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Interview:Gaston Komba, député du Nkam parle août 24 2012

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gaston komba Député du nkam

1-Merci de nous recevoir.  Vous êtes député de la nation, comment en êtes vous arrivé là ? Quel est votre parcours ?

J’y suis arrivé comme toute personne, tout homme politique qui aspire à servir les populations, l’intérêt général,  son pays et  la nation, à contribuer à marquer son temps. Je suis un cadre de l’administration, j’ai  travaillé tour à tour à l’éducation nationale, au conseil économique et social, à la présidence de la République et au crédit foncier où j’ai fini ma carrière comme inspecteur  général avant de me retrouver à l’assemblée nationale dans la cadre d’un mandat électif. Mais, il faut dire que le début de ma carrière politique ne commence pas avec mon élection à l’assemblée nationale, je suis dans la politique depuis ma jeunesse. Ôtant fils d’un homme politique qui a occupé des hautes fonctions dans l’Unc, et qui est aujourd’hui, maire et conseiller municipal dans la commune de Ndogbian depuis sa création, j’ai été touché par le virus.  Dans le Rdpc le parti  majoritaire au pouvoir, j’ai été président de comité  de base Ojrdpc, président de comité de base Rdpc membre de bureau sous-section que ce soit dans le Nkam, ou dans le  Mfoundi où je réside. J’ai été  Chargé de mission communal, départemental, provincial à l’époque. Vice- président de commission départementale,  président de commission communale, vous voyez donc que j’ai véritablement fait le tour.

2-Nous venons de vivre la session ordinaire du mois de juin. Elle était consacrée à l’examen de nouveaux textes notamment celui sur le tribunal spécial. Que peut-on retenir de cette session ordinaire dans l’ensemble ?

Comme vous le dites c’était une session ordinaire qui avait la spécificité que nous avons eu à nouveau, en examen, en seconde lecture, le texte sur le tribunal criminel spécial. Ce que nous pouvons dire par rapport à ce texte qui était un élément majeur de cette session, c’est que, d’abord, il consacre  le dialogue institutionnel entre le gouvernement et le parlement. Par ce qu’il faut le dire, certaines raisons fondamentales qui ramènent ce texte devant le parlement,  ont été évoquées par les députés, lors de son examen en première lecture. La seconde chose dont  il faut se féliciter, c’est que ce texte rétablit le principe de l’équité par ce qu’il excluait une partie des personnes coupables  de détournements de la fortune publique dont les sommes étaient inférieures à cinquante (50) millions. Aujourd’hui, tout auteur de détournement est concerné. C’est la volonté affichée par le chef de l’Etat de rendre tous les camerounais égaux devant la loi. C’est aussi un besoin du président de la république de consolider la paix, le consensus national, la cohésion sociale et de rechercher l’apaisement social. Le bon fonctionnement de la justice pénale est un indicateur essentiel de la démocratie.

3- parlons de vos activités politiques et de vos actions sociales. Quel est votre bilan au terme de ce mandat sont tentés de vous demander les camerounais ?

 

Avant et après  mon élection, j’ai fait le constat en concertation avec les populations, de tous les problèmes du Nkam. C’est un peu la règle, tout député le fait, d’une manière ou d’une autre. En général, le Nkam souffre d’un désenclavement multiforme. Educatif, structurel, économique, infrastructurel. Nos actions prioritaires se sont portées vers le désenclavement du Nkam. Sur le plan éducatif, nous avons mené une très forte  action porté vers l’accroissement du nombre d’établissements scolaire que nous avons multiplié par trois (03)  en cinq ans, dans le primaire comme dans le secondaire, avec en prime la création d’un institut des sciences halieutiques, de l’Université de Douala à Yabassi. Au niveau économique, grâce à notre action, notre département peut désormais échanger avec le reste du pays. Nous avons aussi impulsé l’installation d’express union (Etablissement financier de transfert de fonds NDLR) à Yabassi et à Nkondjock, qui fonctionnent très bien. Pour combattre le désenclavement sanitaire dont souffrait notre région, nous avons fait construire plus d’une douzaine de centres de santé par le gouvernement, en plus de leur équipement.  Sur le plan infrastructurel, le Nkam aujourd’hui, se porte mieux que par le passé.  On peut noter avec satisfaction, la construction du pont sur la Makombé, l’ouverture des pistes de désenclavement, le lancement des études pour le bitumage de deux axes principaux. La route Nkondjock-Bafang longue de 55 kms principale voie économique du Nkam. Nkondjock étant le bassin de production agricole du Nkam. Les  études pour le bitumage de Loum-Sollé- Yabassi- Bonepoupa-Bassa- Ndogkoti, pour Douala qui constitue la troisième voie de contournement d’accès à Douala.  Il faut relever que le Nkam c’est le seul département carrefour au Cameroun qui est limitrophe de 6 autres départements. Vous savez par ailleurs  que le Nkam  est voisin de cinq grandes villes. Edea, Douala, Nkongsamba, Bafang, Bagangté. C’est véritablement une position stratégique qui justifie que la route puisse passer par le département du Nkam. Voilà quelques chantiers.

