoh Meyomesse « est un Camerounais, vraiment presque lambda, sans consistance, sans épaisseur politique. (…) Ce Monsieur, il sait ce qu’il a fait. Il a commandité un braquage à l’occasion duquel on a arraché un kilo d’or dans l’Est. Comme il en était commanditaire, il a pris cet or, il est parti à Singapour. Eh bien, à son arrivée, on a mis la main dessus. Et puis voilà. Aujourd’hui, il est entre les mains de nos tribunaux ! Est-ce qu’on a besoin de le torturer, dès lors que les faits sont évidents ? ».

Armand Ougock

 

 

Cameroun, Performances économiques L’exemple de l’administration douanière mai 28 2013

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 Le vaste programme de modernisation des douanes Camerounaises, mis sur pied par Madame Libom Li Likeng, a abouti à l’amélioration des recettes douanières. Cette hausse répond aux attentes de la hiérarchie pour la réalisation des grands chantiers.

Depuis quelques  années, le bilan économique des douanes Camerounaises est positif. De quoi surprendre de la part d’une administration qui est restée marquée par la corruption. A l’arrivée de Madame Minette Libom Li Likeng, au poste Directeur Général des Douanes de nombreux observateurs ne lui donnaient pas long feu. Personne ne lui reconnaissait un talent de manager. Elle le confirmera d’ailleurs, « Je n’ai pas été dans une école de management. Comme on gère son foyer, c’est ainsi qu’on gère son administration. Il faut rechercher la performance, éviter les catastrophes, faire avec ce qu’on a et surtout, prier » dira t’elle plus tard au cours d’une conférence devant un parterre de personnes à l’ISMP (Institut Supérieur de Management Public). Pour parvenir à remplir efficacement sa mission fiscale, économique, de surveillance du territoire et d’assistance aux autres administrations, Libom Li Likeng a fait doter les douanes Camerounaises d’outils dont la performance est prouvée.

Repères

  Pour le compte du dernier trimestre de l’année 2012, sur les prévisions de 151,7 Milliards, la Douane a recouvré 153,9 Milliards francs Cfa. Un taux global de réalisation de10%, contre 146,8 milliards pour la même période en 2011 soit une hausse de 5% par rapport à l’année 2011. Cette prouesse économique est due en partie à la mise sur pied de l’outil informatique avec Sydonia, le Global positionning System (GPS) qui a permis de réduire les longues procédures, la fraude, les tracasseries et une certaine forme d’insécurité.  Au plan de la Gouvernance et de l’éthique, la volonté de Madame Libom Li Likeng,  s’est manifestée par la création d’un comité de promotion de l’éthique et de la gouvernance et la mise sur pied d’un forum Douanes/Entreprises en 2009.  A cela, il faut ajouter  mise dur pied des  contrats de performance institués en 2008 qui se sont déroulés dans un premier temps avec les inspecteurs de douane puis, avec les opérateurs économiques. A ce jour, ils ont déjà permis de réduire le temps entre l’enregistrement du dossier et son traitement par l’inspecteur de 11 à 3 heures. Et aussi, l’amélioration des recettes douanières de 22%.

 En outre, Le système NEXUS+ (Dispositif douanier Camerounais de Suivi des marchandises en transit par géo-localisation) est efficace dans la lutte contre la vie chère, car il aide le contrôle des stocks et des mouvements des produits défiscalisés qui avaient tendance à s’évader vers les marchés des pays voisins, au détriment de la satisfaction des consommateurs nationaux pour lesquels les bénéfices fiscaux étaient originellement consentis.

Le 04 mars2013, La DGD recevait le premier prix femme d’intégrité décerné par Fem anticor, un réseau de femme créé en 2011. L’association a justifié ce choix. Pour la présidente de Fem anticor,  Minette Libom Li Likeng est restée un modèle de probité pour les femmes camerounaises tout au pendant l’année 2012.

«Sa bonne gouvernance à la tête de la DGD et son comportement civique laïque et engagé au sein de l’Eglise presbytérienne du Cameroun sont autant d’arguments qui ont milité en faveur de son élection.» Elle a de ce fait reçu un diplôme, une tenue, une étole et un chapeau de lutte contre la corruption des mains de Charles Nguini, le président de Transparency international bureau Cameroun, choisi par le réseau pour sa posture d’«homme indomptable de la lutte anticorruption et de la gouvernance ».

Armand Ougock

 

 

 

Élection à la Fécafoot Eto’o divise t’il les anciens lions ? mai 28 2013

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Les tergiversations d’Adoum Garoua, Ministre en charge des sports et de l’éducation physique et les divisions qui opposent les anciennes gloires au sujet du football camerounais, étalent au grand jour les manipulations dans l’ombre de  Samuel Eto’o Fils.

 

Le jeudi 04 Avril, par fax, la fédération internationale de football association, (Fifa) s’adressait aux autorités camerounaises «Nous avons été informés du courrier du ministre des Sports et de l’éducation physique au sujet des élections au sein de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) daté du 26 mars et dont le contenu a  retenu toute notre attention. Nous avons ainsi pris note de la demande ministérielle de surseoir à l’exécution du calendrier électoral de la Fécafoot) à la suite de plaintes de certains acteurs du football camerounais ainsi que de l’inquiétude suscitée par les supposés incidents dans deux ligues membres de la Fécafoot», écrit Jérôme Valcke, le secrétaire général de la Fifa. Pour l’instance faîtière du football, cette attitude ne manque pas d’inquiéter, car il s’agit d’une « ingérence dans les affaires internes de la Fécafoot qui doit être seule à prendre de telles décisions conformément à ses statuts. Les articles 13 et 17 de statuts de la Fifa exigent des associations membres qu’elles gèrent leurs affaires de façon indépendante et sans l’ingérence d’aucun tiers, à défaut de quoi elles sont susceptibles d’être sanctionnées».

