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Cameroun,Péril sur le consommateur Mtn et Orange en flagrant délit mai 28 2013

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Les deux opérateurs de la téléphonie mobile au Cameroun sont accusés de publicité mensongère.

Dans un communiqué rendu public le 31 décembre 2012, Delor Magellan Kamgaing kamseu, président de la ligue des consommateurs du Cameroun (Lcc), accuse les deux mastodontes   d’arnaque et de publicité mensongère « La  LCC, a vérifié ces réclamations et a constaté que, s’il est vrai que la seconde coûte vraiment 1F, pour les appels dans le réseau Mtn, les communications vers les autres réseaux, valent 2 F la seconde au lieu de 1F, comme le clame la grosse pub ». Le président de la ligue annonce aussi une liste de mesures de riposte face à cette «l’arnaque ». Il envisage de saisir le Minpostel (ministère des postes et télécommunications) et l’art (l’agence de régulations des télécommunications.

Xaviera télé conseillère à Mtn n’en revient pas « Depuis quelques temps, les préoccupations des clients tournent autour des explications sur les tarifs, sur le tarif exact de seconde de Mtn vers orange », sachant qu’elle est doublement écoutée, par son supérieur hiérarchique qui note sa prestation et par le client, elle ne peut en dire plus. Se contentant d’un « je ne suis pas au courant.  Ils font des publicité sans nous informer ici au service clientèle ». Lâche-t-elle.

Les plaintes sont les même pour les abonnés orange. L’on se rappelle qu’en novembre 2010, Le journal Monde Professionnel avait saisi le Ministre de la Communication-tutelle du Conseil national de la publicité,  les associations de consommateurs, le Directeur général de (l’Art) l’Agence de régulation des télécommunications, pour dénoncer  une publicité mensongère pratiquée par Orange-Cameroun sur sa clé Internet mobile.

Dispositions légales

La loi 2006/018 du 29 décembre 2006 régissant la publicité au Cameroun et qui abroge les dispositions de La loi n 88/016 du 16 décembre 1988, qui était adopté dans un contexte de monolithisme, précise pourtant dans son article 23(1), que, « le contenu des messages publicitaires doit être conforme aux exigences de décence, de moralité et de véracité ».

 Et l’article 56  du même texte précise que « Est puni des peines prévues à l’article 240 du code pénal, celui qui fait diffuser sous sa responsabilité un message publicitaire comportant des allégations fausses ou de nature à induire les consommateurs en erreur ».

Le souci de mieux réguler ce secteur au Cameroun est plus qu’urgent.  Malgré les avancées juridiques, le domaine de la publicité semble se soustraire au contrôle de l’Etat. Il faut adapter le contenu  relatif à la gestion de la publicité aux évolutions que connaît un pays qui n’est pas insensible à la mondialisation et aux mutations en cours. Pour Wangue Ndjeng  Hugues  M., expert, camerounais en en télécommunications, « Les causes principales de cette situation sont  le faible taux de pénétration des télécommunications, voire, l’inexistence de nombreuses sociétés capables de créer  une concurrence saine et équilibrée. Cette situation va perdurer aussi longtemps que l’offre en téléphonie sera très basse, par rapport à d’autres pays d’Afrique, et du monde. Le taux de pénétration  dans notre pays est de  moins 10,5% alors qu’il est de l’ordre de 15,8% pour l’ensemble des pays en développement selon l’Iut. »

  Le marché Camerounais est resté pendant longtemps un duopole dominé par Mtn et Orange qui se partageaient tous les abonnés. Souhaitons qu’avec l’entrée en jeu du nouvel  opérateur Viettel qui va effectivement lancer ses activités en 2014, avec une couverture  prévue de 85%, du territoire national, et dont les investissements avoisineront 200 milliards FCFA, la réduction des coûts de  communications sera une réalité et non plus simplement de la publicité mensongère.

Armand Ougock

Résolutions des Etats généraux de la communication L’urgence de l’action mai 28 2013

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Les  Etats généraux de la communication, tenus au palais des congrès de Yaoundé, du 05 eu 07 décembre 2012, nous permettent de rêver.

 

Dès l’annonce de cet important évènement, le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary, plantait le décor, devant les professionnels de la communication, il justifiait ainsi la nécessité d’une concertation « Ce sujet est au cœur de l’avenir d’un métier auquel, d’une manière ou d’une autre, nous consacrons au quotidien toutes nos intelligences et toutes nos énergies, et dont dépend pour une part déterminante la vie de nos institutions et le destin de notre pays tout entier». Lançait-il à l’endroit des hommes de médias et de la communauté nationale et internationale. 

De l’avis de nombreux observateurs, le paysage médiatique camerounais présente une image hideuse  de « désarticulation à la fois organique et fonctionnelle ». C’était donc avec « grand intérêt » et « urgence  de premier plan» que les communicateurs dans l’ensemble souhaitaient se retrouver pour « faire le point sur l’état de notre secteur, poser un bilan sans complaisance de la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, esquisser de façon collective et participative les voies d’un nouveau départ, et consolider de la sorte nos acquis en terme de liberté, de responsabilité et de contribution aux objectifs d’émergence de notre pays » , afin de mettre fin à l’inacceptable.

