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Procès Marafa août 12 2012

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Procès Marafa

Et si Marafa avait raison…

Le jeudi 09 août, l’ex –MinatD a présenté sa défense à la barre. D’une consistance cohérente et désarmante.

L’air serein, documents à la main, costume sombre, c’est à 13 heures 28 minutes exactement que l’ « accusé Marafa », fait son entrée dans la salle d’audience du tribunal de grande instance du Mfoundi. A ses côtés, Yves Michel Fotso et Julienne Mbounda. Tous les trois sont accusés de coaction, et complicité de coaction de détournement de deniers publics dans l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel.


Le choc des arguments

Pendant plus de 8 heures d’horloge, d’une voix lente, mais sûre, de manière à se faire entendre de la collégialité et des personnes présentes dans la salle d’audience, l’ex-secrétaire d’Etat aux finances, a donné des explications aux camerounais, et à l’opinion internationale, sur son rôle véritable par rapport aux faits qui lui sont reprochés. Depuis près de 67 jours, Marafa avait mis fin à une activité épistolaire qui avait ébranlé la république. L’audience de jeudi dernier, très attendue, a été très courue. Elle offrait enfin l’occasion à l’ex- Sg/Pr de présenter sa défense. Il a choisi de le faire sans témoin. Même l’accusation n’a pas réussi à l’ébranler. Près d’une demi-douzaine de pièces à conviction acceptées par le tribunal ont été versées au dossier.


« L’histoire du bbj-2 ne date pas de l’ère Marafa »

C’est le 02 mai 1995 que le directeur des ventes de Boeing Afrique, saisit le colonel Mitlassou, chef d’Etat major particulier du président de la république pour lui faire des propositions de ventes d’avion Boeing, plus rapide, plus confortable et mieux sécurisé que le « vieux pélican ». En réalité, c’est le président Biya, sous le couvert de son chef d’Etat major particulier, qui décide de choisir le BBJ-2.

Marafa, Fotso et la camair

Selon l’ancien ministre d’Etat, une opinion répandue a fait croire que c’est lui, en tant que ex-Sg/Pr qui fait nommer Fotso à la tête de la Camair. Il n’en est rien. C’est le conseil d’administration de la société qui en en avait décidé. Il a reconnu être un ami de très longue date (1993) de Yves Michel Fotso « Le délit d’amitié » n’existe pas poursuit il. « J’ai connu Yves Michel Fotso à travers son papa. Le département de la Mifi venait alors d’éclater en plusieurs. Et Monsieur Fotso Victor avait offert un véhicule au nouveau préfet du Koung-Khi, la douane exigeait qu’il paie les taxes et droits y afférents. Le dossier traînait et l’administration douanière menaçait de saisir le véhicule pour le mettre aux enchères. Mon intervention a ramené de l’ordre et Fotso Victor a tenu, par la suite à me dire merci. Il m’a présenté son fils, de fil en aiguille nous sommes devenus amis depuis …1993 » précise le ministre d’Etat Marafa. Le rôle d’Ymf est donc logique. En tant Directeur général de la camair, il devait prendre part à la réunion que je convoquais, par ce que, La camair assure la maintenance des avions présidentiels. Elle leur accorde un numéro de vol, et une autorisation de survol. De plus, à chaque déplacement du chef de l’Etat, les techniciens de la Camair font partie de l’équipage. Il était donc logique que le « directeur général » de la camair (qu’il faut dissocier de la personne de Fotso) fasse partie de la réunion de concertation convoquée au palais par mes soins. « D’ailleurs, à l’issue de ladite réunion, je n’ai instruit ni donné aucun ordre pour le décaissement d’une quelconque somme à l’endroit de Gia » tranche l’ex-ministre d’Etat. Le contexte se prête à la nomination d’Yves Michel Fotso. En 2000, le mont Cameroun avion camair fait un accident à Roissy. Janvier 2001, air Afrique dépose le bilan et une opportunité s’offre à la camair il faut la saisir. Pour mener à bien cette ambition, il faut un homme d’affaires averti. C’est je crois, ce qui a motivé le choix d’Yves Michel Fotso. Alors, Le conseil d’administration de la camair décide de l’achat d’un Boeing 747 pour 15 à 18 mensualités de paiement. Et, un 767 pour 06 mois de mensualités de paiement.

