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Enseignements secondaires : La touche Bapès Bapès juillet 19 2013

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En un peu plus de dix ans,  de présence gouvernementale,  le bilan de Louis Bapès Bapès   à la tête du Ministère des enseignements secondaires, est largement positif. Le taux de réussite aux examens est sans cesse croissant, les délais impartis pour la publication des résultats sont de plus en plus courts, l’ambiance est bonne entre l’administration et tous les syndicats.  Les membres du corps enseignants rencontrés, sont satisfaits de la façon dont leurs doléances sont prises en compte et les solutions pérennes sont trouvées à leurs problèmes. L’on peut  également citer, à l’actif de l’ancien élève du collège Vogt et du collège évangélique de Libamba , la fabrication des diplômes originaux, la disparition de la fraude à grande échelle lors des examens officiels, la fin des grèves à répétition des enseignants dans le secondaire, la réforme de l’orientation scolaire, la renaissance et la reprise en main de l’inspection générale de pédagogie, la lutte contre l’indiscipline des enseignants et des élèves, l’amélioration du système d’évaluation, lutte contre le monnayage des places. La liste, est loin d’être exhaustive.

 

L’homme a un style. Le mangement  par l’écoute. A cela, il allie professionnalisme et expérience accomplies. Le secteur éducatif camerounais, est très sensible. C’est  pourquoi après avoir installé à la tête du ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de  2002- à 2004, Paul Biya, qui est avare en compliments, sait que « Louis Bapès Bapès, est plutôt un homme tranquille et travailleur, qui ne s’attèle qu’aux tâches qui  lui  sont confiées », s’il  le maintient au ministère des enseignements secondaires c’est bien par ce que  le natif de Ndom lui donne satisfaction. Les résultats parlent d’eux-mêmes. Placée sous le signe « d’une pédagogie de l’excellence au service de la professionnalisation, pour un Cameroun Emergent », l’année scolaire 2012-2013 affiche un taux de réussite de 53,50% au Baccalauréat, soit une augmentation de l’ordre de 3%.

 

Professionnel engagé

 

Une de ses plus grandes actions à la tête du ministère des enseignements secondaires sera  la mise non sans difficultés, sous éteignoir, des filières des baccalauréats Tchadien et Centrafricain, qui attirait au bas mot chaque année, quelques milliers de jeunes camerounais. Car au Cameroun, pour présenter le Baccalauréat, il faut être titulaire d’un probatoire. Ce sera également sous l’impulsion de Bapès Bapès que jeunes diplômés renouaient avec la fabrication des diplômes originaux ; plus de dix ans après que les diplômés du secondaire aient été privés de parchemins en bonne et due forme.

Ingénieur de génie civil aux tempes grisonnantes, diplômé d’une école américaine, il y a plus de quarante ans, Louis Bapès Bapès est crédité d’un travail remarquable. C’est en 1969 qu’il est integré à la fonction publique où il a déjà passé 44 ans.  Ce sera surtout la Mission d’aménagement et de Gestion des zones industrielles (Magzi) où il a passé vingt-cinq que son séjour sera le plus discret et paisible. Les personnels rencontrés au ministère des enseignements secondaires sont unanimes. Il est l’homme qu’il faut à cette place. Il ne s trouve aucun collaborateur qui n’ait eu accès au ministre pour des besoins de service. Depuis son arrivée à la tête du minesec,  les conditions de travail de ses collaborateurs se trouvent améliorées.  Prime de recherche, prime de souillure, la prime de technicité de même que les frais de correction et de surveillance au titre des examens officiels sont en légère hausse. 

 

revalorisation de l’enseignement technique, l’application du statut particulier de l’enseignant, le renforcement du bilinguisme, ou encore de la meilleure organisation des jeux scolaires, font partie de ses priorités.   Louis Bapès Bapès, n’aura pas manqué d’attirer  la sympathie des camerounais lorsque par communiqué radio n° 34/11 du 1er juillet 2011 il  interdira les recrutements et les inscriptions dans l’ensemble des établissements publics d’enseignement secondaire pour le compte de l’année scolaire 2011/2012. A l’origine de cette mesure qui mettait en péril les « petits » calculs financiers des proviseurs des lycées et autres directeurs de collèges d’enseignement secondaire, l’attention de Louis Bapès Bapès ,qui venait d’être «défavorablement attirée sur le démarrage effectif des inscriptions et recrutements dans certains établissements publics d’enseignement secondaire». Et Bapès Bapès condamnera «avec fermeté cette dérive exercée» par certains chefs d’établissement, au mépris des termes de la circulaire n° 17/09/Minesec/Igs du 20 avril 2009 prescrivant notamment les modalités de recrutements et d’inscriptions aux responsables des établissements publics. Dans le même communiqué, le Minesec «invitera les délégués régionaux et départementaux des Enseignements secondaires à veiller à ce que les inscriptions, les recrutements et le paiement des frais d’Association des parents d’élèves et des enseignants (Apee) ne débutent qu’après la nomination et l’installation de nouveaux responsables à la tête des établissements publics d’enseignement secondaire de son département ministériel, pour le compte de l’année scolaire 2011/2012». La décision du Minesec visait à combattre la délinquance sénile pratiquée par certains proviseurs et autres chefs d’établissement qui, remplissaient les salles de classes avant leur mutations et laissaient des situations explosives à leurs successeurs.