 Les causes de cette situation se retrouvent selon le Ministre de la communication dans «  les effets conjugués d’un régime déclaratif délibérément ouvert en ce qui concerne la publication des organes de presse, et de cette levée du verrou censorial sur leurs contenus, que l’on a eu droit tel qu’on l’observe aujourd’hui dans notre pays, d’une part, à un pluralisme quantitatif peut-être inédit à travers le monde, de même qu’à une liberté de ton que l’on pourrait sans risque de se tromper, qualifier d’absolument illimitée et de tout à fait exceptionnelle ». L’évolution de la presse camerounaise serait alors de l’aveu même de Tchiroma, le fait de l’attrait massif d’une catégorie d’acteurs peu avertis aux  pré requis de la profession.  N’est ce pas là l’arbre qui cache la forêt, quand l’on sait que le taux de chômage très élevé au Cameroun, pousse le premier « diplômé » par ailleurs à la limite de la précarité vers les portes du journalisme ? La politisation des lignes éditoriales ne facilite pas la tâche des acteurs. Dans ce contexte, le Conseil national de la communication s’est vite heurte à des résistances farouches. Pour certains c’est un organe acquis à la cause des gouvernementale.  

Polémiques

Afin de permettre à la plus grande partie des médias nationaux de « se hisser  à un niveau de performance économique minimale, pour répondre avec efficience aux exigences patronales d’aménagement de conditions de travail idoines et de rémunération significative des ressources », les participants aux Etats généraux de la communication ont  redéfini  le statut du journaliste. Placé sous le thème de « la Communication, Instrument de consolidation de la paix, de l’unité et de la solidarité nationales, pour un Cameroun prospère et émergent à l’horizon 2035 », les états généraux de la communication ont donné suite à plusieurs résolutions. La plus importante. Celle qui divise le plus, planche sur le statut du journaliste. Pour exercer la profession de journaliste au Cameroun, il faudra « être diplômé d’une école de journalisme  à défaut d’être titulaire d’une licence ou d’un diplôme équivalent au bac+3 ».  

En attendant que les institutions républicaines compétentes planchent sur les résolutions des états généraux, les résolutions divisent déjà. Félix Cyriaque Ebole Bola journaliste et président du syndicat national des journalistes avait indiqué que « Le Cameroun ne peut pas être émergent s’il n’a pas une presse forte, indépendante et performante et si les instruments de développement ne sont pas mis en place et si les autorités ne sont pas sincères ». Le président du regroupement des journalistes, s’interroge sur le rôle des codes de déontologie et d’éthique journalistique dans une sphère où les journalistes sont l’objet des manipulations politiques diverses.

Il est permis de se poser toutes les questions quand l’on sait que les résolutions des états généraux de 1994 sont restées lettre morte. Les états généraux de 2012 qui sont intervenus près de 20 ans après peuvent ils nous permettre de rêver ? Quelles sont les actions que mènera pour contraindre les patrons des médias à payer les salaires et les cotisations de la Cnps ?

Armand Ougock

 

 

 

Interview Sam Mbendé (Pca Cmc) mai 28 2013

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Monsieur le président dans la cadre de l’affaire Cmc /Mincult, la chambre administrative de la Cous suprême du Cameroun a rendu une décision de justice qui est mal interprétée et qui crée une espèce d’imbroglio au sein de l’opinion qu’en est-il exactement ?

Depuis 2008, la Cmc (Cameroon music corporation) a fait l’objet de nombreuses voies de fait qui sont à mon avis intolérables, dans un pays qui se veut libéral et démocratique. C’est ainsi que nous avons saisi la chambre administrative de la Cour suprême par ce que c’est elle qui est compétente lorsque l’administration est concernée dans un litige, avec près de 11 à 13 recours.  Neuf (09) d’entre eux sont favorables à la Cmc. A ce jour, et au moment où je vous parle, deux (02) qui sont encore pendants  vont tendre en réalité et à titre symbolique à l’annulation du retrait d’agrément de la Cmc, et à l’annulation de la création du comité ad hoc mis en place par l’Etat  du Cameroun, au sein d’une société privé.  Et donc, la Cmc a avec elle à ce jour ce qu’on appelle l’ordonnance de sursis à exécution qui est passée en force de chose jugée. Depuis cinq (05), nous attendons que la ministre rétablisse la Cmc dans ses droits en attendant éventuellement d’ici vingt (20) ans que nous arrivions à la cassation. Alors je m’étonne qu’après avoir foulé au pied les décisions qui sont favorables à la Cmc, après avoir marché sur le pouvoir judiciaire de notre pays, que le même ministère soit en train de reconnaître la cour suprême par ce qu’elle aurait pris une décision judicaire partielle à son avantage. On dirait une équipe qui menée neuf (09) buts contre zéro (0) et lorsqu’elle marque un (01) but elle crie victoire. Aux camerounais, je dis que c’est un canular, nous attendons que madame la ministre applique les décisions qui nous sont favorables. Le rendu de la cour suprême est un simple rejet qui nous permettra de mieux nous pourvoir en appel.

De manière simple est ce que le retrait de l’agrément avait été fait de illégalement ?