En réaction à cette sortie musclée de l’institution dirigée par Sepp Blatter, les anciennes gloires du football camerounais notamment Joseph Antoine Bell, Roger Milla, Emmanuel Mvé, président du Comité citoyen pour le redressement du football camerounais (Cocirefca),  et Joseph Mayebi, président du  syndicat national des footballeurs camerounais (Synafoc) affichaient leur sérénité pour eux, « Cette lettre ne doit pas ébranler le Cameroun , force reviendra au droit , la Fécafoot a besoin de sang neuf  il faut qu’il y ait nettoyage à la Fécafoot , nous allons répondre à la Fifa » affirmaient t’ils sur devant les médias. En réponse, à la bergère, Michel Kaham, Emmanuel Maboang Kessak, Stephen Tataw, Timothé Mackongo, Michel Wamba et d’autres anciens Lions Indomptables ont donné un point de presse le jeudi 11 Avril à Yaoundé au cours duquel ils ont affirmé que Roger Milla, Joseph Antoine Bell, David Mayebi, Emmanuel Mvé, Louis-Marie Ondoua et Eugène Ekéké « ne doivent pas parler au  nom de tous les footballeurs ». Ils fustigent le comportement égocentrique de leurs anciens coéquipiers qui sont dans la gestion du football depuis des lustres et n’ont jamais rien fait pour les footballeurs.

Tergiversations

Le 09 avril dernier, le Ministre des Sports et de l’Education physique, Adoum Garoua adressait au président de la fédération camerounaise de Football (Fécafoot), une correspondance permettant la poursuite du processus électoral. Pour certains analystes il cédait ainsi à la pression de la fédération internationale de football association (FIFA) qui avait menacé  de suspendre le pays de Roger Milla pour « ingérence » des autorités politiques dans le domaine du football. Quelques jours plus tard, le 12 avril, Adoum Garoua revient sur sa position initiale  relative à l’annulation du processus. De manière plus subtile, il en appelle non plus à l’arrêt du processus mais à l’annulation des élections illégales tenues dans certaines ligues décentralisées. «Je saisis cette occasion pour préciser que les assemblées tenues en marge de la législation nationale et organisées dans la clandestinité devront être systématiquement réorganisées par les instances compétentes de votre fédération conformément à la réglementation en vigueur». Écrit-il. S’il est vrai qu’Adoum Garoua avait mis un bémol à sa décision du 9 avril, arguant que les élections se poursuivraient dans le «respect de la législation nationale et des principes sportifs internationaux», tout en exigeant que des comptes lui soient rendus , il apparaît assez clairement que le Minsep, qui avait trois jours avant, donné son accord de principe pour la poursuite des élections sans contrepartie, se rétracte à la stupéfaction quasi générale de l’opinion nationale et internationale.  «Au demeurant, je vous saurai gré de me faire parvenir les mesures prises par la Fécafoot avant le démarrage du processus électoral, pour l’exécution de la sentence rendue par la Chambre de conciliation d’arbitrage du Comité national olympique et sportif du Cameroun en date du 28 mars 2013 (extrait du plumitif d’audience) ordonnant à la Fécafoot d’harmoniser ses textes notamment sur les statuts en ce qui concerne les règles de quorum des organes décentralisés». Réaffirme-t-il dans sa correspondance de vendredi dernier. Imposant des dates cette fois-ci car, la date arrêtée par Iya Mohammed pour la reprise des échéances électorales est fixée au 25 Avril prochain.

Le manipulateur de l’ombre

Ce n’est un secret pour personne. Le sociétaire d’Anzhi Makhachkala  souhaite la démission de toute l’équipe dirigeante de la fécafoot. Pour cela, il financerait les anciennes gloires paumées de notre équipe nationale. Samuel Eto’o affirmait face à des jeunes médusés par la brutalité de ses propos, «Ils veulent m’assassiner. Je vis en équipe nationale avec des gendarmes, non par snobisme. Un gendarme dort devant ma porte. Je ne peux mettre les maillots de l’équipe; je prends les miens directement chez Puma. Même chose quand je vais au restaurant, je dois faire attention à mes plats, demandez  le à ceux qui nous côtoient durant les stages au Cameroun stages » rapportait le magazine satirique Je Wanda. Il a fait de la démission de l’équipe actuelle de la fécafoot son nouveau plan d’action. « La Fédération doit démissionner » poursuivait-il. Un ancien. Samuel Eto’o « roule pour les ennemis du Cameroun, il veut diriger la fécafoot. Pour cela, il peut brûler le Cameroun. N’est il pas l’ami d’un groupe de personnalités actuellement détenues pour détournement des fonds ? Sa mission, déstabiliser le Football pour  faire tomber le pouvoir » a déclaré un très haut cadre de la fécafoot joint au téléphone. Notre interlocuteur, la voix grave nous rappelle  la manière peu cavalière avec laquelle il a arraché le brassard à Rigobert Song l’emblématique capitaine des Lions indomptables ? Selon lui, Samuel Eto’o est « narcissique, intrigant, manipulateur et revanchard.  Il a décidé de faire tomber Iya  en donnant de l’argent par ci et là » poursuit il. , « Corrupteur hors pair, il pense que tout s’achète, je ne suis pas surpris qu’il manipule les anciennes gloires » conclut-il.

La preuve Samuel Eto’o a eu des démêlés avec Patrick Mboma qui, pour le recadrer avait usé de violence physique,  Rigobert Song à qui il a publiquement arraché le brassard, Mbami Modeste, Thomas Nkono qui a traité d’incompétent, Milla qu’il a affiché d’affamé, Djemba Djemba, Joseph désiré Job, cela ne fait il pas trop pour un individu, Alexandre Song, le journaliste Philippe Boney pour ne citer que ceux là. Cette affaire que l’on qualifie désormais de conflit Minsep-Fifa-Fécafoot (re) centre le débat sur les ambitions pouvoiristes et manipulatrices de Samuel Eto’o. Le capitaine intrigant et intimidant. Le footballeur milliardaire camerounais, comprendra t’il que les anciennes gloires n’ont pas besoin de son esprit diviseur. Le football camerounais a  existé avant lui et continuera d’exister après lui.