 

Un homme sobre

 

 Politicien discret, courtois et efficace, le membre du comité central du Rdpc, personnalité ressource de la Sanaga Maritime, est resté proche des siens.  C’est en effet un des très rares ministres du régime Biya qui vit avec ses frères, dans les quartiers populaires, en dépit  des propositions d’habiter le quartier administratif et résidentiel du Lac.  Il aura choisi de vivre à Etoa-Meki, un quartier chaud de Yaoundé. Là bas, on lui sert du « Tonton ».

Le septuagénaire est né le 17 avril 1943 à Klengond par Ndom dans la Sanaga-Maritime. On lui reconnaît également dynamisme  certain au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) où on l’a notamment retrouvé à la tête de la mission d’assainissement du fichier du parti à la veille du double scrutin du 22 juillet 2007, et comme président de la commission départementale de campagne du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Il  a toujours modestement  contribué dans la Sanaga Maritime aux différentes victoires du Rdpc comme le prouvent les récentes sénatoriales. Il entend mouiller pour les futures élections législatives et municipales. Membre titulaire du Comité central du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais), habitué notamment aux joutes politiques dans sa Sanaga-Maritime natale fortement politisée. Son engagement politique a réussi à mettre sous éteignoir l’Union des Populations du Cameroun, dans une zone qui lui a toujours été fortement acquise.  Diplomate et fin négociateur, il a appelé ses frères et sœurs de la Sanaga –Maritime a trouvé un terrain consensuel pour les listes Rdpc du 30 septembre prochain.  L’ancien dirigeant de Tonnerre Kalara Club de Yaoundé  (TKC) de la décennie 80-90, est un chrétien pratiquant qui cultive discrétion et tendresse. Notamment, auprès de son épouse, la tendre  maman Geneviève Bapès Bapès, de ses enfants, et surtout de ses petits-fils avec qui, il « gambade » souvent dans son domicile du quartier.

Armand Ougock

Camtel, Présentation de l’annuaire officiel des abonnés téléphoniques 2012 juillet 19 2013

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La Cameroon Telecommunications a présenté aux médias l’annuaire officiel des abonnés téléphoniques 2012.

 

C’est au cours d’une  brève cérémonie animée par la chorale « les échos de Camtel », que  la première édition de la présentation de l’annuaire officiel des abonnés téléphoniques 2012, a eu lieu. Le document présenté à la presse, est une production  pluriannuelle, qui  aura connu une amélioration progressive,  aussi bien  dans son contenu que du point de vue de l’esthétique. 

Application  logique de la recommandation faite lors du conseil des ministres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (Cemac),  la directive n°08/UEAC/133/CM/18 impose  en effet dans son article 07, aux Etats membres,  de mettre à la disposition des utilisateurs, un annuaire complet, en version imprimée,  sous forme électronique  ou alors,  les deux à la fois.

Pour Richard Maga, directeur général adjoint de la Cameroon Telecommunications (Camtel),  représentant le David koto Emane directeur général empêché, « parlant de qualité, j’invoque à la fois le fond, qui fait de l’annuaire téléphonique 2012, une base de données fiable et exacte, mais également, la forme. Ce document précisera t’il, a connu en effet, un relookage esthétique avec du papier supérieur, des couleurs chatoyantes qui déclinent  un ensemble d’images caricaturales de l’activité socio culturelle, économique et touristique du Cameroun ».


Dans son propos liminaire, Benjamin Gérard ASSOUZO’O, Communication Manager à Camtel, expliquera que cet annuaire comprend plusieurs valeurs. D’abord, l’outil s’inspire du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (Dsce), véritable boussole pour  l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. Ensuite, à l’intérieur, l’on y retrouve un ensemble d’informations, à l’endroit de tout visiteur du Cameroun avec des adresses et des numéros de téléphones exacts et précis. Il y a aussi des pages jaunes et blanches. Les premières, réservées aux opérateurs économiques, et les secondes quant à elles, comportant des informations téléphoniques. Enfin, il existe une page pour les éventuelles réclamations.

Assurément, à travers cet annuaire, l’opérateur historique des télécommunications au Cameroun, vient de mettre sur pied,  un outil majeur  pour le développement de notre pays. Il lui donne en effet plus de visibilité pour son rayonnement mondial. Car il sera consultable partout dans le monde grâce au réseau internet.

A.O

 

 

Positionnement : Charles Atéba Eyene écrit à Obiang Nguema. juin 17 2013

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 Décidément, le genre humain ne cessera de nous surprendre. Après avoir perdu une place tant convoitée  au sénat, Charles Atéba  Eyene n’en démords pas. Il vient de pondre une lettre au président de la Guinée Equatoriale. Dans un style qui frise l’ubuesque et ressemble fort bien à un appel de pied. Un peu comme ci notre compatriote voulait envoyer son cv au chef d’Etat de la république voisine du Cameroun. De sa posture de griot louangeur et servile, Charles Atéba Eyéné peint le chef d’Etat Eguato Guinéen sous un jour que les défenseurs des droits de l’homme ne lui reconnaissent pas. Décryptage.