C’est de cela qu’il s’agit. L’illégalité de l’acte ministériel. Le juge des urgences dans sa procédure administrative qui est le juge des référés, prend des mesures conservatoires. C’est comme un jugement Avant Dire Droit (ADD). Le juge dit attention, vous ne pouvez pas exécuter cette décision  qui risque de créer autre chose, par ce qu’il y’a un problème. Cela veut dire que le juge a d’abord lu l’article 22  qui stipule que pour retirer un agrément à une société de gestion collective, il faut d’abord qu’il y’ait eu au préalable récidive, une suspension n’excédant pas 30 jours et une mise en demeure.
Dans le cas d’espèce, nous n’avons jamais eu de suspension, nous n’avons jamais reçu de mise en demeure. Et voici les motivations selon la décision (il nous présente la décision ministérielle [NDLR]) il n’y a eu aucune récidive ni sur  la décision du conseil d’administration par ce qu’il n’y a jamais eu de conseil d’administration de la Cmc avant le 12 avril 2008, ni sur les salaires impayés du personnel, et les impayés des créanciers, encore moins sur le passif financier estimé très lourd de l’ordre de 567 millions de francs Cfa. Alors la tentative de retrait d’agrément n’a pas respecté la loi, ni son décret d’application.

Reconnaissez-vous la Socam ?

En droit, la Socam est une fiction elle n’existe pas. C’est une société fictive. L’article 15 alinéa (2) de la loi dit qu’il ne peut être créée qu’une seule société par catégorie de droit d’auteur. C’est le sens du message du chef de l’Etat en novembre dernier. Le président  Paul Biya est un spécialiste du droit public il connaît bien le droit administratif il sait qu’on ne peut créer une société de droit d’auteur pour la superposer à la Cmc tant que cette dernière existe. C’est la loi qui le dit. Donc, pour lui, il n’ya pas débat. Il a demandé à la ministre de respecter la loi. Sur le sujet, il avait reconnu que le ministre Ferdinand Oyono avait fait un travail révolutionnaire Le ministère de la culture a convoqué une assemblée générale extraordinaire en lieu et place des organes de la Cmc qui étaient habilités à le faire, en racontant que la Cmc était  la dite assemblée générale à donner lieu à la naissance de la Socam. C’était une violation flagrante de la loi.  Voilà pourquoi, pour moi, et pour les juristes, et même les camerounais de bon sens, la Socam  n’existe pas. Ce qui est fait aujourd’hui nous pousse à nous demander si l’actuelle ministre le fait st fait pour salir la mémoire de son prédécesseur ou c’est simplement pour enterrer sa mémoire ou alors combattre Sam Mbendé.

Savez vous que Romeo Dika est membre  du présidium de la Fim ?

La Fim c’est la fédération Internationale des musiciens. Crée  1948, elle regroupe disons dans les 90 pays à travers le monde. Depuis 15 ans déjà, il dit qu’il est membre de cette organisation. C’est vrai que là bas, il n’ya ni hasard, ni tribalisme, ni clan. Les grandes puissances ont des critères basés sur l’objectivité. C’est un autre débat de parler de sa légitimité.
Vous êtes membre de la Cisac. Parlez nous un peu de la cisac.
La cisac c’est la Confédération internationale des sociétés d’auteurs et compositeurs (Cisac). Le Cameroun y est représenté par la Cameroon Music corporation (Cmc). Nous y siégeons comme membre titulaire. C’est en juin 2012 que l’Assemblée générale annuelle de la Cisac, tenue à Dublin, en Irlande, a confirmé la décision du conseil d’administration de faire passer la Cmc du statut de « membre provisoire » à celui de  membre titulaire  conformément non seulement aux dispositions précises des statuts de la Cmc, mais aussi par ce que notre société de gestion collective du droit d’auteurs remplissait toutes les conditions visées par l’article 8 des statuts de la Cisac.

Pour finir nous allons demander votre avis sur quelques personnes

Odile Ngaska ?

Je ne parle pas d’elle c’est une grande sœur que je respecte et je dois être galant. N’oubliez pas en plus que nous sommes africains. Les aînés cela se respectent. S’il m’était demandé de parler d’un homme peut être que…

Roméo Dika ?

C’est un musicien talentueux mais qui ne connaît pas beaucoup sur les droits d’auteurs et les droits voisins. Il a une expérience musicale à mettre au profit de nos jeunes compatriotes.

Ama Tutu Muna ?

Entre nous, elle est ministre, elle appartient à un gouvernement qui a un chef et qui est nommé par le président de la république. Vous croyez qu’il me revient de juger un membre du gouvernement ? C’est Madame la ministre.

Merci SAM Mbendé

Entretien mené par

Armand Ougock Yannick Ebossé, Nestor Nga Etoga

Cameroun, Secteur minier L’envol mai 28 2013

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La société c and k mining a reçu le premier certificat pour l’exportation des diamants bruts exploités à Mobilong.

