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Résolutions des Etats généraux de la communication L’urgence de l’action mai 28 2013

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Les  Etats généraux de la communication, tenus au palais des congrès de Yaoundé, du 05 eu 07 décembre 2012, nous permettent de rêver.

 

Dès l’annonce de cet important évènement, le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary, plantait le décor, devant les professionnels de la communication, il justifiait ainsi la nécessité d’une concertation « Ce sujet est au cœur de l’avenir d’un métier auquel, d’une manière ou d’une autre, nous consacrons au quotidien toutes nos intelligences et toutes nos énergies, et dont dépend pour une part déterminante la vie de nos institutions et le destin de notre pays tout entier». Lançait-il à l’endroit des hommes de médias et de la communauté nationale et internationale. 

De l’avis de nombreux observateurs, le paysage médiatique camerounais présente une image hideuse  de « désarticulation à la fois organique et fonctionnelle ». C’était donc avec « grand intérêt » et « urgence  de premier plan» que les communicateurs dans l’ensemble souhaitaient se retrouver pour « faire le point sur l’état de notre secteur, poser un bilan sans complaisance de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, esquisser de façon collective et participative les voies d’un nouveau départ, et consolider de la sorte nos acquis en terme de liberté, de responsabilité et de contribution aux objectifs d’émergence de notre pays » , afin de mettre fin à l’inacceptable.

 Les causes de cette situation se retrouvent selon le Ministre de la communication dans «  les effets conjugués d’un régime déclaratif délibérément ouvert en ce qui concerne la publication des organes de presse, et de cette levée du verrou censorial sur leurs contenus, que l’on a eu droit tel qu’on l’observe aujourd’hui dans notre pays, d’une part, à un pluralisme quantitatif peut-être inédit à travers le monde, de même qu’à une liberté de ton que l’on pourrait sans risque de se tromper, qualifier d’absolument illimitée et de tout à fait exceptionnelle ». L’évolution de la presse camerounaise serait alors de l’aveu même de Tchiroma, le fait de l’attrait massif d’une catégorie d’acteurs peu avertis aux  pré requis de la profession.  N’est ce pas là l’arbre qui cache la forêt, quand l’on sait que le taux de chômage très élevé au Cameroun, pousse le premier « diplômé » par ailleurs à la limite de la précarité vers les portes du journalisme ? La politisation des lignes éditoriales ne facilite pas la tâche des acteurs. Dans ce contexte, le Conseil national de la communication s’est vite heurte à des résistances farouches. Pour certains c’est un organe acquis à la cause des gouvernementale.  

Polémiques

Afin de permettre à la plus grande partie des médias nationaux de « se hisser  à un niveau de performance économique minimale, pour répondre avec efficience aux exigences patronales d’aménagement de conditions de travail idoines et de rémunération significative des ressources », les participants aux Etats généraux de la communication ont  redéfini  le statut du journaliste. Placé sous le thème de « la Communication, Instrument de consolidation de la paix, de l’unité et de la solidarité nationales, pour un Cameroun prospère et émergent à l’horizon 2035 », les états généraux de la communication ont donné suite à plusieurs résolutions. La plus importante. Celle qui divise le plus, planche sur le statut du journaliste. Pour exercer la profession de journaliste au Cameroun, il faudra « être diplômé d’une école de journalisme  à défaut d’être titulaire d’une licence ou d’un diplôme équivalent au bac+3 ».  

En attendant que les institutions républicaines compétentes planchent sur les résolutions des états généraux, les résolutions divisent déjà. Félix Cyriaque Ebole Bola journaliste et président du syndicat national des journalistes avait indiqué que « Le Cameroun ne peut pas être émergent s’il n’a pas une presse forte, indépendante et performante et si les instruments de développement ne sont pas mis en place et si les autorités ne sont pas sincères ». Le président du regroupement des journalistes, s’interroge sur le rôle des codes de déontologie et d’éthique journalistique dans une sphère où les journalistes sont l’objet des manipulations politiques diverses.

Il est permis de se poser toutes les questions quand l’on sait que les résolutions des états généraux de 1994 sont restées lettre morte. Les états généraux de 2012 qui sont intervenus près de 20 ans après peuvent ils nous permettre de rêver ? Quelles sont les actions que mènera pour contraindre les patrons des médias à payer les salaires et les cotisations de la Cnps ?

Armand Ougock

 

 

 






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