1-L’appel de pied

 « Monsieur le Président, C’est à la fois avec émotion, fierté et surtout conviction que je me permets d’adresser à votre Excellence cette lettre en guise d’encouragements et de soutien à vos multiples messages et actions visant l’éveil, le réveil et l’unité de l’Afrique et des Africains. Il ne faudrait pas penser un seul instant que vous prêchez dans le désert. De plus en plus, l’Afrique, notre cher continent, a besoin des dirigeants dignes, charismatiques, intelligents et porteurs d’une vision endogène du développement et non des marionnettes ou des esclaves à la solde et aux services des maîtres occidentaux par ailleurs grands prédateurs des richesses africaines.  Il faudrait dire que, Monsieur le Président, quand on a votre âge et votre stature, on est un patriarche, un sage, un guide pour les nouvelles générations. Vos prises de parole et vos actes sont donc scrutés par vos cadets que nous sommes. Beaucoup de « grands » en Afrique n’ont pas toujours conscience de cette grande responsabilité historique. Dommage ! En tant que jeunes intellectuels africains, nous sommes témoins du harcèlement dont vous êtes victime de la part des Occidentaux qui ont décrété être les seuls maîtres du monde. Or, il ne s’agit là que d’une simple prétention, une imposture. Quelles leçons la France, l’Espagne ou la Grèce écrasées par la crise, peuvent-elles aujourd’hui donner à la Guinée Equatoriale qui a l’un des taux de croissance les plus forts du monde ? …
L’Afrique a besoin de leaders. Aujourd’hui, vous avez de l’argent et des idées. Cela vous propulse forcément à cette place. Vous avez du courage et de l’audace, accomplissez donc tout simplement votre mission. Si un jour vous êtes fauché comme les autres, l’histoire retiendra. Et, votre sang, stimulera davantage les plus jeunes. Pour rien au monde, l’esclavage des Africains ne doit perdurer, encore moins l’exploitation de l’Afrique ou sa banalisation. Insoutenable ce qui se passe
.  Écrit-il.

Une sortie qui une fois de plus semble jouer contre son auteur qui se fait de nombreuses ennemis au sein du Rdpc le parti au pouvoir pour le quel il milite. Comment comprendre que Charles Atéba Eyene ait perdu le contrôle à ce point ?  Il traite Obiang Nguema de « panafricaniste » dans une zone où l’intégration régionale est gelée.

 

2-La quête de la pitance quotidienne

 

Un universitaire rencontré à Yaoundé I a parlé de « clochardisation  équatoriale et de démence précoce »car poursuit notre interlocuteur « Si nous tenons là un intellectuel, un “vrai” intellectuel, il y a de quoi se demander de quelle mutation a t-il été la victime pour avoir ainsi ses deux hémisphères cérébraux logés sous sa plante des pieds. Comment ne pas être frappé par un cerveau qui est à ce point claudique ? ».

De nombreux proches membres du Rdpc lâchés par popaul Biya ont été récupérés par ses homologues Idriss Deby du Tchad a fait d’augustin kontchou Kouemegni son conseiller spécial. Obiang Nguema bénéficie des conseils de Gervais Mendo Z é en communication. Sentant la mangeoire lui échapper alors que le régime de Biya ne fait pas de la place aux jeunes Charles Atéba Eyene a choisi d’envoyer son cv au président équato-guinéen.

Souhaitons à Atéba Eyene que l’homologue de Paul Biya sera bien flatté car  une pensée populaire, répandue au moyen âge  et encore d’actualité disait ”tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute”. Jean De La Fontaine.

 

Armand Ougock

 

Cameroun,Péril sur le consommateur Mtn et Orange en flagrant délit mai 28 2013

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Les deux opérateurs de la téléphonie mobile au Cameroun sont accusés de publicité mensongère.

Dans un communiqué rendu public le 31 décembre 2012, Delor Magellan Kamgaing kamseu, président de la ligue des consommateurs du Cameroun (Lcc), accuse les deux mastodontes   d’arnaque et de publicité mensongère « La  LCC, a vérifié ces réclamations et a constaté que, s’il est vrai que la seconde coûte vraiment 1F, pour les appels dans le réseau Mtn, les communications vers les autres réseaux, valent 2 F la seconde au lieu de 1F, comme le clame la grosse pub ». Le président de la ligue annonce aussi une liste de mesures de riposte face à cette «l’arnaque ». Il envisage de saisir le Minpostel (ministère des postes et télécommunications) et l’art (l’agence de régulations des télécommunications.

Xaviera télé conseillère à Mtn n’en revient pas « Depuis quelques temps, les préoccupations des clients tournent autour des explications sur les tarifs, sur le tarif exact de seconde de Mtn vers orange », sachant qu’elle est doublement écoutée, par son supérieur hiérarchique qui note sa prestation et par le client, elle ne peut en dire plus. Se contentant d’un « je ne suis pas au courant.  Ils font des publicité sans nous informer ici au service clientèle ». Lâche-t-elle.

Les plaintes sont les même pour les abonnés orange. L’on se rappelle qu’en novembre 2010, Le journal Monde Professionnel avait saisi le Ministre de la Communication-tutelle du Conseil national de la publicité,  les associations de consommateurs, le Directeur général de (l’Art) l’Agence de régulation des télécommunications, pour dénoncer  une publicité mensongère pratiquée par Orange-Cameroun sur sa clé Internet mobile.