Placée sous le patronage du ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique, Emmanuel Bondé, la cérémonie de lancement officiel  des premières exportations de diamants bruts  a eu lieu à l’hôtel Hilton de Yaoundé le 16 janvier 2013 en présence des représentants de la société C and K mining, de quelques experts, et du secrétaire national Permanent du Processus de Kimberley.  L’admission du Cameroun au « club select » du Processus de Kimberley qui regroupe 99.8% de la production annuelle de diamants bruts soit 78 pays exportateurs,  est effective depuis le 14 août 2012. Le Processus de Kimberley  est un observatoire international crée en janvier 2003 en Afrique du Sud, dans le but d’exfiltrer du circuit officiel de vente, les diamants dits « du Sang ».  Les règles du processus, notamment, la traçabilité, la certification quasi inimitable, vont être appliquées progressivement à l’or et aux autres matières précieuses.

L’adhésion au processus permettra d’améliorer la production nationale de diamants bruts exploités à l’Est du Cameroun à Mobilong. Les études menées font espérer un accroissement de l’investissement dans le secteur minier Camerounais. Les prévisions font état d’une réserve d’exploitation annuelle de l’ordre de 5 millions de carats. Dont 12,5% des recettes iront au trésor public. Ce qui contraste avec l’exploitation artisanale annuelle actuelle qui  est estimée à 5 mille carats. De nombreux observateurs voient à travers ce vaste chantier, un vivier pour la création d’emplois. Et l’amélioration des conditions de vie des Camerounais. C’est dire que véritablement, le secteur minier camerounais connaît un nouvel envol.

Armand Ougock   

 

 

Elections sénatoriales : Le Mincom juge les conseillers municipaux légitimes et légaux pour élire les sénateurs mai 28 2013

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Le ministre camerounais de la communication Issa Tchiroma a indiqué lors de sa dernière sortie que les conseillers municipaux élus en 2007 sont “légitimes” et ont “pleine compétence” pour élire les sénateurs lors du scrutin du 14 avril prochain au Cameroun, face à la presse à Yaoundé.

Le ministre camerounais Issa Tchiroma qui répondait aux contestataires de la légitimité de ces élus, s’est appuyé sur deux remarques pour se justifier.

M. Tchiroma a fait savoir premièrement que toutes les élections qui se sont tenues de 1992 jusqu’en 2011, ont fait l’objet de contestation aussi bien du RDPC que de l’opposition, donc “l’élection de 2007 des conseillers municipaux ne saurait faire l’exception et personne ne saurait extirper de cette exception puisqu’elle n’existe pas”

Pour M. Tchiroma, le système électoral camerounais “pratiquement est consubstantiel aux contestations”

“En 2007, on a organisé les élections municipales, de ces élections tout le monde a pris part y compris aujourd’hui ceux qui sur la place publique contestent la légitimité de cette élection (…) Jusqu’à l’heure où je vous parle,  ces conseillers qui ont été élus en 2007 et quelque soit le qualificatif que les responsables des partis font,  ils n’ont jamais été remis en cause et la gestion de leur parti n’ont jamais été remise en cause, donc ceux là de manière induite reconnaissent et la légalité et la légitimité”, a–t-il ajouté

L’autre remarque faite par le ministre c’est  que “la politique est un métier où on ne fait pas de cadeaux. Si vous avez une avance, vous vous en servez et vous ne permettrez à personne de vous faire perdre cet avantage”

Pour le ministre “le chef de l’Etat qui disposait de l’avantage depuis 2007 ne pouvait que se servir de cet avantage qu’à ce moment précis”

Batailles

Le président camerounais Paul Biya a signé le 27 février un décret convoquant les premières élections sénatoriales de l’histoire de ce pays de l’Afrique centrale le 14 avril 2013, pour consacrer l’entrée en vigueur de cette seconde chambre du Parlement prévue par la Constitution du 18 janvier 1996.

Les 10.636 conseillers municipaux issus de 360 communes vont élire 70 sénateurs à raison de 7 par région, qui s’ajouteront aux 30 autres que le président de la République nommera, conformément à la Loi fondamentale. Depuis l’annonce des sénatoriales,  ça  se bouscule au sein de l’état major des principaux partis politiques. Grosses pointures  sont attendues pour cette élection l’on annonce la participation de John Fru Ndi, charismatique leader du Sdf.

Fulbert YAO

 

Ministère des Relations Extérieures: La colère de Pierre Moukoko Mbonjo mai 28 2013

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Le Ministre a choisi la traditionnelle cérémonie de présentation de vœux, pour passer un savon à ses collaborateurs.

 

Le Ministre des Relations Extérieures a l’impression de prêcher dans le désert. Moukoko Mbonjo a dit hier que, lorsqu’il a accédé en 2011 aux commandes du MINREX, les tablettes affichaient 700 millions de frais de mission impayés. Le patron du MINFI sur instructions du Président de la République, a pu éponger ces arriérés. Dans le département ministériel de l’ex-musicien, la ligne de conduite semble être « tout pour moi rien pour les autres. » L’homme poursuit en disant qu’au Ministère des Relations Extérieures, le meilleur côtoie le pire.

