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Cameroun, Politique Issa Tchiroma Bakary : L’incompétent prostitué politique mai 28 2013

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A l’observation de  parcours d’Issa Tchiroma Bakary, l’on constate que le crime de putainerie politique paie encore au Cameroun.

A peine le décret portant nomination de l’actuel ministre de la communication est il lu qu’il suscite déjà de nombreuses controverses. Les plus virulentes sont formulées par ses amis d’hier parmi lesquels certains médias qui lui sont acquis. Les membres du gouvernement, ne sont pas en reste. Marafa Hamidou Yaya, originaire de la région du Nord, ex-Ministre d’Etat en charge de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, sera le plus critique de tous. Dans sa première lettre ouverte à Paul Biya, concernant Tchiroma, il assène : « Enfin, après la formation du gouvernement au sein duquel monsieur Issa Tchiroma est devenu ministre (afin de contrecarrer mes ambitions, aux dires de certains), vous m’avez accordé une audience au cours de laquelle vous m’avez demandé ce que les gens pensent du nouveau gouvernement. Je vous ai répondu sans détour que monsieur Tchiroma ne mérite pas de siéger au gouvernement de la République. Vous et moi et d’autres (y compris lui-même) savons à quoi je fais référence. Je vous ai dit en outre que je ne collaborerai jamais avec lui. »

Opportuniste

Calculateur et manipulateur, Issa Tchiroma Bakary  s’allie à Bello Bouba  Maïgari en 1990 au sein de l’Undp (l’Union Nationale pour la démocratie et le Progrès), et devient en 1992, Ministre des transports. Il fait son entrée au gouvernement en compagnie de son ex-acolyte Ahmadou Moustapha qu’il finira par trahir en  quittant l’Andp (l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès).   Il y effectue un retour en 2002 lors du congrès de Maroua. En 2004, lors de l’élection présidentielle, il fustige avec virulence la position de Fru Ndi leader du Sdf (Social Democratic Front) qui conteste le choix de Ndam Njoya comme candidat unique de l’opposition.   C’est avec le même esprit pouvoiriste qu’il annonce le 17 janvier 2007 la naissance de son parti politique le Fnsc (Front National pour le salut du Cameroun).

Démagogue et diviseur

Le 20 février 2008, Issa Tchiroma Bakary se sentant un destin national, annonce que son parti est pour la suppression de la limite des mandats présidentiels. Il va plus loin, au cours d’une conférence de presse, il dit devant des journalistes hilares, « il est normal que le président (Biya) soit riche après 40 années passées au service de l’Etat en tant que Directeur de Cabinet, secrétaire général de la présidence, Ministre et Premier Ministre ». A chacune de ses sorties, le fils de « soldat du lamido » multiplie des gaffes et gratifie le public des maladresses qui étalent un manque de préparation technique de ses communications. Il viole systématiquement la présomption d’innocence. Aussi bien dans les affaires Germain Cyrille Ngota Ngota, Vanessa Tchatchou, Enoh Meyomesse, Opération épervier, et bien d’autres…

Pour lui, le journaliste Germain Cyrille Ngota Ngota, serait décédé d’une « l’hypertension artérielle (190/120mmHg) et était porteur  du Vih-Sida ». Grave et suffisamment sérieux,  sur le cas vanessa Tchatchou, il affirmera que « le bébé volé est mort et enterré à Nkoteng et que des suspects interpellés seraient passés aux aveux complets. », alors que visiblement, la procédure judiciaire était en cours.  Pour le natif de Garoua, Enoh Meyomesse « est un Camerounais, vraiment presque lambda, sans consistance, sans épaisseur politique. (…) Ce Monsieur, il sait ce qu’il a fait. Il a commandité un braquage à l’occasion duquel on a arraché un kilo d’or dans l’Est. Comme il en était commanditaire, il a pris cet or, il est parti à Singapour. Eh bien, à son arrivée, on a mis la main dessus. Et puis voilà. Aujourd’hui, il est entre les mains de nos tribunaux ! Est-ce qu’on a besoin de le torturer, dès lors que les faits sont évidents ? ».

Armand Ougock

 

 






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