Dispositions légales

La loi 2006/018 du 29 décembre 2006 régissant la publicité au Cameroun et qui abroge les dispositions de La loi n 88/016 du 16 décembre 1988, qui était adopté dans un contexte de monolithisme, précise pourtant dans son article 23(1), que, « le contenu des messages publicitaires doit être conforme aux exigences de décence, de moralité et de véracité ».

 Et l’article 56  du même texte précise que « Est puni des peines prévues à l’article 240 du code pénal, celui qui fait diffuser sous sa responsabilité un message publicitaire comportant des allégations fausses ou de nature à induire les consommateurs en erreur ».

Le souci de mieux réguler ce secteur au Cameroun est plus qu’urgent.  Malgré les avancées juridiques, le domaine de la publicité semble se soustraire au contrôle de l’Etat. Il faut adapter le contenu  relatif à la gestion de la publicité aux évolutions que connaît un pays qui n’est pas insensible à la mondialisation et aux mutations en cours. Pour Wangue Ndjeng  Hugues  M., expert, camerounais en en télécommunications, « Les causes principales de cette situation sont  le faible taux de pénétration des télécommunications, voire, l’inexistence de nombreuses sociétés capables de créer  une concurrence saine et équilibrée. Cette situation va perdurer aussi longtemps que l’offre en téléphonie sera très basse, par rapport à d’autres pays d’Afrique, et du monde. Le taux de pénétration  dans notre pays est de  moins 10,5% alors qu’il est de l’ordre de 15,8% pour l’ensemble des pays en développement selon l’Iut. »

  Le marché Camerounais est resté pendant longtemps un duopole dominé par Mtn et Orange qui se partageaient tous les abonnés. Souhaitons qu’avec l’entrée en jeu du nouvel  opérateur Viettel qui va effectivement lancer ses activités en 2014, avec une couverture  prévue de 85%, du territoire national, et dont les investissements avoisineront 200 milliards FCFA, la réduction des coûts de  communications sera une réalité et non plus simplement de la publicité mensongère.

Armand Ougock

Résolutions des Etats généraux de la communication L’urgence de l’action mai 28 2013

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Les  Etats généraux de la communication, tenus au palais des congrès de Yaoundé, du 05 eu 07 décembre 2012, nous permettent de rêver.

 

Dès l’annonce de cet important évènement, le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary, plantait le décor, devant les professionnels de la communication, il justifiait ainsi la nécessité d’une concertation « Ce sujet est au cœur de l’avenir d’un métier auquel, d’une manière ou d’une autre, nous consacrons au quotidien toutes nos intelligences et toutes nos énergies, et dont dépend pour une part déterminante la vie de nos institutions et le destin de notre pays tout entier». Lançait-il à l’endroit des hommes de médias et de la communauté nationale et internationale. 

De l’avis de nombreux observateurs, le paysage médiatique camerounais présente une image hideuse  de « désarticulation à la fois organique et fonctionnelle ». C’était donc avec « grand intérêt » et « urgence  de premier plan» que les communicateurs dans l’ensemble souhaitaient se retrouver pour « faire le point sur l’état de notre secteur, poser un bilan sans complaisance de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, esquisser de façon collective et participative les voies d’un nouveau départ, et consolider de la sorte nos acquis en terme de liberté, de responsabilité et de contribution aux objectifs d’émergence de notre pays » , afin de mettre fin à l’inacceptable.

 Les causes de cette situation se retrouvent selon le Ministre de la communication dans «  les effets conjugués d’un régime déclaratif délibérément ouvert en ce qui concerne la publication des organes de presse, et de cette levée du verrou censorial sur leurs contenus, que l’on a eu droit tel qu’on l’observe aujourd’hui dans notre pays, d’une part, à un pluralisme quantitatif peut-être inédit à travers le monde, de même qu’à une liberté de ton que l’on pourrait sans risque de se tromper, qualifier d’absolument illimitée et de tout à fait exceptionnelle ». L’évolution de la presse camerounaise serait alors de l’aveu même de Tchiroma, le fait de l’attrait massif d’une catégorie d’acteurs peu avertis aux  pré requis de la profession.  N’est ce pas là l’arbre qui cache la forêt, quand l’on sait que le taux de chômage très élevé au Cameroun, pousse le premier « diplômé » par ailleurs à la limite de la précarité vers les portes du journalisme ? La politisation des lignes éditoriales ne facilite pas la tâche des acteurs. Dans ce contexte, le Conseil national de la communication s’est vite heurte à des résistances farouches. Pour certains c’est un organe acquis à la cause des gouvernementale.  

Polémiques

Afin de permettre à la plus grande partie des médias nationaux de « se hisser  à un niveau de performance économique minimale, pour répondre avec efficience aux exigences patronales d’aménagement de conditions de travail idoines et de rémunération significative des ressources », les participants aux Etats généraux de la communication ont  redéfini  le statut du journaliste. Placé sous le thème de « la Communication, Instrument de consolidation de la paix, de l’unité et de la solidarité nationales, pour un Cameroun prospère et émergent à l’horizon 2035 », les états généraux de la communication ont donné suite à plusieurs résolutions. La plus importante. Celle qui divise le plus, planche sur le statut du journaliste. Pour exercer la profession de journaliste au Cameroun, il faudra « être diplômé d’une école de journalisme  à défaut d’être titulaire d’une licence ou d’un diplôme équivalent au bac+3 ».  