Pour lui, dans son Ministère il y a une frénésie autour des missions. Cela l’a poussé à installer dans son ordinateur, un logiciel permettant de suivre semaine après semaine, le rythme de consommation de la ligne budgétaire consacrée aux missions effectuées à l’étranger. Certains cadres de son Ministère ne produisent pas les rapports après leurs missions, et sont animés par l’esprit du ponce pilatisme. Sur les 700 millions d’arriérés de mission, un seul cadre a effectué une mission évaluée à 51 millions de FCFA. Moukoko Mbonjo souligne que l’esprit d’équipe ne règne pas au sein de son Ministère.

Pour une seule mission, on propose plusieurs personnes à la fois. Tout le monde veut aller en mission, parce que les agents qui en font moissonnent de grosses enveloppes. Le Minrex a indiqué qu’il a décidé d’attribuer des missions d’autorité. Des voix se sont élevées pour le combattre. Mbonjo précise que la lutte contre les mauvaises pratiques va se poursuivre, car nul n’a le titre foncier au Ministère des Relations Extérieures.

Fulbert YAO

 

 

cameroun, Droit d’auteur Ama Tutu Muna, le boulet mai 28 2013

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La Ministre est au centre de toute la polémique qui entoure les droits d’auteurs au Cameroun, et par ricochet, l’amélioration des conditions de vie des artistes.

 

« Je n’ai aucun respect pour Ama Tutu Muna, elle a dit à Bassek Ba Khobio que je voulais prendre sa place. Elle a menacé de me tuer je l’attends ». Ainsi s’exprimait Charles Atéba Eyéné en Septembre dernier, au cours de l’émission « embouteillages » diffusée sur les ondes d’Amplitude FM  une radio urbaine très écoutée à Yaoundé, et animée par martinez Zogo. Pour certains, cette sortie ressemblait à un règlement de compte de celui qui affirme que le ministère de la culture a brisé sa carrière en le gardant près d’une quinzaine d’année sans avancement ni poste et encore moins sans bureau. Pour d’autres par contre, «l’homme préféré de l’année 2012 des Camerounais », selon le groupe de presse force one, mettait le pied dans l’étrier comme il le fait régulièrement au cours de ses échanges avec les médias. Lady Ponce, artiste musicienne Camerounaise dira aux confrères du site www. Cameroon,-info.net, « je n’ai jamais dit du mal de quelqu’un mais c’est une femme qui ne respecte pas les artistes, pas du tout ! Pour que cette dame te respecte, il faut vivre en Europe, elle a un complexe qui n’est pas normal d’une personnalité qui doit gérer la culture camerounaise..» la benjamine des Muna, des sa nomination à la tête du ministère de la culture a fait de la destruction de la culture camerounaise, son cheval de bataille. A la tête d’un ministère sans véritable « feuille de route » elle s’illustre par l’organisation des remises de prix, inauguration de tout genre et autres cérémonies sans véritables apport pour l’art Camerounais. Sapant au passage le travail de son prédécesseur que Paul Biya jugea de « révolutionnaire » « J’ai nommé à la tête du Ministère des arts et de la culture un écrivain de talent, Oyono Ferdinand. Il a mis sur pieds un statut absolument révolutionnaire qui permet aux artistes d’être rémunérés (peintres, sculpteurs), jusque là, c’était presque du bricolage. Nous sommes en train de réhabiliter la fonction artistique ». déclarait-il sur les antennes de France 24 en octobre 2007. Depuis 2008 Ama Tutu Muna s’illustre par la volonté de nuire à la Cameroon Music Corporation et marche sur les décisions de justice rendues par la Cour suprême du Cameroun, institution faitière en droit Camerounais. Comment comprendre qu’un Ministre évolue en marge du constat de son patron ? Volonté  délibérée de nuire ou de détruire ? ignore t’elle la loi alors qu’elle est entourée des juristes à l’instar de Nkéné Blaise chargé de travaux dirigés à la faculté des Sciences Juridiques et politiques de Université de Douala ?

 

Voie de fait

 

La voie de fait est acte grossièrement illégal de l’autorité administrative dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Tout commence le 10 mai 2008 par l’interpellation  de SAM Mbendé, Pca sortant de la Cmc. Cette interpellation fait suite à une plainte déposée à la délégation générale à la sûreté nationale (Dgsn) par Ama Tutu Muna la ministre de la culture.  Le 08 mai 2008 et qui souhaite que  Monsieur Mbendé Sam s’explique sur la gestion de la Cmc. Le même jour, Sam Mbendé est relaxé et assiste à l’assemblée générale de la CMC à l’issue de laquelle il sera reconduit au poste de Pca. Le 12 mai 2008, la ministre Ama Tutu Muna annule les élections du 10 mai 2008 ayant reconduit Sam Mbendé au poste de Pca de la CMC. Elle retire ensuite l’agrément qui donnait le droit à la CMC de collecter et de redistribuer les droits d’auteur des artistes musiciens camerounais.

