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Administration territoriale : octobre 29 2012

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L’impasse

 

De manière récurrente, des voix s’élèvent  au sein du commandement pour exiger une nouvelle redéfinition de la préfectorale camerounaise.

Décidément,  la gestion des carrières administratives au Cameroun et plus particulièrement au sein du commandement direct  sera toujours comme une arlésienne. Un véritable serpent de mer dont les explications perdent les curieux sous le vocable de « pouvoir discrétionnaire » du chef suprême.  Héritée des années coloniales, la philosophie qui sous tend la promotion et le fonctionnement de la préfectorale de manière particulière et l’administration en générale  tarde à se moderniser.   L’absence d’un statut laisse le sous préfet, acteur du commandement direct à la merci des humeurs des élites et, parfois, de celles des  membres de leurs familles. Le jeu des nominations, répond  très souvent à un souci d’ordre politique qu’à un réel besoin sur le terrain.

Diagnostic

« Je suis administrateur civil principal de classe exceptionnelle depuis 25 ans. Major de ma promotion à l’Enam et à l’université, je prendrai  probablement ma retraite au poste de sous-préfet. Marafa m’a blacklisté. Mon département n’a pas de préfet depuis 1980. Alors que certains en ont plus de deux. Vous avez dit équilibre régionale ? J’ai  beaucoup  fait le terrain. Les hommes et le pays, on connait un peu ». Ainsi s’exprime sous anonymat un sous-préfet. Visiblement, l’homme en a plein le cœur et n’accepte plus son poste qu’il trouverait étroit. «  Je regrette que la philosophie implémentée par Andze Tsoungui connaisse un coup d’arrêt. J’ai des collègues de ma promotion qui sont des vacuités et qui occupent de très hautes fonctions» poursuit-il sans décolérer. L’histoire de l’administration  territoriale  camerounaise a certes connu des moments palpitants, mais elle tourne autour de trois grands ministres qui ont la particularité d’avoir marqué leur passage à la tête de cet important ministère par leur longévité. A eux seuls ils totalisent près de 30 ans de cette histoire, faite d’immobilisme et de frustrations de tout genre. Le musèlement semble être leur forme de gouvernement. Sous le prétexte de maintenir la paix sociale, l’intégrité territoriale et l’unité nationale, ils inventent toutes sortes de stratégies pour mieux étouffer les carrières des jeunes administrateurs ambitieux. Le statu quo persiste aussi bien dans l’organisation et le fonctionnement des circonscriptions administratives que dans les services centraux de l’administration territoriale.

1-       L’Époque Ayissi Mvondo Victor

Le contexte camerounais joue largement en faveur de la mise sur pied d’une administration fortement répressive.  Malgré l’indépendance acquise de haute lutte, l’unité nationale est fragilisée, les dispositions constitutionnelles qui font du multipartisme une nécessité, restent lettre morte. L’état unitaire qui devient une réalité dès 1972 n’est pas pour rassurer. Les fortes poussées tribalistes et ethniques persistent.  Les missions, sont claires imposé la paix sociale et l’unité nationale par tous les moyens.   Ayissi Mvondo aura donc passé  plus d’une douzaine d’années à l’administration territoriale du 25 janvier 1971 au 18 juin 1983, date à laquelle il quitte  son poste, et se reconnaît plus tard des qualités d’opposant.  Très  rapidement, s’installe la promotion par le réseautage. Les responsables administratifs sont membres du très influent parti au pouvoir.  

Andze Tsoungui Gilbert, mater la rébellion

Il sera ministre de l’administration territoriale du  07 septembre 1990 au 07 septembre 1997. Il est  Accusé d’avoir précipité la mort des « maquisards » comme il aimait les appeler. Sa mission, mater l’Upc et la rébellion c’est ce qui expliquera son passage dans les zones dites de contestation. C’est sous son magistère que le Cameroun enregistre les premiers morts ceux de 1990, le 26 mai 1990, lorsque le Sdf naît à Bamenda. Les policiers « piétinent six morts par balle il est alors délégué du gouvernement». Un homme fort du régime Biya on lui impute  d’avoir précipité la mort d’Um Nyobè, Ernest Ouandié, et bien d’autres maquisards.  De Nanga-Eboko,  au Moungo, à L’Ouest. En passant par lolodorf, et la Boumba et Ngoko et le Wouri  zones sous tensions.  C’est « le cuisinier des consultations électorales ”. Flegmatique et impassible, un marbre, Il est moqueur à l’endroit de l’opposition avec ses allusions à peine voilées.  La promotion sous Andze Tsoungui est marquée la reconnaissance de la nation à ceux qui, dans e commandement luttent contre les coupeurs de route, ne cèdent pas aux pressions des partis de l’opposition.  Il assigne aux responsables administratifs des missions spécifiques