Armand Ougock

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Administration territoriale : octobre 29 2012

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L’impasse

 

De manière récurrente, des voix s’élèvent  au sein du commandement pour exiger une nouvelle redéfinition de la préfectorale camerounaise.

Décidément,  la gestion des carrières administratives au Cameroun et plus particulièrement au sein du commandement direct  sera toujours comme une arlésienne. Un véritable serpent de mer dont les explications perdent les curieux sous le vocable de « pouvoir discrétionnaire » du chef suprême.  Héritée des années coloniales, la philosophie qui sous tend la promotion et le fonctionnement de la préfectorale de manière particulière et l’administration en générale  tarde à se moderniser.   L’absence d’un statut laisse le sous préfet, acteur du commandement direct à la merci des humeurs des élites et, parfois, de celles des  membres de leurs familles. Le jeu des nominations, répond  très souvent à un souci d’ordre politique qu’à un réel besoin sur le terrain.

Diagnostic

« Je suis administrateur civil principal de classe exceptionnelle depuis 25 ans. Major de ma promotion à l’Enam et à l’université, je prendrai  probablement ma retraite au poste de sous-préfet. Marafa m’a blacklisté. Mon département n’a pas de préfet depuis 1980. Alors que certains en ont plus de deux. Vous avez dit équilibre régionale ? J’ai  beaucoup  fait le terrain. Les hommes et le pays, on connait un peu ». Ainsi s’exprime sous anonymat un sous-préfet. Visiblement, l’homme en a plein le cœur et n’accepte plus son poste qu’il trouverait étroit. «  Je regrette que la philosophie implémentée par Andze Tsoungui connaisse un coup d’arrêt. J’ai des collègues de ma promotion qui sont des vacuités et qui occupent de très hautes fonctions» poursuit-il sans décolérer. L’histoire de l’administration  territoriale  camerounaise a certes connu des moments palpitants, mais elle tourne autour de trois grands ministres qui ont la particularité d’avoir marqué leur passage à la tête de cet important ministère par leur longévité. A eux seuls ils totalisent près de 30 ans de cette histoire, faite d’immobilisme et de frustrations de tout genre. Le musèlement semble être leur forme de gouvernement. Sous le prétexte de maintenir la paix sociale, l’intégrité territoriale et l’unité nationale, ils inventent toutes sortes de stratégies pour mieux étouffer les carrières des jeunes administrateurs ambitieux. Le statu quo persiste aussi bien dans l’organisation et le fonctionnement des circonscriptions administratives que dans les services centraux de l’administration territoriale.

1-       L’Époque Ayissi Mvondo Victor

Le contexte camerounais joue largement en faveur de la mise sur pied d’une administration fortement répressive.  Malgré l’indépendance acquise de haute lutte, l’unité nationale est fragilisée, les dispositions constitutionnelles qui font du multipartisme une nécessité, restent lettre morte. L’état unitaire qui devient une réalité dès 1972 n’est pas pour rassurer. Les fortes poussées tribalistes et ethniques persistent.  Les missions, sont claires imposé la paix sociale et l’unité nationale par tous les moyens.   Ayissi Mvondo aura donc passé  plus d’une douzaine d’années à l’administration territoriale du 25 janvier 1971 au 18 juin 1983, date à laquelle il quitte  son poste, et se reconnaît plus tard des qualités d’opposant.  Très  rapidement, s’installe la promotion par le réseautage. Les responsables administratifs sont membres du très influent parti au pouvoir.  

Andze Tsoungui Gilbert, mater la rébellion

Il sera ministre de l’administration territoriale du  07 septembre 1990 au 07 septembre 1997. Il est  Accusé d’avoir précipité la mort des « maquisards » comme il aimait les appeler. Sa mission, mater l’Upc et la rébellion c’est ce qui expliquera son passage dans les zones dites de contestation. C’est sous son magistère que le Cameroun enregistre les premiers morts ceux de 1990, le 26 mai 1990, lorsque le Sdf naît à Bamenda. Les policiers « piétinent six morts par balle il est alors délégué du gouvernement». Un homme fort du régime Biya on lui impute  d’avoir précipité la mort d’Um Nyobè, Ernest Ouandié, et bien d’autres maquisards.  De Nanga-Eboko,  au Moungo, à L’Ouest. En passant par lolodorf, et la Boumba et Ngoko et le Wouri  zones sous tensions.  C’est « le cuisinier des consultations électorales ”. Flegmatique et impassible, un marbre, Il est moqueur à l’endroit de l’opposition avec ses allusions à peine voilées.  La promotion sous Andze Tsoungui est marquée la reconnaissance de la nation à ceux qui, dans e commandement luttent contre les coupeurs de route, ne cèdent pas aux pressions des partis de l’opposition.  Il assigne aux responsables administratifs des missions spécifiques

 

3-Marafa  Hamidou Yaya et les réseaux

Il sera nommé ministre de l’administration territoriale  le 22 août 2002. Le 09 décembre 2011, il est demi de ses fonctions.  Sous son magistère, c’est la promotion par l’appartenance aux réseaux. « La république des sectes »,  connaît son évolution avec l’arrivée de Marafa au pouvoir, la promotion par le mérite étant renvoyée aux calendes grecques. Lobbies sectaires, et des regroupements mystico-magiques ont dès lors pignon sur rue conséquence, de nombreux administrateurs se retrouvés contre leur gré souvent, esclaves des sociétés sécrètes.  Les observateurs reprochent au MinatD d’entretenir des relations coupables  avec des hommes. La préfectorale en prend pour son grade.  Les acteurs du commandement direct sont de moins en moins respectés. L’on lui reproche surtout de ne s’intéresser qu’au pouvoir suprême. 

