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Fierté Nationale: octobre 9 2012

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La chute vertigineuse

 

De moins en moins, les camerounais se distinguent par le port des couleurs de leur équipe nationale.

 

 

Ousmanou B. la cinquantaine largement entamée, est commerçant. Il n’en démord pas. Il est tout furieux, et, surtout, ne sait plus où donner de la tête. La raison en est que son chiffre d’affaire est en baisse. Il s’est bâti une fortune dans la vente des vêtements de sports. Une réputation faite précisément  dans la revente des maillots des lions indomptables du Cameroun.  Ses clients se recrutent sur l’ensemble du triangle camerounais et viennent parfois des pays voisins.  Certains ont même tissé des ramifications  et entretiennent d’autres réseaux de revente.

En réalité,  il y’a encore quelques années, il était fréquent de voir, dans les rues des quatre coins du Cameroun, les compatriotes de Roger Milla et de Samuel Eto’o, arborer fièrement leurs couleurs nationales. Porter  ainsi un attribut des lions indomptables était de mode. Ce  n’était point un privilège.   

Tout y passait. Casquettes, polos, short, chasubles, chaussettes, et autres gadgets. À partir du numéro de maillot  arboré, l’observateur pouvait distinguer l’attachement  que le supporter camerounais vouait à son idole et par incidence, à son équipe et à son pays.

  

L’histoire du football camerounais est celle d’une époque, dotée de plusieurs générations de joueurs talentueux. L’amour des camerounais pour les couleurs vert, rouge et jaune provient des années glorieuses au cours desquelles le sport roi a trôné au sommet du continent noir. Qui ne se souvient de Sydney 2000 où la bande à Mboma ridiculise le Brésil de Ronaldinho et l’Espagne de Xavi Hernandez.

La génération en or ne s’arrêtera pas là. En 2002, elle remporte haut la main pour la quatrième fois de son histoire, la coupe d’Afrique des nations.  Un an plus tard, en 2003, la dream team fait trembler la France sur ses installations, en coupe des confédérations.

 

Inconséquences

 

Les années qui suivent font sombrer le football camerounais dans le cauchemar. Les coéquipiers de samuel Eto’o ne joueront la finale qu’une seule fois en 2008. Loin de susciter une auto évaluation , un bilan et une rémise en cause de la part des principaux acteurs, l’on note comme un mépris chez les principaux  dirigeants, et même les techniciens charger de gérer les affaires sportives au cameroun. Les contreperformances des Lion indomptables ont eu pour principal effet de faire dégringoler le cameroun de la 11e place qu’il occupait au classement fifa en novembre à la 71e place actuelle. Du coup, les compatriotes de Roger milla ne se reconnaissent plus en leur équipe nationale de football.

Certeins observateurs estiment que la convocation par l’atuelle sélectionneur Jean paul Akono d’un certains nombre de cadre quarantenaires, met un frein au processus de rélence du football camerounais engagé quelques semaines avant la coupe du monde 2010.

 

                                                                                      Armand Ougock  

 

 

 






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