 

3-Marafa  Hamidou Yaya et les réseaux

Il sera nommé ministre de l’administration territoriale  le 22 août 2002. Le 09 décembre 2011, il est demi de ses fonctions.  Sous son magistère, c’est la promotion par l’appartenance aux réseaux. « La république des sectes »,  connaît son évolution avec l’arrivée de Marafa au pouvoir, la promotion par le mérite étant renvoyée aux calendes grecques. Lobbies sectaires, et des regroupements mystico-magiques ont dès lors pignon sur rue conséquence, de nombreux administrateurs se retrouvés contre leur gré souvent, esclaves des sociétés sécrètes.  Les observateurs reprochent au MinatD d’entretenir des relations coupables  avec des hommes. La préfectorale en prend pour son grade.  Les acteurs du commandement direct sont de moins en moins respectés. L’on lui reproche surtout de ne s’intéresser qu’au pouvoir suprême. 

Fierté Nationale: octobre 9 2012

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La chute vertigineuse

 

De moins en moins, les camerounais se distinguent par le port des couleurs de leur équipe nationale.

 

 

Ousmanou B. la cinquantaine largement entamée, est commerçant. Il n’en démord pas. Il est tout furieux, et, surtout, ne sait plus où donner de la tête. La raison en est que son chiffre d’affaire est en baisse. Il s’est bâti une fortune dans la vente des vêtements de sports. Une réputation faite précisément  dans la revente des maillots des lions indomptables du Cameroun.  Ses clients se recrutent sur l’ensemble du triangle camerounais et viennent parfois des pays voisins.  Certains ont même tissé des ramifications  et entretiennent d’autres réseaux de revente.

En réalité,  il y’a encore quelques années, il était fréquent de voir, dans les rues des quatre coins du Cameroun, les compatriotes de Roger Milla et de Samuel Eto’o, arborer fièrement leurs couleurs nationales. Porter  ainsi un attribut des lions indomptables était de mode. Ce  n’était point un privilège.   

Tout y passait. Casquettes, polos, short, chasubles, chaussettes, et autres gadgets. À partir du numéro de maillot  arboré, l’observateur pouvait distinguer l’attachement  que le supporter camerounais vouait à son idole et par incidence, à son équipe et à son pays.

  

L’histoire du football camerounais est celle d’une époque, dotée de plusieurs générations de joueurs talentueux. L’amour des camerounais pour les couleurs vert, rouge et jaune provient des années glorieuses au cours desquelles le sport roi a trôné au sommet du continent noir. Qui ne se souvient de Sydney 2000 où la bande à Mboma ridiculise le Brésil de Ronaldinho et l’Espagne de Xavi Hernandez.

La génération en or ne s’arrêtera pas là. En 2002, elle remporte haut la main pour la quatrième fois de son histoire, la coupe d’Afrique des nations.  Un an plus tard, en 2003, la dream team fait trembler la France sur ses installations, en coupe des confédérations.

 

Inconséquences

 

Les années qui suivent font sombrer le football camerounais dans le cauchemar. Les coéquipiers de samuel Eto’o ne joueront la finale qu’une seule fois en 2008. Loin de susciter une auto évaluation , un bilan et une rémise en cause de la part des principaux acteurs, l’on note comme un mépris chez les principaux  dirigeants, et même les techniciens charger de gérer les affaires sportives au cameroun. Les contreperformances des Lion indomptables ont eu pour principal effet de faire dégringoler le cameroun de la 11e place qu’il occupait au classement fifa en novembre à la 71e place actuelle. Du coup, les compatriotes de Roger milla ne se reconnaissent plus en leur équipe nationale de football.

Certeins observateurs estiment que la convocation par l’atuelle sélectionneur Jean paul Akono d’un certains nombre de cadre quarantenaires, met un frein au processus de rélence du football camerounais engagé quelques semaines avant la coupe du monde 2010.

 

                                                                                      Armand Ougock  

 

 

 



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