Fierté Nationale: octobre 9 2012

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La chute vertigineuse

 

De moins en moins, les camerounais se distinguent par le port des couleurs de leur équipe nationale.

 

 

Ousmanou B. la cinquantaine largement entamée, est commerçant. Il n’en démord pas. Il est tout furieux, et, surtout, ne sait plus où donner de la tête. La raison en est que son chiffre d’affaire est en baisse. Il s’est bâti une fortune dans la vente des vêtements de sports. Une réputation faite précisément  dans la revente des maillots des lions indomptables du Cameroun.  Ses clients se recrutent sur l’ensemble du triangle camerounais et viennent parfois des pays voisins.  Certains ont même tissé des ramifications  et entretiennent d’autres réseaux de revente.

En réalité,  il y’a encore quelques années, il était fréquent de voir, dans les rues des quatre coins du Cameroun, les compatriotes de Roger Milla et de Samuel Eto’o, arborer fièrement leurs couleurs nationales. Porter  ainsi un attribut des lions indomptables était de mode. Ce  n’était point un privilège.   

Tout y passait. Casquettes, polos, short, chasubles, chaussettes, et autres gadgets. À partir du numéro de maillot  arboré, l’observateur pouvait distinguer l’attachement  que le supporter camerounais vouait à son idole et par incidence, à son équipe et à son pays.

  

L’histoire du football camerounais est celle d’une époque, dotée de plusieurs générations de joueurs talentueux. L’amour des camerounais pour les couleurs vert, rouge et jaune provient des années glorieuses au cours desquelles le sport roi a trôné au sommet du continent noir. Qui ne se souvient de Sydney 2000 où la bande à Mboma ridiculise le Brésil de Ronaldinho et l’Espagne de Xavi Hernandez.

La génération en or ne s’arrêtera pas là. En 2002, elle remporte haut la main pour la quatrième fois de son histoire, la coupe d’Afrique des nations.  Un an plus tard, en 2003, la dream team fait trembler la France sur ses installations, en coupe des confédérations.

 

Inconséquences

 

Les années qui suivent font sombrer le football camerounais dans le cauchemar. Les coéquipiers de samuel Eto’o ne joueront la finale qu’une seule fois en 2008. Loin de susciter une auto évaluation , un bilan et une rémise en cause de la part des principaux acteurs, l’on note comme un mépris chez les principaux  dirigeants, et même les techniciens charger de gérer les affaires sportives au cameroun. Les contreperformances des Lion indomptables ont eu pour principal effet de faire dégringoler le cameroun de la 11e place qu’il occupait au classement fifa en novembre à la 71e place actuelle. Du coup, les compatriotes de Roger milla ne se reconnaissent plus en leur équipe nationale de football.

Certeins observateurs estiment que la convocation par l’atuelle sélectionneur Jean paul Akono d’un certains nombre de cadre quarantenaires, met un frein au processus de rélence du football camerounais engagé quelques semaines avant la coupe du monde 2010.

 

                                                                                      Armand Ougock  

 

 

 

Interview:Gaston Komba, député du Nkam parle août 24 2012

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gaston komba Député du nkam

1-Merci de nous recevoir.  Vous êtes député de la nation, comment en êtes vous arrivé là ? Quel est votre parcours ?

J’y suis arrivé comme toute personne, tout homme politique qui aspire à servir les populations, l’intérêt général,  son pays et  la nation, à contribuer à marquer son temps. Je suis un cadre de l’administration, j’ai  travaillé tour à tour à l’éducation nationale, au conseil économique et social, à la présidence de la République et au crédit foncier où j’ai fini ma carrière comme inspecteur  général avant de me retrouver à l’assemblée nationale dans la cadre d’un mandat électif. Mais, il faut dire que le début de ma carrière politique ne commence pas avec mon élection à l’assemblée nationale, je suis dans la politique depuis ma jeunesse. Ôtant fils d’un homme politique qui a occupé des hautes fonctions dans l’Unc, et qui est aujourd’hui, maire et conseiller municipal dans la commune de Ndogbian depuis sa création, j’ai été touché par le virus.  Dans le Rdpc le parti  majoritaire au pouvoir, j’ai été président de comité  de base Ojrdpc, président de comité de base Rdpc membre de bureau sous-section que ce soit dans le Nkam, ou dans le  Mfoundi où je réside. J’ai été  Chargé de mission communal, départemental, provincial à l’époque. Vice- président de commission départementale,  président de commission communale, vous voyez donc que j’ai véritablement fait le tour.

2-Nous venons de vivre la session ordinaire du mois de juin. Elle était consacrée à l’examen de nouveaux textes notamment celui sur le tribunal spécial. Que peut-on retenir de cette session ordinaire dans l’ensemble ?

Comme vous le dites c’était une session ordinaire qui avait la spécificité que nous avons eu à nouveau, en examen, en seconde lecture, le texte sur le tribunal criminel spécial. Ce que nous pouvons dire par rapport à ce texte qui était un élément majeur de cette session, c’est que, d’abord, il consacre  le dialogue institutionnel entre le gouvernement et le parlement. Par ce qu’il faut le dire, certaines raisons fondamentales qui ramènent ce texte devant le parlement,  ont été évoquées par les députés, lors de son examen en première lecture. La seconde chose dont  il faut se féliciter, c’est que ce texte rétablit le principe de l’équité par ce qu’il excluait une partie des personnes coupables  de détournements de la fortune publique dont les sommes étaient inférieures à cinquante (50) millions. Aujourd’hui, tout auteur de détournement est concerné. C’est la volonté affichée par le chef de l’Etat de rendre tous les camerounais égaux devant la loi. C’est aussi un besoin du président de la république de consolider la paix, le consensus national, la cohésion sociale et de rechercher l’apaisement social. Le bon fonctionnement de la justice pénale est un indicateur essentiel de la démocratie.