Le 15 mai, elle nomme un comité ad hoc composé de 10 membres et chargé de gérer les affaires courantes de la CMC. La ministre fera alors sceller les locaux de la CMC, puis créera dans la foulée la Société Civile Camerounaise de l’Art Musical (Socam) le 7 Juin 2008 pour remplacer la CMC. Le 20 mai 2008  la chambre administrative de la cour suprême suspend les deux  décisions du ministre de la culture Ama Tutu Muna. La première décision suspendue est celle portant (tentative de) retrait d’agrément à la CMC tandis que l’autre est celle du 15 mai 2008, nommant 10 membres d’un comité ad hoc pour la gestion des affaires courantes de la CMC. Cette décision a été rendue suite à la plainte de la CMC pour non respect des procédures administratives. En effet, la procédure administrative en la matière telle qu’énoncée par la loi et son décret d’application, dit clairement qu’il ne peut être créée qu’une seule société par catégorie de droit d’auteur. Tant que la Cmc existe, l’on ne peut donc pas créer une  autre société pour la superposer à la Cmc. Pourquoi Ama Tutu Muna refuse t’elle d’appliquer les décisions de la cour suprême ? Sur les 11 ou 13 recours intentés par la Cameroon Music Corporation, 9 lui sont favorables et 02 sont pendantes pour l’annulation à titre symbolique de la (tentative) du retrait. Ama Tutu Muna pire, le ministère de la culture n’a pas  encore gagné le procès contre la Cmc. La manipulation grossière des médias acquis à sa cause saute aux yeux. Ces confrères qui ont lu un plumitif sans chercher à comprendre la quintessence de cette affaire. Le journalisme n’impose t’il pas un questionnement pertinent dans le sens de qui a fait quoi où quand et comment  et pourquoi ? 

 

L’illégalité de l’acte Ministériel est flagrante. Que vise-t-Ama Tutu Muna ? Notre chevalier de l’ordre de la valeur a-t-elle décidé d’enterrer les revendications légitimes des artistes camerounais? Son aversion pour son prédécesseur est connue de tous. Elle aurait juré tous les dieux de le faire oublier. Le procédé qu’elle utilise pour enterrer le travail « révolutionnaire »  de Léopold Ferdinand Oyono dont le rayonnement va au delà de nos frontières n’est il pas est ridicule ? Réussira t’elle à faire taire définitivement Sam Mbendé qui malgré les apparences n’est pas seul dans ce combat ? En dehors de ses compatriotes du même bord il a pour lui le droit. Dans quel intérêt brandi t’elle le plumitif du 27 décembre comme une victoire alors qu’il permet juste à la Cmc de mieux se pourvoir devant les chambres des sections réunies ? Son agitation actuelle ressemble à celle d’un homme aux abois qui sait que sa fin est proche. La confédération Internationale des sociétés des droits d’auteur (CISAC) n’a-t-elle pas infligé un « gifle cinglante » à Ama tutu Muna lors du renouvellement de la liste de ses membres en plaçant la Cmc à la 63e position alors que la minac avait saisi cette instance pour faire imposer la Socam dans le but d’entériner la mort de le la Cameroon Music corporation ? C’est bien la CMC qui représente le Cameroun pour les droits d’auteur dans le domaine de la musique à l’international.

 

 Le Cameroun est un Etat de droit et en dépit des manigances de la ministre des Arts et de la Culture dont les accointances sont aujourd’hui établies avec certains membres de la Cour suprême, le Droit triomphera.

 

Armand Ougock

 

Cameroun,Enlèvement des Sept Français Toute la lumière sur la Secte Islamiste Boko Haram mai 28 2013

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Souvent qualifié de « democrazy » (démocratie folle) en raison de l’agitation sociale et culturelle qui le caractérise, le Nigeria s’est fabriqué un monstre avec pour objectif de tuer quiconque ne veut pas adhérer à l’Islam. Il s’incruste au Cameroun comme dans la plupart des pays voisins de celui de Goodluck Jonathan.

Boko Haram, à ses débuts, il y a douze ans, n’était qu’un mouvement religieux contestataire qui tentait de combler le vide créé par l’incurie des partis progressistes. Il a bénéficié de la misère ambiante au Nigéria pour répandre ses tentacules. Le fossé issu de l’absence de dialogue des appareils politiques — du Parti démocratique du peuple (People’s Democratic Party, PDP), au pouvoir, à l’opposition nordiste, le Parti de tous les peuples du Nigeria (All Nigeria People’s Party, ANPP) — et les milieux militaro-sécuritaires qui conseillent le président Goodluck Jonathan ont contribué à radicaliser la secte née dans le nord-est du pays au début des années 2000.

Endoctrinement

 Férocement réprimée, la Jama’atu Ahlul Sunna Lidda’awati Wal Jihad (communauté des disciples pour la propagation de la guerre sainte et de l’islam) est dorénavant connue par deux initiales : BH pour Boko Haram — « book » en pidgin English, et « interdit » en arabe, l’expression signifiant le rejet d’un enseignement perverti par l’occidentalisation. Entre juillet 2009 et début février 2011, elle a revendiqué cent soixante-quatre attaques, attentats-suicides, exécutions et braquages perpétrés jusqu’au cœur de la capitale fédérale, Abuja ; Au total, dans le nord et le centre du Nigeria, les violences attribuées à Boko Haram et leur répression sanglante par les forces de l’ordre ont fait environ 3 000 morts depuis 2009.