En attendant que les institutions républicaines compétentes planchent sur les résolutions des états généraux, les résolutions divisent déjà. Félix Cyriaque Ebole Bola journaliste et président du syndicat national des journalistes avait indiqué que « Le Cameroun ne peut pas être émergent s’il n’a pas une presse forte, indépendante et performante et si les instruments de développement ne sont pas mis en place et si les autorités ne sont pas sincères ». Le président du regroupement des journalistes, s’interroge sur le rôle des codes de déontologie et d’éthique journalistique dans une sphère où les journalistes sont l’objet des manipulations politiques diverses.

Il est permis de se poser toutes les questions quand l’on sait que les résolutions des états généraux de 1994 sont restées lettre morte. Les états généraux de 2012 qui sont intervenus près de 20 ans après peuvent ils nous permettre de rêver ? Quelles sont les actions que mènera pour contraindre les patrons des médias à payer les salaires et les cotisations de la Cnps ?

Armand Ougock

 

 

 

Interview Sam Mbendé (Pca Cmc) mai 28 2013

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Monsieur le président dans la cadre de l’affaire Cmc /Mincult, la chambre administrative de la Cous suprême du Cameroun a rendu une décision de justice qui est mal interprétée et qui crée une espèce d’imbroglio au sein de l’opinion qu’en est-il exactement ?

Depuis 2008, la Cmc (Cameroon music corporation) a fait l’objet de nombreuses voies de fait qui sont à mon avis intolérables, dans un pays qui se veut libéral et démocratique. C’est ainsi que nous avons saisi la chambre administrative de la Cour suprême par ce que c’est elle qui est compétente lorsque l’administration est concernée dans un litige, avec près de 11 à 13 recours.  Neuf (09) d’entre eux sont favorables à la Cmc. A ce jour, et au moment où je vous parle, deux (02) qui sont encore pendants  vont tendre en réalité et à titre symbolique à l’annulation du retrait d’agrément de la Cmc, et à l’annulation de la création du comité ad hoc mis en place par l’Etat  du Cameroun, au sein d’une société privé.  Et donc, la Cmc a avec elle à ce jour ce qu’on appelle l’ordonnance de sursis à exécution qui est passée en force de chose jugée. Depuis cinq (05), nous attendons que la ministre rétablisse la Cmc dans ses droits en attendant éventuellement d’ici vingt (20) ans que nous arrivions à la cassation. Alors je m’étonne qu’après avoir foulé au pied les décisions qui sont favorables à la Cmc, après avoir marché sur le pouvoir judiciaire de notre pays, que le même ministère soit en train de reconnaître la cour suprême par ce qu’elle aurait pris une décision judicaire partielle à son avantage. On dirait une équipe qui menée neuf (09) buts contre zéro (0) et lorsqu’elle marque un (01) but elle crie victoire. Aux camerounais, je dis que c’est un canular, nous attendons que madame la ministre applique les décisions qui nous sont favorables. Le rendu de la cour suprême est un simple rejet qui nous permettra de mieux nous pourvoir en appel.

De manière simple est ce que le retrait de l’agrément avait été fait de illégalement ?

C’est de cela qu’il s’agit. L’illégalité de l’acte ministériel. Le juge des urgences dans sa procédure administrative qui est le juge des référés, prend des mesures conservatoires. C’est comme un jugement Avant Dire Droit (ADD). Le juge dit attention, vous ne pouvez pas exécuter cette décision  qui risque de créer autre chose, par ce qu’il y’a un problème. Cela veut dire que le juge a d’abord lu l’article 22  qui stipule que pour retirer un agrément à une société de gestion collective, il faut d’abord qu’il y’ait eu au préalable récidive, une suspension n’excédant pas 30 jours et une mise en demeure.
Dans le cas d’espèce, nous n’avons jamais eu de suspension, nous n’avons jamais reçu de mise en demeure. Et voici les motivations selon la décision (il nous présente la décision ministérielle [NDLR]) il n’y a eu aucune récidive ni sur  la décision du conseil d’administration par ce qu’il n’y a jamais eu de conseil d’administration de la Cmc avant le 12 avril 2008, ni sur les salaires impayés du personnel, et les impayés des créanciers, encore moins sur le passif financier estimé très lourd de l’ordre de 567 millions de francs Cfa. Alors la tentative de retrait d’agrément n’a pas respecté la loi, ni son décret d’application.

Reconnaissez-vous la Socam ?

En droit, la Socam est une fiction elle n’existe pas. C’est une société fictive. L’article 15 alinéa (2) de la loi dit qu’il ne peut être créée qu’une seule société par catégorie de droit d’auteur. C’est le sens du message du chef de l’Etat en novembre dernier. Le président  Paul Biya est un spécialiste du droit public il connaît bien le droit administratif il sait qu’on ne peut créer une société de droit d’auteur pour la superposer à la Cmc tant que cette dernière existe. C’est la loi qui le dit. Donc, pour lui, il n’ya pas débat. Il a demandé à la ministre de respecter la loi. Sur le sujet, il avait reconnu que le ministre Ferdinand Oyono avait fait un travail révolutionnaire Le ministère de la culture a convoqué une assemblée générale extraordinaire en lieu et place des organes de la Cmc qui étaient habilités à le faire, en racontant que la Cmc était  la dite assemblée générale à donner lieu à la naissance de la Socam. C’était une violation flagrante de la loi.  Voilà pourquoi, pour moi, et pour les juristes, et même les camerounais de bon sens, la Socam  n’existe pas. Ce qui est fait aujourd’hui nous pousse à nous demander si l’actuelle ministre le fait st fait pour salir la mémoire de son prédécesseur ou c’est simplement pour enterrer sa mémoire ou alors combattre Sam Mbendé.