3- parlons de vos activités politiques et de vos actions sociales. Quel est votre bilan au terme de ce mandat sont tentés de vous demander les camerounais ?

 

Avant et après  mon élection, j’ai fait le constat en concertation avec les populations, de tous les problèmes du Nkam. C’est un peu la règle, tout député le fait, d’une manière ou d’une autre. En général, le Nkam souffre d’un désenclavement multiforme. Educatif, structurel, économique, infrastructurel. Nos actions prioritaires se sont portées vers le désenclavement du Nkam. Sur le plan éducatif, nous avons mené une très forte  action porté vers l’accroissement du nombre d’établissements scolaire que nous avons multiplié par trois (03)  en cinq ans, dans le primaire comme dans le secondaire, avec en prime la création d’un institut des sciences halieutiques, de l’Université de Douala à Yabassi. Au niveau économique, grâce à notre action, notre département peut désormais échanger avec le reste du pays. Nous avons aussi impulsé l’installation d’express union (Etablissement financier de transfert de fonds NDLR) à Yabassi et à Nkondjock, qui fonctionnent très bien. Pour combattre le désenclavement sanitaire dont souffrait notre région, nous avons fait construire plus d’une douzaine de centres de santé par le gouvernement, en plus de leur équipement.  Sur le plan infrastructurel, le Nkam aujourd’hui, se porte mieux que par le passé.  On peut noter avec satisfaction, la construction du pont sur la Makombé, l’ouverture des pistes de désenclavement, le lancement des études pour le bitumage de deux axes principaux. La route Nkondjock-Bafang longue de 55 kms principale voie économique du Nkam. Nkondjock étant le bassin de production agricole du Nkam. Les  études pour le bitumage de Loum-Sollé- Yabassi- Bonepoupa-Bassa- Ndogkoti, pour Douala qui constitue la troisième voie de contournement d’accès à Douala.  Il faut relever que le Nkam c’est le seul département carrefour au Cameroun qui est limitrophe de 6 autres départements. Vous savez par ailleurs  que le Nkam  est voisin de cinq grandes villes. Edea, Douala, Nkongsamba, Bafang, Bagangté. C’est véritablement une position stratégique qui justifie que la route puisse passer par le département du Nkam. Voilà quelques chantiers.

A titre personnel, nous avons mis en place  de nombreux projets pour les agriculteurs  «  les Mapanes ». Nous avons mis en place  des petites coopératives d’appui au financement des initiatives des jeunes (Menji).  Dans toutes les aires politiques du Nkam, nous avons essayé de faire quelque chose pour les populations. Sur le plan de la lutte contre la pauvreté et l’amélioration du cadre de vie des populations, en droite ligne de notre leitmotiv de campagne « Ensemble pour un  Nkam nouveau ».

4- Evoquer la jeunesse, c’est penser à l’avenir, vous êtes par ailleurs président du « réseau espérance jeunesse » à l’Assemblée nationale. Quels sont les défis qui interpellent la jeunesse Camerounaise ?

Vous-même vous l’avez dit, la jeunesse c’est l’avenir. Le réseau  des parlementaires espérance jeunesse a été crée il y’a deux ans.  Nous l’avons mis sur pied pour booster la participation des jeunes au développement de notre pays. C’est un outil de sensibilisation, d’impulsion, de lobbying.  Son objectif est de promouvoir et de faciliter les politiques publiques en faveur de la jeunesse. Et, surtout, accompagner le gouvernement vers les politiques innovantes, si nous voulons véritablement préserver, la paix, la stabilité et la prospérité. Notre plus grande ambition c’est d’être comme des objecteurs de conscience, dans l’implémentation des politiques en faveur de la jeunesse. Nous n’en sommes qu’au début. L’assemblée nationale, à travers le très honorable président  Cavayé Djibril soutient fortement ce réseau. Nous avons pu réaliser un certain nombre d’actions et espérons bénéficier davantage de ce soutien. Afin que nous continuions à faire bouger les lignes positivement. « Créez, osez, innovez » a dit le président Biya en s’adressant à la jeunesse.

5- Le Cameroun est passé des « grandes ambitions » aux « grandes réalisations », qui tardent à prendre pied. Votre regard ?

C’est déjà une évolution marquante, que nous soyons partis des « grandes ambitions » aux «  grandes réalisations ». Nous assistons depuis quelques temps aux poses de premières pierres.  Cela a commencé par le port en eaux profondes de Kribi, puis de Menve’lé, ensuite Lom Pangar, bientôt Mekim, l’autoroute Douala- Yaoundé, et suivront d’autres grands chantiers. Le président Paul Biya est en train de poser les jalons du développement de notre pays.  La part belle a été faite à l’énergie et au transport c’est normal c’est le socle de développement d’un pays. Ils permettront d’entrevoir un début de solution au problème du chômage dans notre pays, grâce aux multiples emplois générés. Tout ceci ne peut qu’augurer des lendemains meilleurs. Le chef de l’Etat veut que notre pays soit émergent à l’horizon 2035.   Mais il faut pour cela aussi une distribution équitable de la richesse et l’amélioration des conditions de vie des populations dans l’arrière pays.

6- Pour finir un sujet  brûlant d’actualité. En ce moment, la lutte contre la corruption et plus précisément « l’opération épervier » est en cours.   Deux personnalités  importantes du sérail viennent d’être interpellées, Marafa et Inoni. Quelle lecture vous inspire toutes ces arrestations ? Le public attend beaucoup plus le raptriement des fonds dans les caisses de l’Etat.