La notoriété de Boko Haram n’échappe ni aux membres d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ni aux shebab (combattants islamistes) de Somalie qui, de fil en aiguille se lie d’amitié. Le groupe s’agrandit et étend ses tentacules et recrute ses adhérents  dans tous les milieux islamistes portés vers un islam  radical et rigoriste.  L’organisation se politise et attire des jeunes étudiants en rupture de ban à l’université, la vieille école occidentale. Ils prônent la charia et rejettent la modernité. « L’éducation Occidentale étant considérée comme un péché ». Boko Haram est fondé en 2002 par Mohamed Yusuf, prédicateur radical, à Maiduguri, capitale de l’État de Borno. C’est d’abord une mosquée dotée d’une école coranique où les familles pauvres peuvent envoyer leurs enfants.

De 2004 à 2009, des heurts souvent violents opposent ses militants aux forces de sécurité. Le gouvernement sous-estime le danger et prend la secte pour un groupuscule d’illuminés sans soutien. En 2006, Mohamed Yusuf fait l’objet d’une enquête pour activités supposées illégales, mais l’instruction est abandonnée. Il est arrêté à plusieurs reprises, notamment le 13 novembre 2008, pour « rassemblements illégaux » et « troubles à l’ordre public », mais relaxé sur décision de la cour. Le 30 juillet 2009, les forces de sécurité infligent une sérieuse défaite aux fondamentalistes et les chassent de la capitale de l’État de Borno. Le bilan des combats s’élève à plus de 700 morts, dont au moins 300 militants islamistes. Mohamed Yusuf, capturé par l’armée à Maiduguri, est exécuté par la police.

À partir d’avril 2011, le groupe multiplie les attentats à la bombe contre des églises chrétiennes, des gares, des hôtels, débits de boisson et des bâtiments officiels, représentation des nations unies. L’élection présidentielle de mai et la victoire de Goodluck Jonathan , un chrétien du Sud envenime la situation. Les populations du nord –Cameroun frontalières avec le Nigéria partagent une même culture, une même histoire, et des liens de vie si profondément ancrés qu’il est presque difficile de séparer un nigérian du nord de celui du nord cameroun. La porosité des frontières camerounaises facilite l’incrustation de Boko Haram au Nord Cameroun.

Frontières poreuses

Les frontières d’Afrique centrale sont poreuses. En octobre 2004, des membres de Boko Haram attaquent un convoi de soixante policiers près de Kala Balge, à la frontière du Tchad. Pris en otage, douze agents y perdent la vie. Au cameroun, la situation est plus grave, à l’Est, les incursions des bandes armées sont fréquentes, rapts et assassinats sont considérés par certains comme des faits divers qui n’émeuvent plus. L’enlèvement des français est la preuve s’il fallait que la sécurité des personnes et des biens n’est pas assurée. Une poignée d’hommes ont réussi à entrer au cameroun, à enlever des otages et à traverser la frontière dans le sens inverse. Cela s’est il fait sans complicité ? Difficile de le dire tant  les rumeurs de collusion entre Boko Haram et les chefs religieux   du nord Cameroun meublent les débats. Il faut voir cela comme un signe des moyens que certains sont prêts à tout utiliser pour obtenir pouvoir et richesse. Pour Shanda Tonme « c’est l’imprudence, la légèreté, l’ignorance et une certaine arrogance de quelques individus, nationaux et étrangers, qui persistent à ne refuser l’évidence des graves dysfonctionnements institutionnels, sociaux et politiques, qui ont fini par fragiliser complètement notre pays, et par conséquent à rendre son territoire vulnérable à toutes sortes d’aventures. Pour peu que des gens vivant au Cameroun aient un peu d’intelligence, ils ne se risqueraient pas à aller faire du tourisme dans le Grand nord du pays dont il n’est presque plus exagéré de dire que l’Etat n’y contrôle vraiment plus grand chose. Non seulement, des armes y circulent à profusion, mais plus grave, il est maintenant difficile de certifier qui est Camerounais là-bas et qui ne l’est pas ».  Assène t’il et de poursuivre  « c’est la consécration ou alors la rançon de notre attentisme, notre absence des jeux sécuritaires complets à l’échelle sous-régionale et régionale, et notre inconscience des dangers qui nous guettent depuis longtemps. Il me semble que par rapport au Nigeria ou vis-à-vis de ce grand voisin, nous ne prenons pas ou plus la mesure de l’importance de relations étroites, suivies et qualifiées ». Pour finir il s’agit «  de  la décomposition ou alors la faiblesse structurelle chronique des outils politiques, juridiques et sécuritaires de l’Etat dans la partie septentrionale du pays » conclut le spécialiste des relations internationales.

Armand Ougock

Conférence La Cafm est annoncée mai 28 2013

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Le réseau africain des forêts modèles, (Rafm) lance la première édition de la conférence africaine des forêts modèles.

 

Le Réseau Africain des forêts modèles (Rafm) organise sa première Conférence Africaine de forêts modèles (Cafm) au Palais des Congrès de Yaoundé du 12 au 15 mars 2013. Placée sous le thème Afrique émergente : gouvernance et changements, innovation et business social vert, la dite conférence internationale, première édition du genre sur le continent africain, abordera la problématique de l’émergence africaine sur les 30 prochaines années. De nombreuses thématiques seront abordées au cours de la conférence notamment  qui verra la participation des experts et autres éminents chercheurs venus d’horizons divers. Notamment les thèmes portant sur la place de l’Afrique dans la nouvelle économie, les innovations africaines, la biodiversité et les chaines de valeurs.