A titre personnel, nous avons mis en place  de nombreux projets pour les agriculteurs  «  les Mapanes ». Nous avons mis en place  des petites coopératives d’appui au financement des initiatives des jeunes (Menji).  Dans toutes les aires politiques du Nkam, nous avons essayé de faire quelque chose pour les populations. Sur le plan de la lutte contre la pauvreté et l’amélioration du cadre de vie des populations, en droite ligne de notre leitmotiv de campagne « Ensemble pour un  Nkam nouveau ».

4- Evoquer la jeunesse, c’est penser à l’avenir, vous êtes par ailleurs président du « réseau espérance jeunesse » à l’Assemblée nationale. Quels sont les défis qui interpellent la jeunesse Camerounaise ?

Vous-même vous l’avez dit, la jeunesse c’est l’avenir. Le réseau  des parlementaires espérance jeunesse a été crée il y’a deux ans.  Nous l’avons mis sur pied pour booster la participation des jeunes au développement de notre pays. C’est un outil de sensibilisation, d’impulsion, de lobbying.  Son objectif est de promouvoir et de faciliter les politiques publiques en faveur de la jeunesse. Et, surtout, accompagner le gouvernement vers les politiques innovantes, si nous voulons véritablement préserver, la paix, la stabilité et la prospérité. Notre plus grande ambition c’est d’être comme des objecteurs de conscience, dans l’implémentation des politiques en faveur de la jeunesse. Nous n’en sommes qu’au début. L’assemblée nationale, à travers le très honorable président  Cavayé Djibril soutient fortement ce réseau. Nous avons pu réaliser un certain nombre d’actions et espérons bénéficier davantage de ce soutien. Afin que nous continuions à faire bouger les lignes positivement. « Créez, osez, innovez » a dit le président Biya en s’adressant à la jeunesse.

5- Le Cameroun est passé des « grandes ambitions » aux « grandes réalisations », qui tardent à prendre pied. Votre regard ?

C’est déjà une évolution marquante, que nous soyons partis des « grandes ambitions » aux «  grandes réalisations ». Nous assistons depuis quelques temps aux poses de premières pierres.  Cela a commencé par le port en eaux profondes de Kribi, puis de Menve’lé, ensuite Lom Pangar, bientôt Mekim, l’autoroute Douala- Yaoundé, et suivront d’autres grands chantiers. Le président Paul Biya est en train de poser les jalons du développement de notre pays.  La part belle a été faite à l’énergie et au transport c’est normal c’est le socle de développement d’un pays. Ils permettront d’entrevoir un début de solution au problème du chômage dans notre pays, grâce aux multiples emplois générés. Tout ceci ne peut qu’augurer des lendemains meilleurs. Le chef de l’Etat veut que notre pays soit émergent à l’horizon 2035.   Mais il faut pour cela aussi une distribution équitable de la richesse et l’amélioration des conditions de vie des populations dans l’arrière pays.

6- Pour finir un sujet  brûlant d’actualité. En ce moment, la lutte contre la corruption et plus précisément « l’opération épervier » est en cours.   Deux personnalités  importantes du sérail viennent d’être interpellées, Marafa et Inoni. Quelle lecture vous inspire toutes ces arrestations ? Le public attend beaucoup plus le raptriement des fonds dans les caisses de l’Etat.

Tous les pays au monde combattent la corruption. Ce n’est pas un phénomène nouveau et propre au Cameroun. Il n’y a pas de développement sans appropriation de l’éthique dans la gestion du bien public. Le tribunal criminel spécial a vocation de mettre l’accent sur la récupération de l’argent. La lutte contre la corruption doit se faire à tous les niveaux du plus haut cadre de la fonction publique au plus petit fonctionnaire. Tout le monde doit se sentir concerné il ne s’agit pas seulement d’un problème des dirigeants, ni seulement du  secteur public. La corruption touche aussi les professions libérales, et le secteur privé.  Dans la vie de tous les jours. Les camerounais doivent s’approprier les valeurs morales, les valeurs d’éthique afin que nous préservions la chose publique, que nous les respections. Si nous y arrivons, ce sera un grand pas vers l’émergence, vers la stabilité sociale et politique.   Notre pays se bâtira à travers la réappropriation par tous, des valeurs d’éthique et de morale, et surtout, la promotion du culte de l’effort au sein des jeunes générations.

S’agissant précisément du Pm Inoni et du ministre d’Etat Marafa, j’ai eu l’opportunité d’être leur collaborateur, à la présidence de la république. J’ai eu de très bons rapports professionnels avec les deux. A la justice de notre pays de décider en toute indépendance s’ils sont coupables ou innocents.

Armand Ougock

70 14 83 54  // 91 15 42 77






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