Tous les pays au monde combattent la corruption. Ce n’est pas un phénomène nouveau et propre au Cameroun. Il n’y a pas de développement sans appropriation de l’éthique dans la gestion du bien public. Le tribunal criminel spécial a vocation de mettre l’accent sur la récupération de l’argent. La lutte contre la corruption doit se faire à tous les niveaux du plus haut cadre de la fonction publique au plus petit fonctionnaire. Tout le monde doit se sentir concerné il ne s’agit pas seulement d’un problème des dirigeants, ni seulement du  secteur public. La corruption touche aussi les professions libérales, et le secteur privé.  Dans la vie de tous les jours. Les camerounais doivent s’approprier les valeurs morales, les valeurs d’éthique afin que nous préservions la chose publique, que nous les respections. Si nous y arrivons, ce sera un grand pas vers l’émergence, vers la stabilité sociale et politique.   Notre pays se bâtira à travers la réappropriation par tous, des valeurs d’éthique et de morale, et surtout, la promotion du culte de l’effort au sein des jeunes générations.

S’agissant précisément du Pm Inoni et du ministre d’Etat Marafa, j’ai eu l’opportunité d’être leur collaborateur, à la présidence de la république. J’ai eu de très bons rapports professionnels avec les deux. A la justice de notre pays de décider en toute indépendance s’ils sont coupables ou innocents.

Armand Ougock

70 14 83 54  // 91 15 42 77

Procès Marafa août 12 2012

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Procès Marafa

Et si Marafa avait raison…

Le jeudi 09 août, l’ex –MinatD a présenté sa défense à la barre. D’une consistance cohérente et désarmante.

L’air serein, documents à la main, costume sombre, c’est à 13 heures 28 minutes exactement que l’ « accusé Marafa », fait son entrée dans la salle d’audience du tribunal de grande instance du Mfoundi. A ses côtés, Yves Michel Fotso et Julienne Mbounda. Tous les trois sont accusés de coaction, et complicité de coaction de détournement de deniers publics dans l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel.


Le choc des arguments

Pendant plus de 8 heures d’horloge, d’une voix lente, mais sûre, de manière à se faire entendre de la collégialité et des personnes présentes dans la salle d’audience, l’ex-secrétaire d’Etat aux finances, a donné des explications aux camerounais, et à l’opinion internationale, sur son rôle véritable par rapport aux faits qui lui sont reprochés. Depuis près de 67 jours, Marafa avait mis fin à une activité épistolaire qui avait ébranlé la république. L’audience de jeudi dernier, très attendue, a été très courue. Elle offrait enfin l’occasion à l’ex- Sg/Pr de présenter sa défense. Il a choisi de le faire sans témoin. Même l’accusation n’a pas réussi à l’ébranler. Près d’une demi-douzaine de pièces à conviction acceptées par le tribunal ont été versées au dossier.


« L’histoire du bbj-2 ne date pas de l’ère Marafa »

C’est le 02 mai 1995 que le directeur des ventes de Boeing Afrique, saisit le colonel Mitlassou, chef d’Etat major particulier du président de la république pour lui faire des propositions de ventes d’avion Boeing, plus rapide, plus confortable et mieux sécurisé que le « vieux pélican ». En réalité, c’est le président Biya, sous le couvert de son chef d’Etat major particulier, qui décide de choisir le BBJ-2.

Marafa, Fotso et la camair

Selon l’ancien ministre d’Etat, une opinion répandue a fait croire que c’est lui, en tant que ex-Sg/Pr qui fait nommer Fotso à la tête de la Camair. Il n’en est rien. C’est le conseil d’administration de la société qui en en avait décidé. Il a reconnu être un ami de très longue date (1993) de Yves Michel Fotso « Le délit d’amitié » n’existe pas poursuit il. « J’ai connu Yves Michel Fotso à travers son papa. Le département de la Mifi venait alors d’éclater en plusieurs. Et Monsieur Fotso Victor avait offert un véhicule au nouveau préfet du Koung-Khi, la douane exigeait qu’il paie les taxes et droits y afférents. Le dossier traînait et l’administration douanière menaçait de saisir le véhicule pour le mettre aux enchères. Mon intervention a ramené de l’ordre et Fotso Victor a tenu, par la suite à me dire merci. Il m’a présenté son fils, de fil en aiguille nous sommes devenus amis depuis …1993 » précise le ministre d’Etat Marafa. Le rôle d’Ymf est donc logique. En tant Directeur général de la camair, il devait prendre part à la réunion que je convoquais, par ce que, La camair assure la maintenance des avions présidentiels. Elle leur accorde un numéro de vol, et une autorisation de survol. De plus, à chaque déplacement du chef de l’Etat, les techniciens de la Camair font partie de l’équipage. Il était donc logique que le « directeur général » de la camair (qu’il faut dissocier de la personne de Fotso) fasse partie de la réunion de concertation convoquée au palais par mes soins. « D’ailleurs, à l’issue de ladite réunion, je n’ai instruit ni donné aucun ordre pour le décaissement d’une quelconque somme à l’endroit de Gia » tranche l’ex-ministre d’Etat. Le contexte se prête à la nomination d’Yves Michel Fotso. En 2000, le mont Cameroun avion camair fait un accident à Roissy. Janvier 2001, air Afrique dépose le bilan et une opportunité s’offre à la camair il faut la saisir. Pour mener à bien cette ambition, il faut un homme d’affaires averti. C’est je crois, ce qui a motivé le choix d’Yves Michel Fotso. Alors, Le conseil d’administration de la camair décide de l’achat d’un Boeing 747 pour 15 à 18 mensualités de paiement. Et, un 767 pour 06 mois de mensualités de paiement.