Savez vous que Romeo Dika est membre  du présidium de la Fim ?

La Fim c’est la fédération Internationale des musiciens. Crée  1948, elle regroupe disons dans les 90 pays à travers le monde. Depuis 15 ans déjà, il dit qu’il est membre de cette organisation. C’est vrai que là bas, il n’ya ni hasard, ni tribalisme, ni clan. Les grandes puissances ont des critères basés sur l’objectivité. C’est un autre débat de parler de sa légitimité.
Vous êtes membre de la Cisac. Parlez nous un peu de la cisac.
La cisac c’est la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (Cisac). Le Cameroun y est représenté par la Cameroon Music corporation (Cmc). Nous y siégeons comme membre titulaire. C’est en juin 2012 que l’Assemblée générale annuelle de la Cisac, tenue à Dublin, en Irlande, a confirmé la décision du conseil d’administration de faire passer la Cmc du statut de « membre provisoire » à celui de  membre titulaire  conformément non seulement aux dispositions précises des statuts de la Cmc, mais aussi par ce que notre société de gestion collective du droit d’auteurs remplissait toutes les conditions visées par l’article 8 des statuts de la Cisac.

Pour finir nous allons demander votre avis sur quelques personnes

Odile Ngaska ?

Je ne parle pas d’elle c’est une grande sœur que je respecte et je dois être galant. N’oubliez pas en plus que nous sommes africains. Les aînés cela se respectent. S’il m’était demandé de parler d’un homme peut être que…

Roméo Dika ?

C’est un musicien talentueux mais qui ne connaît pas beaucoup sur les droits d’auteurs et les droits voisins. Il a une expérience musicale à mettre au profit de nos jeunes compatriotes.

Ama Tutu Muna ?

Entre nous, elle est ministre, elle appartient à un gouvernement qui a un chef et qui est nommé par le président de la république. Vous croyez qu’il me revient de juger un membre du gouvernement ? C’est Madame la ministre.

Merci SAM Mbendé

Entretien mené par

Armand Ougock Yannick Ebossé, Nestor Nga Etoga

Cameroun, Secteur minier L’envol mai 28 2013

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La société c and k mining a reçu le premier certificat pour l’exportation des diamants bruts exploités à Mobilong.

Placée sous le patronage du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, Emmanuel Bondé, la cérémonie de lancement officiel  des premières exportations de diamants bruts  a eu lieu à l’hôtel Hilton de Yaoundé le 16 janvier 2013 en présence des représentants de la société C and K mining, de quelques experts, et du secrétaire national Permanent du Processus de Kimberley.  L’admission du Cameroun au « club select » du Processus de Kimberley qui regroupe 99.8% de la production annuelle de diamants bruts soit 78 pays exportateurs,  est effective depuis le 14 août 2012. Le Processus de Kimberley  est un observatoire international crée en janvier 2003 en Afrique du Sud, dans le but d’exfiltrer du circuit officiel de vente, les diamants dits « du Sang ».  Les règles du processus, notamment, la traçabilité, la certification quasi inimitable, vont être appliquées progressivement à l’or et aux autres matières précieuses.

L’adhésion au processus permettra d’améliorer la production nationale de diamants bruts exploités à l’Est du Cameroun à Mobilong. Les études menées font espérer un accroissement de l’investissement dans le secteur minier Camerounais. Les prévisions font état d’une réserve d’exploitation annuelle de l’ordre de 5 millions de carats. Dont 12,5% des recettes iront au trésor public. Ce qui contraste avec l’exploitation artisanale annuelle actuelle qui  est estimée à 5 mille carats. De nombreux observateurs voient à travers ce vaste chantier, un vivier pour la création d’emplois. Et l’amélioration des conditions de vie des Camerounais. C’est dire que véritablement, le secteur minier camerounais connaît un nouvel envol.

Armand Ougock   

 

 

Elections sénatoriales : Le Mincom juge les conseillers municipaux légitimes et légaux pour élire les sénateurs mai 28 2013

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Le ministre camerounais de la communication Issa Tchiroma a indiqué lors de sa dernière sortie que les conseillers municipaux élus en 2007 sont “légitimes” et ont “pleine compétence” pour élire les sénateurs lors du scrutin du 14 avril prochain au Cameroun, face à la presse à Yaoundé.

Le ministre camerounais Issa Tchiroma qui répondait aux contestataires de la légitimité de ces élus, s’est appuyé sur deux remarques pour se justifier.

