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Enseignements secondaires : La touche Bapès Bapès juillet 19 2013

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En un peu plus de dix ans,  de présence gouvernementale,  le bilan de Louis Bapès Bapès   à la tête du Ministère des enseignements secondaires, est largement positif. Le taux de réussite aux examens est sans cesse croissant, les délais impartis pour la publication des résultats sont de plus en plus courts, l’ambiance est bonne entre l’administration et tous les syndicats.  Les membres du corps enseignants rencontrés, sont satisfaits de la façon dont leurs doléances sont prises en compte et les solutions pérennes sont trouvées à leurs problèmes. L’on peut  également citer, à l’actif de l’ancien élève du collège Vogt et du collège évangélique de Libamba , la fabrication des diplômes originaux, la disparition de la fraude à grande échelle lors des examens officiels, la fin des grèves à répétition des enseignants dans le secondaire, la réforme de l’orientation scolaire, la renaissance et la reprise en main de l’inspection générale de pédagogie, la lutte contre l’indiscipline des enseignants et des élèves, l’amélioration du système d’évaluation, lutte contre le monnayage des places. La liste, est loin d’être exhaustive.

 

L’homme a un style. Le mangement  par l’écoute. A cela, il allie professionnalisme et expérience accomplies. Le secteur éducatif camerounais, est très sensible. C’est  pourquoi après avoir installé à la tête du ministère de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de  2002- à 2004, Paul Biya, qui est avare en compliments, sait que « Louis Bapès Bapès, est plutôt un homme tranquille et travailleur, qui ne s’attèle qu’aux tâches qui  lui  sont confiées », s’il  le maintient au ministère des enseignements secondaires c’est bien par ce que  le natif de Ndom lui donne satisfaction. Les résultats parlent d’eux-mêmes. Placée sous le signe « d’une pédagogie de l’excellence au service de la professionnalisation, pour un Cameroun Emergent », l’année scolaire 2012-2013 affiche un taux de réussite de 53,50% au Baccalauréat, soit une augmentation de l’ordre de 3%.

 

Professionnel engagé

 

Une de ses plus grandes actions à la tête du ministère des enseignements secondaires sera  la mise non sans difficultés, sous éteignoir, des filières des baccalauréats Tchadien et Centrafricain, qui attirait au bas mot chaque année, quelques milliers de jeunes camerounais. Car au Cameroun, pour présenter le Baccalauréat, il faut être titulaire d’un probatoire. Ce sera également sous l’impulsion de Bapès Bapès que jeunes diplômés renouaient avec la fabrication des diplômes originaux ; plus de dix ans après que les diplômés du secondaire aient été privés de parchemins en bonne et due forme.

Ingénieur de génie civil aux tempes grisonnantes, diplômé d’une école américaine, il y a plus de quarante ans, Louis Bapès Bapès est crédité d’un travail remarquable. C’est en 1969 qu’il est integré à la fonction publique où il a déjà passé 44 ans.  Ce sera surtout la Mission d’aménagement et de Gestion des zones industrielles (Magzi) où il a passé vingt-cinq que son séjour sera le plus discret et paisible. Les personnels rencontrés au ministère des enseignements secondaires sont unanimes. Il est l’homme qu’il faut à cette place. Il ne s trouve aucun collaborateur qui n’ait eu accès au ministre pour des besoins de service. Depuis son arrivée à la tête du minesec,  les conditions de travail de ses collaborateurs se trouvent améliorées.  Prime de recherche, prime de souillure, la prime de technicité de même que les frais de correction et de surveillance au titre des examens officiels sont en légère hausse. 

 

revalorisation de l’enseignement technique, l’application du statut particulier de l’enseignant, le renforcement du bilinguisme, ou encore de la meilleure organisation des jeux scolaires, font partie de ses priorités.   Louis Bapès Bapès, n’aura pas manqué d’attirer  la sympathie des camerounais lorsque par communiqué radio n° 34/11 du 1er juillet 2011 il  interdira les recrutements et les inscriptions dans l’ensemble des établissements publics d’enseignement secondaire pour le compte de l’année scolaire 2011/2012. A l’origine de cette mesure qui mettait en péril les « petits » calculs financiers des proviseurs des lycées et autres directeurs de collèges d’enseignement secondaire, l’attention de Louis Bapès Bapès ,qui venait d’être «défavorablement attirée sur le démarrage effectif des inscriptions et recrutements dans certains établissements publics d’enseignement secondaire». Et Bapès Bapès condamnera «avec fermeté cette dérive exercée» par certains chefs d’établissement, au mépris des termes de la circulaire n° 17/09/Minesec/Igs du 20 avril 2009 prescrivant notamment les modalités de recrutements et d’inscriptions aux responsables des établissements publics. Dans le même communiqué, le Minesec «invitera les délégués régionaux et départementaux des Enseignements secondaires à veiller à ce que les inscriptions, les recrutements et le paiement des frais d’Association des parents d’élèves et des enseignants (Apee) ne débutent qu’après la nomination et l’installation de nouveaux responsables à la tête des établissements publics d’enseignement secondaire de son département ministériel, pour le compte de l’année scolaire 2011/2012». La décision du Minesec visait à combattre la délinquance sénile pratiquée par certains proviseurs et autres chefs d’établissement qui, remplissaient les salles de classes avant leur mutations et laissaient des situations explosives à leurs successeurs.

 

Un homme sobre

 

 Politicien discret, courtois et efficace, le membre du comité central du Rdpc, personnalité ressource de la Sanaga Maritime, est resté proche des siens.  C’est en effet un des très rares ministres du régime Biya qui vit avec ses frères, dans les quartiers populaires, en dépit  des propositions d’habiter le quartier administratif et résidentiel du Lac.  Il aura choisi de vivre à Etoa-Meki, un quartier chaud de Yaoundé. Là bas, on lui sert du « Tonton ».

Le septuagénaire est né le 17 avril 1943 à Klengond par Ndom dans la Sanaga-Maritime. On lui reconnaît également dynamisme  certain au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) où on l’a notamment retrouvé à la tête de la mission d’assainissement du fichier du parti à la veille du double scrutin du 22 juillet 2007, et comme président de la commission départementale de campagne du Rassemblement démocratique du peuple camerounais. Il  a toujours modestement  contribué dans la Sanaga Maritime aux différentes victoires du Rdpc comme le prouvent les récentes sénatoriales. Il entend mouiller pour les futures élections législatives et municipales. Membre titulaire du Comité central du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais), habitué notamment aux joutes politiques dans sa Sanaga-Maritime natale fortement politisée. Son engagement politique a réussi à mettre sous éteignoir l’Union des Populations du Cameroun, dans une zone qui lui a toujours été fortement acquise.  Diplomate et fin négociateur, il a appelé ses frères et sœurs de la Sanaga –Maritime a trouvé un terrain consensuel pour les listes Rdpc du 30 septembre prochain.  L’ancien dirigeant de Tonnerre Kalara Club de Yaoundé  (TKC) de la décennie 80-90, est un chrétien pratiquant qui cultive discrétion et tendresse. Notamment, auprès de son épouse, la tendre  maman Geneviève Bapès Bapès, de ses enfants, et surtout de ses petits-fils avec qui, il « gambade » souvent dans son domicile du quartier.

Armand Ougock






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