Marafa, Fotso et Gia

« Je n’avais jamais entendu parler de Gia, je ne connaissais pas l’existence de cette société. C’est le directeur général de la camair, qui nous l’a présenté. Il nous a laissé entendre qu’elle offrait une opportunité de financement innovant, qu’il fallait saisir. Il nous a parlé de la SBLC (Stand by letter of credit). Ce qui ne nécessitait pas forcément un dépôt d’argent. Elle n’exigeait pas de garantie. Une simple lettre et le tour était joué. Comment douter d’une société qui avait un contrat avec Boeing ? Le géant américain ? Et qui venait de signer un contrat avec l’Indian Airways à qui elle offrait une demi-douzaine d’avions ? Une société comme Indian Airways vaut 30 fois la camair » répond l’accusé Marafa face aux questions de son conseil. Lorsque l’accusation revient à la charge sur ce sujet, relevant au passage l’intérêt de l’ancien confident du chef de l’Etat dans cette affaire, l’ex-MinatD précisera : « Gia était une société très sérieuse, aux états unis, elle avait fait l’objet d’un audit qui avait rendu compte de sa dimension internationale. Un jugement de faillite au niveau du quartier, Par le syndic de faillite dans le quartier. Un jugement de de liquidation par le juge de liquidation au niveau de la ville ; Une enquête par le Fbi au niveau américain ; Et une enquête par Interpol au niveau mondial. Tous les comptes de Gia ont été passés au peigne fin. La destination finale de chaque dollar dépensée est connue. On sait qui a eu quoi de Gia international ». conclut-il un peu comme agacé par cet acharnement.

Marafa et les 2 millions de dollars

Marafa précise : « Je n’ai jamais instruit qu’un quelconque virement soit fait. A l’issue de la réunion que j’ai présidée, il était clair que l’offre de Gia était la meilleure surtout qu’elle nous permettait de contourner les bailleurs de fonds internationaux qui avaient mis sous ajustement structurels notre pays et il fallait qu’on ait un avion pour les déplacements présidentiels. Gia, selon la présentation faite, nous laissait un délai de 72 heures. Pour un déposit de 2 millions de dollars. Le déposit nous assurait la priorité sur l’avion. Il était perdu en cas de non versement des 29 millions de dollars nécessaires. Plus tard, le Dg de la camair m’a informé que le virement avait été effectué ». Il fallait donc obtenir un avion pour le cameroun via la camair un peu comme si c’était la camair qui en était propriétaire alors que c’était l’Etat le vrai propriétaire. Et la Snh était indiqué.

Marafa et les 29 millions de dollars

Alors monsieur le ministre d’Etat, les camerounais veulent savoir où sont passés les 29 millions de dollars, nous n’avons ni l’argent ni l’avion reprend le conseil de Marafa qui sera suivi dans cette logique lors de  la cross examination in chief par l’accusation « je vous le dis, je n’ai jamais donné l’ordre pour que l’argent soit viré. C’est le ministre des finances de l’époque, monsieur Meva’a, qui avait donné l’ordre pour que l’argent soit viré à partir de la Snh ». Vous lui avez demandez d’où il a eu ses instructions ? Poursuit l’accusation « il m’a dit qu’elles venaient d’en haut, connaissant ce que veut dire l’expression : venir d’en haut veut dire, je n’ai pas insisté. Lâche désemparé l’ancien conseiller spécial à la présidence de la république. Monsieur le président du tribunal voulez vous savoir l’intégralité des échanges que j’ai eus avec le président de la république sur le sujet ? « Non je ne veux pas savoir ». Monsieur le président du tribunal voulez vous savoir l’intégralité des échanges que j’ai eus avec le président de la république sur le sujet ? « Non je ne veux pas savoir » répond sans rire le juge Schlick.

Le rôle trouble de Akéré Muna et de Meva’a

Ce qui préoccupe les camerounais c’est de savoir où sont passés les 29 millions. « Monsieur le président du tribunal, maître Akéré Muna a reçu mandat de notre pays pour que l’argent soit remboursé. Et notre pays a été indemnisé à hauteur des 24 millions de dollars ». Mon successeur ne m’a jamais consulté. Alors qu’au moment de partir, je lui ai confié 05 dossiers importants et je lui ai dit que parmi ceux-ci, le chef de l’Etat accordait une importance particulière au cas de la camair et au dossier de l’avion présidentiel. Il a reçu l’autorisation du chef de l’Etat pour que l’argent revienne dans les caisses de l’Etat.

« IL y’a eu 2 bbj-2 »

« Le premier bbj-2 était a été réceptionné par le Cameroun qui lui a donné un numéro. Et une autorisation de survol de Seattle à Bâle pour son habillage intérieur. Il était immatriculé sous le numéro. YD407. L’autorité aéronautique camerounaise lui a donné un certificat de vol sous le numéro TGGAAC. Il a été assuré à chanas à hauteur de 500 millions de francs. Le Cameroun a simplement refusé den prendre livraison. J’avais dit que je pouvais décider de l’habillage interne cela relevait des « goûts et des couleurs » et revenait au couple présidentiel. Pour cela, le président avait reçu des techniciens de la société suisse jet aviation l’habillage interne s’élevait à plus de 15 millions de dollars. Il fallait pourvoir l’avion d’anti missile, et d’autres équipements de pointe qui ramenait le tout à 75 millions de dollars pris d’achat définitif. Le Cameroun l’a réceptionné sans en prendre livraison.
Le second était immatriculé YD408. J’étais déjà parti de la présidence de la république depuis le 24 août 2002 et ne suis pas au courant de la suite qui lui était réservé.

« Le président était au courant de tout »

Je rendais compte fidèlement au chef de l’Etat comme cela est de rigueur dans l’administration. Il faut préciser à la cour qu’au lendemain des attentas du 11 septembre 2001, 28% de la flotte américaine était au sol, parqué dans le désert comme l’attestent ces quelques pages du livre du président Bush que j’ajoute au dossier comme pièce à conviction. (Ce sera la pièce à conviction n¨° 3) il en versera ce jour 6 au total. Ce qui a fait connaître à la fabrication du bbj-2 des péripéties. Il fallait revoir les antis missiles etc etc etc…
Notre pays, après mon départ a essayé de traiter directement avec Boeing mais, le géant américain de l’industrie aéronautique a refusé arguant qu’ils étaient sous contrat avec Gia.