M. Tchiroma a fait savoir premièrement que toutes les élections qui se sont tenues de 1992 jusqu’en 2011, ont fait l’objet de contestation aussi bien du RDPC que de l’opposition, donc “l’élection de 2007 des conseillers municipaux ne saurait faire l’exception et personne ne saurait extirper de cette exception puisqu’elle n’existe pas”

Pour M. Tchiroma, le système électoral camerounais “pratiquement est consubstantiel aux contestations”

“En 2007, on a organisé les élections municipales, de ces élections tout le monde a pris part y compris aujourd’hui ceux qui sur la place publique contestent la légitimité de cette élection (…) Jusqu’à l’heure où je vous parle,  ces conseillers qui ont été élus en 2007 et quelque soit le qualificatif que les responsables des partis font,  ils n’ont jamais été remis en cause et la gestion de leur parti n’ont jamais été remise en cause, donc ceux là de manière induite reconnaissent et la légalité et la légitimité”, a–t-il ajouté

L’autre remarque faite par le ministre c’est  que “la politique est un métier où on ne fait pas de cadeaux. Si vous avez une avance, vous vous en servez et vous ne permettrez à personne de vous faire perdre cet avantage”

Pour le ministre “le chef de l’Etat qui disposait de l’avantage depuis 2007 ne pouvait que se servir de cet avantage qu’à ce moment précis”

Batailles

Le président camerounais Paul Biya a signé le 27 février un décret convoquant les premières élections sénatoriales de l’histoire de ce pays de l’Afrique centrale le 14 avril 2013, pour consacrer l’entrée en vigueur de cette seconde chambre du Parlement prévue par la Constitution du 18 janvier 1996.

Les 10.636 conseillers municipaux issus de 360 communes vont élire 70 sénateurs à raison de 7 par région, qui s’ajouteront aux 30 autres que le président de la République nommera, conformément à la Loi fondamentale. Depuis l’annonce des sénatoriales,  ça  se bouscule au sein de l’état major des principaux partis politiques. Grosses pointures  sont attendues pour cette élection l’on annonce la participation de John Fru Ndi, charismatique leader du Sdf.

Fulbert YAO

 

Ministère des Relations Extérieures: La colère de Pierre Moukoko Mbonjo mai 28 2013

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Le Ministre a choisi la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux, pour passer un savon à ses collaborateurs.

 

Le Ministre des Relations Extérieures a l’impression de prêcher dans le désert. Moukoko Mbonjo a dit hier que, lorsqu’il a accédé en 2011 aux commandes du MINREX, les tablettes affichaient 700 millions de frais de mission impayés. Le patron du MINFI sur instructions du Président de la République, a pu éponger ces arriérés. Dans le département ministériel de l’ex-musicien, la ligne de conduite semble être « tout pour moi rien pour les autres. » L’homme poursuit en disant qu’au Ministère des Relations Extérieures, le meilleur côtoie le pire.

Pour lui, dans son Ministère il y a une frénésie autour des missions. Cela l’a poussé à installer dans son ordinateur, un logiciel permettant de suivre semaine après semaine, le rythme de consommation de la ligne budgétaire consacrée aux missions effectuées à l’étranger. Certains cadres de son Ministère ne produisent pas les rapports après leurs missions, et sont animés par l’esprit du ponce pilatisme. Sur les 700 millions d’arriérés de mission, un seul cadre a effectué une mission évaluée à 51 millions de FCFA. Moukoko Mbonjo souligne que l’esprit d’équipe ne règne pas au sein de son Ministère.

Pour une seule mission, on propose plusieurs personnes à la fois. Tout le monde veut aller en mission, parce que les agents qui en font moissonnent de grosses enveloppes. Le Minrex a indiqué qu’il a décidé d’attribuer des missions d’autorité. Des voix se sont élevées pour le combattre. Mbonjo précise que la lutte contre les mauvaises pratiques va se poursuivre, car nul n’a le titre foncier au Ministère des Relations Extérieures.

Fulbert YAO

 

 

cameroun, Droit d’auteur Ama Tutu Muna, le boulet mai 28 2013

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La Ministre est au centre de toute la polémique qui entoure les droits d’auteurs au Cameroun, et par ricochet, l’amélioration des conditions de vie des artistes.

 

« Je n’ai aucun respect pour Ama Tutu Muna, elle a dit à Bassek Ba Khobio que je voulais prendre sa place. Elle a menacé de me tuer je l’attends ». Ainsi s’exprimait Charles Atéba Eyéné en Septembre dernier, au cours de l’émission « embouteillages » diffusée sur les ondes d’Amplitude FM  une radio urbaine très écoutée à Yaoundé, et animée par martinez Zogo. Pour certains, cette sortie ressemblait à un règlement de compte de celui qui affirme que le ministère de la culture a brisé sa carrière en le gardant près d’une quinzaine d’année sans avancement ni poste et encore moins sans bureau. Pour d’autres par contre, «l’homme préféré de l’année 2012 des Camerounais », selon le groupe de presse force one, mettait le pied dans l’étrier comme il le fait régulièrement au cours de ses échanges avec les médias. Lady Ponce, artiste musicienne Camerounaise dira aux confrères du site www. Cameroon,-info.net, « je n’ai jamais dit du mal de quelqu’un mais c’est une femme qui ne respecte pas les artistes, pas du tout ! Pour que cette dame te respecte, il faut vivre en Europe, elle a un complexe qui n’est pas normal d’une personnalité qui doit gérer la culture camerounaise..» la benjamine des Muna, des sa nomination à la tête du ministère de la culture a fait de la destruction de la culture camerounaise, son cheval de bataille. A la tête d’un ministère sans véritable « feuille de route » elle s’illustre par l’organisation des remises de prix, inauguration de tout genre et autres cérémonies sans véritables apport pour l’art Camerounais. Sapant au passage le travail de son prédécesseur que Paul Biya jugea de « révolutionnaire » « J’ai nommé à la tête du Ministère des arts et de la culture un écrivain de talent, Oyono Ferdinand. Il a mis sur pieds un statut absolument révolutionnaire qui permet aux artistes d’être rémunérés (peintres, sculpteurs), jusque là, c’était presque du bricolage. Nous sommes en train de réhabiliter la fonction artistique ». déclarait-il sur les antennes de France 24 en octobre 2007. Depuis 2008 Ama Tutu Muna s’illustre par la volonté de nuire à la Cameroon Music Corporation et marche sur les décisions de justice rendues par la Cour suprême du Cameroun, institution faitière en droit Camerounais. Comment comprendre qu’un Ministre évolue en marge du constat de son patron ? Volonté  délibérée de nuire ou de détruire ? ignore t’elle la loi alors qu’elle est entourée des juristes à l’instar de Nkéné Blaise chargé de travaux dirigés à la faculté des Sciences Juridiques et politiques de Université de Douala ?