Les raisons d’un choix

Chimère Diaw, directeur général du Rafm explique que le choix de Yaoundé  pour  l’organisation de cette première édition se justifie par ce que le cameroun est le premier pays africain membre du réseau des forêts modèles, et qu’il bénéficie en plus de la réputation de pays stable et pacifique. « Les économies africaines d’aujourd’hui sont devenues des économies de croissance à  forte valeur ajoutée. La démographie de l’Afrique est un facteur favorable au développement qu’il faut saisir ». La forêt modèle se présente comme étant un partenariat volontaire entre les acteurs du développement local pour mettre en œuvre la gestion durable, le développement intégré et les bonnes pratiques sur un territoire forestier multidimensionnel dont les objectifs concilient écologie, social, économie et ressources forestières.

Armand Ougock

 Contact rédaction : 70 14 83 54

 

Cameroun, Politique Issa Tchiroma Bakary : L’incompétent prostitué politique mai 28 2013

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A l’observation de  parcours d’Issa Tchiroma Bakary, l’on constate que le crime de putainerie politique paie encore au Cameroun.

A peine le décret portant nomination de l’actuel ministre de la communication est il lu qu’il suscite déjà de nombreuses controverses. Les plus virulentes sont formulées par ses amis d’hier parmi lesquels certains médias qui lui sont acquis. Les membres du gouvernement, ne sont pas en reste. Marafa Hamidou Yaya, originaire de la région du Nord, ex-Ministre d’Etat en charge de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, sera le plus critique de tous. Dans sa première lettre ouverte à Paul Biya, concernant Tchiroma, il assène : « Enfin, après la formation du gouvernement au sein duquel monsieur Issa Tchiroma est devenu ministre (afin de contrecarrer mes ambitions, aux dires de certains), vous m’avez accordé une audience au cours de laquelle vous m’avez demandé ce que les gens pensent du nouveau gouvernement. Je vous ai répondu sans détour que monsieur Tchiroma ne mérite pas de siéger au gouvernement de la République. Vous et moi et d’autres (y compris lui-même) savons à quoi je fais référence. Je vous ai dit en outre que je ne collaborerai jamais avec lui. »

Opportuniste

Calculateur et manipulateur, Issa Tchiroma Bakary  s’allie à Bello Bouba  Maïgari en 1990 au sein de l’Undp (l’Union Nationale pour la démocratie et le Progrès), et devient en 1992, Ministre des transports. Il fait son entrée au gouvernement en compagnie de son ex-acolyte Ahmadou Moustapha qu’il finira par trahir en  quittant l’Andp (l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès).   Il y effectue un retour en 2002 lors du congrès de Maroua. En 2004, lors de l’élection présidentielle, il fustige avec virulence la position de Fru Ndi leader du Sdf (Social Democratic Front) qui conteste le choix de Ndam Njoya comme candidat unique de l’opposition.   C’est avec le même esprit pouvoiriste qu’il annonce le 17 janvier 2007 la naissance de son parti politique le Fnsc (Front National pour le salut du Cameroun).

Démagogue et diviseur

Le 20 février 2008, Issa Tchiroma Bakary se sentant un destin national, annonce que son parti est pour la suppression de la limite des mandats présidentiels. Il va plus loin, au cours d’une conférence de presse, il dit devant des journalistes hilares, « il est normal que le président (Biya) soit riche après 40 années passées au service de l’Etat en tant que Directeur de Cabinet, secrétaire général de la présidence, Ministre et Premier Ministre ». A chacune de ses sorties, le fils de « soldat du lamido » multiplie des gaffes et gratifie le public des maladresses qui étalent un manque de préparation technique de ses communications. Il viole systématiquement la présomption d’innocence. Aussi bien dans les affaires Germain Cyrille Ngota Ngota, Vanessa Tchatchou, Enoh Meyomesse, Opération épervier, et bien d’autres…

Pour lui, le journaliste Germain Cyrille Ngota Ngota, serait décédé d’une « l’hypertension artérielle (190/120mmHg) et était porteur  du Vih-Sida ». Grave et suffisamment sérieux,  sur le cas vanessa Tchatchou, il affirmera que « le bébé volé est mort et enterré à Nkoteng et que des suspects interpellés seraient passés aux aveux complets. », alors que visiblement, la procédure judiciaire était en cours.  Pour le natif de Garoua, Enoh Meyomesse « est un Camerounais, vraiment presque lambda, sans consistance, sans épaisseur politique. (…) Ce Monsieur, il sait ce qu’il a fait. Il a commandité un braquage à l’occasion duquel on a arraché un kilo d’or dans l’Est. Comme il en était commanditaire, il a pris cet or, il est parti à Singapour. Eh bien, à son arrivée, on a mis la main dessus. Et puis voilà. Aujourd’hui, il est entre les mains de nos tribunaux ! Est-ce qu’on a besoin de le torturer, dès lors que les faits sont évidents ? ».

Armand Ougock

 

 



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