La fortune de Marafa

Monsieur le Ministre d’Etat, une ordonnance de la justice suisse parle d’une tentative de virement de l’ordre de 500 millions de dollars dans votre compte lance le procureur l’ex confident du chef de L’Etat l’arrête sur le champ, mais je n’ai jamais eu de compte en suisse. Ça me rappelle cette histoire qui est partie d’Afrique du Sud en plein parlement sud africain où un député ‘(il lâche le nom du député malgré le rappel à l’ordre de son avocat) cette affaire par ailleurs on l’on prétend que je suis à la tête d’une armée de 6000 hommes. J’ai porté plainte et la justice m’a donne raison je porterai plainte pour cette autre affaire aussi pour que mon honneur soit rétabli. Quand je suis attaqué par la presse nationale qui me prête des mœurs qui me sont étrangères, je ne réagis pas par ce que je suppose qu’il y’a des commanditaires mais quand il s’agit de la presse internationale je réagis toujours. Dans la foulée, Marafa brandi son relevé de compte bancaire le numéro et le montant n’ont pas été rendu public mais le fin limier que je suis, a pu retenir le numéro de compte de Marafa à la CBC / 37230038801. Un compte comme les autres, qui s’élève sur plusieurs années et sur lequel il n’y a aucun milliard il n’y a jamais eu mouvement de milliards.

Lom Pangar août 6 2012

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206 francs CFA l’heure !

 

A la place d’un véritable partenariat gagnant-gagnant, les chinois imposent aux camerounais une coopération qui affiche le visage hideux de l’impérialisme.

 

A.Essomba,  est visiblement très furieux. «Nous n’avons pas  de contrats de travail, la grille des salaires de la convention collective des bâtiments  n’est  pas respectée. Nous sommes payés à la main.  Il n’existe aucune  classification professionnelle, les heures supplémentaires ne sont pas payées. Surtout qu’il n’existe aucune indemnité et nous ne sommes pas connus de  la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps)  les malades  ne sont pas pris en charge, et ils nous payent à 206 francs CFA l’heure. Nous travaillons 12 heures par jour» lâche t’il courroucé.  Pour lui, Les conditions de travail des ouvriers camerounais sur le site de Lom Pangar sont inhumaines. Ici, quotidiennement, leurs droits sont violés.  Les travailleurs du site de Lom Pangar avaient défrayé la chronique il y’a quelques semaines lorsqu’ils ont menacé de faire grève avant la pose de la première pierre. Les responsables approchés n’ont pas souhaité parlé à la presse. Le chef de chantier s’est même montré menaçant lorsque nous lui avons dit que les soupçons d’exploitation illégale de l’or pesaient contre l’entreprise chinoise en charge du barrage. «  C’est curieux, depuis notre arrivée ici, nous n’avons pas vu une seule pépite d’or », lance le traducteur. Les propos du responsable de la Cwe, traduisent à suffisance la discrétion, le secret  qui entoure  les activités des entreprises chinoises au Cameroun, quand bien même, elles évoluent en margent de la réglementation. Le taux de chômage élevé et la concurrence de la main d’œuvre étrangère bon marché d’origine asiatique n’est pas pour jouer en la faveur des camerounais. Sur le site de Lom Pangar, les employés qui revendiquent sont très souvent remerciés nous confie A. Essomba.

Coopération

Le premier des camerounais lors de la pose de la première pierre a salué « le partenariat entre le Cameroun et la chine ». Doit-on de coopération ou de partenariat gagnant-gagnant  dans les relations entre nos deux pays ?  La coopération chinoise est savamment huilée. Elle nous est bien imposée. Fort de sa surface financière, de son potentiel technologique et son milliard d’habitants, l’empire du milieu surfe sur une coopération hideuse, dont à laquelle les autorités ne s’opposent pas. La chine glisse sur le terrain des pratiques esclavagistes. Lorsque l’on sait que les manœuvres du site de Lom Pangar sont payés à 206 francs l’heure, achètent leurs bottes, se soignent à leur frais, et offrent leur énergie pour plus de 12 heures de travail par jour. Difficile d’imaginer que ce pays puisse se comporter autrement. Il est mis régulièrement sur le banc des accusés par la communauté internationale au sujet des multiples violations des droits de l’homme. C’est donc à une coopération colorée à laquelle nous assistons. Notre gouvernement qui a pour priorité de lancer les chantiers qui vont améliorer les conditions de vie des camerounais semble impuissant d’imposer le respect de la convention collective.

 Nos compatriotes employés dans les sociétés chinoises sont à la merci des employeurs  asiatiques qui n’hésitent pas à faire brandir la menace du licenciement à la moindre revendication. Les entrepreneurs chinois profitent des juteux marchés que leur offre notre pays mais comment comprendre qu’en plus,  ils ne se content pas simplement d’investir mais viennent aussi avec leur main d’œuvre disponible pour remplacer le cas échéant, les employés locaux récalcitrants ?  Viennent-ils nous aider à sortir de la misère ou à mieux la partager  au mépris de toute réglementation ? En réponse, un expert, nous a expliqué  cette situation par le fait que les offres chinoises sont généralement les « moins exigeantes» financièrement,  en termes de conditionnalités  sur les droits de l’homme, même si elles ne remplissent pas toujours la totalité des critères exigés. «Grâce à cette offre, a il souligné, nous pouvons rattraper un certain retard. Mais il ne s’agit pas d’un problème particulier qu’il faut résoudre, même s’il faut reconnaître que cette présence pose un problème d’ordre éthique. Les entreprises chinoises devraient respecter la réglementation du travail,» a-t-il fini par lâcher.

Armand O. 

91 15 42 77 // 70 14 83 54 

 


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