 

Voie de fait

 

La voie de fait est acte grossièrement illégal de l’autorité administrative dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Tout commence le 10 mai 2008 par l’interpellation  de SAM Mbendé, Pca sortant de la Cmc. Cette interpellation fait suite à une plainte déposée à la délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn) par Ama Tutu Muna la ministre de la culture.  Le 08 mai 2008 et qui souhaite que  Monsieur Mbendé Sam s’explique sur la gestion de la Cmc. Le même jour, Sam Mbendé est relaxé et assiste à l’assemblée générale de la CMC à l’issue de laquelle il sera reconduit au poste de Pca. Le 12 mai 2008, la ministre Ama Tutu Muna annule les élections du 10 mai 2008 ayant reconduit Sam Mbendé au poste de Pca de la CMC. Elle retire ensuite l’agrément qui donnait le droit à la CMC de collecter et de redistribuer les droits d’auteur des artistes musiciens camerounais.

Le 15 mai, elle nomme un comité ad hoc composé de 10 membres et chargé de gérer les affaires courantes de la CMC. La ministre fera alors sceller les locaux de la CMC, puis créera dans la foulée la Société Civile Camerounaise de l’Art Musical (Socam) le 7 Juin 2008 pour remplacer la CMC. Le 20 mai 2008  la chambre administrative de la cour suprême suspend les deux  décisions du ministre de la culture Ama Tutu Muna. La première décision suspendue est celle portant (tentative de) retrait d’agrément à la CMC tandis que l’autre est celle du 15 mai 2008, nommant 10 membres d’un comité ad hoc pour la gestion des affaires courantes de la CMC. Cette décision a été rendue suite à la plainte de la CMC pour non respect des procédures administratives. En effet, la procédure administrative en la matière telle qu’énoncée par la loi et son décret d’application, dit clairement qu’il ne peut être créée qu’une seule société par catégorie de droit d’auteur. Tant que la Cmc existe, l’on ne peut donc pas créer une  autre société pour la superposer à la Cmc. Pourquoi Ama Tutu Muna refuse t’elle d’appliquer les décisions de la cour suprême ? Sur les 11 ou 13 recours intentés par la Cameroon Music Corporation, 9 lui sont favorables et 02 sont pendantes pour l’annulation à titre symbolique de la (tentative) du retrait. Ama Tutu Muna pire, le ministère de la culture n’a pas  encore gagné le procès contre la Cmc. La manipulation grossière des médias acquis à sa cause saute aux yeux. Ces confrères qui ont lu un plumitif sans chercher à comprendre la quintessence de cette affaire. Le journalisme n’impose t’il pas un questionnement pertinent dans le sens de qui a fait quoi où quand et comment  et pourquoi ? 

 

L’illégalité de l’acte Ministériel est flagrante. Que vise-t-Ama Tutu Muna ? Notre chevalier de l’ordre de la valeur a-t-elle décidé d’enterrer les revendications légitimes des artistes camerounais? Son aversion pour son prédécesseur est connue de tous. Elle aurait juré tous les dieux de le faire oublier. Le procédé qu’elle utilise pour enterrer le travail « révolutionnaire »  de Léopold Ferdinand Oyono dont le rayonnement va au delà de nos frontières n’est il pas est ridicule ? Réussira t’elle à faire taire définitivement Sam Mbendé qui malgré les apparences n’est pas seul dans ce combat ? En dehors de ses compatriotes du même bord il a pour lui le droit. Dans quel intérêt brandi t’elle le plumitif du 27 décembre comme une victoire alors qu’il permet juste à la Cmc de mieux se pourvoir devant les chambres des sections réunies ? Son agitation actuelle ressemble à celle d’un homme aux abois qui sait que sa fin est proche. La confédération Internationale des sociétés des droits d’auteur (CISAC) n’a-t-elle pas infligé un « gifle cinglante » à Ama tutu Muna lors du renouvellement de la liste de ses membres en plaçant la Cmc à la 63e position alors que la minac avait saisi cette instance pour faire imposer la Socam dans le but d’entériner la mort de le la Cameroon Music corporation ? C’est bien la CMC qui représente le Cameroun pour les droits d’auteur dans le domaine de la musique à l’international.

 

 Le Cameroun est un Etat de droit et en dépit des manigances de la ministre des Arts et de la Culture dont les accointances sont aujourd’hui établies avec certains membres de la Cour suprême, le Droit triomphera.

 

Armand Ougock

 



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