Marafa, Fotso et Gia

« Je n’avais jamais entendu parler de Gia, je ne connaissais pas l’existence de cette société. C’est le directeur général de la camair, qui nous l’a présenté. Il nous a laissé entendre qu’elle offrait une opportunité de financement innovant, qu’il fallait saisir. Il nous a parlé de la SBLC (Stand by letter of credit). Ce qui ne nécessitait pas forcément un dépôt d’argent. Elle n’exigeait pas de garantie. Une simple lettre et le tour était joué. Comment douter d’une société qui avait un contrat avec Boeing ? Le géant américain ? Et qui venait de signer un contrat avec l’Indian Airways à qui elle offrait une demi-douzaine d’avions ? Une société comme Indian Airways vaut 30 fois la camair » répond l’accusé Marafa face aux questions de son conseil. Lorsque l’accusation revient à la charge sur ce sujet, relevant au passage l’intérêt de l’ancien confident du chef de l’Etat dans cette affaire, l’ex-MinatD précisera : « Gia était une société très sérieuse, aux états unis, elle avait fait l’objet d’un audit qui avait rendu compte de sa dimension internationale. Un jugement de faillite au niveau du quartier, Par le syndic de faillite dans le quartier. Un jugement de de liquidation par le juge de liquidation au niveau de la ville ; Une enquête par le Fbi au niveau américain ; Et une enquête par Interpol au niveau mondial. Tous les comptes de Gia ont été passés au peigne fin. La destination finale de chaque dollar dépensée est connue. On sait qui a eu quoi de Gia international ». conclut-il un peu comme agacé par cet acharnement.

Marafa et les 2 millions de dollars

Marafa précise : « Je n’ai jamais instruit qu’un quelconque virement soit fait. A l’issue de la réunion que j’ai présidée, il était clair que l’offre de Gia était la meilleure surtout qu’elle nous permettait de contourner les bailleurs de fonds internationaux qui avaient mis sous ajustement structurels notre pays et il fallait qu’on ait un avion pour les déplacements présidentiels. Gia, selon la présentation faite, nous laissait un délai de 72 heures. Pour un déposit de 2 millions de dollars. Le déposit nous assurait la priorité sur l’avion. Il était perdu en cas de non versement des 29 millions de dollars nécessaires. Plus tard, le Dg de la camair m’a informé que le virement avait été effectué ». Il fallait donc obtenir un avion pour le cameroun via la camair un peu comme si c’était la camair qui en était propriétaire alors que c’était l’Etat le vrai propriétaire. Et la Snh était indiqué.

Marafa et les 29 millions de dollars

Alors monsieur le ministre d’Etat, les camerounais veulent savoir où sont passés les 29 millions de dollars, nous n’avons ni l’argent ni l’avion reprend le conseil de Marafa qui sera suivi dans cette logique lors de  la cross examination in chief par l’accusation « je vous le dis, je n’ai jamais donné l’ordre pour que l’argent soit viré. C’est le ministre des finances de l’époque, monsieur Meva’a, qui avait donné l’ordre pour que l’argent soit viré à partir de la Snh ». Vous lui avez demandez d’où il a eu ses instructions ? Poursuit l’accusation « il m’a dit qu’elles venaient d’en haut, connaissant ce que veut dire l’expression : venir d’en haut veut dire, je n’ai pas insisté. Lâche désemparé l’ancien conseiller spécial à la présidence de la république. Monsieur le président du tribunal voulez vous savoir l’intégralité des échanges que j’ai eus avec le président de la république sur le sujet ? « Non je ne veux pas savoir ». Monsieur le président du tribunal voulez vous savoir l’intégralité des échanges que j’ai eus avec le président de la république sur le sujet ? « Non je ne veux pas savoir » répond sans rire le juge Schlick.

Le rôle trouble de Akéré Muna et de Meva’a

Ce qui préoccupe les camerounais c’est de savoir où sont passés les 29 millions. « Monsieur le président du tribunal, maître Akéré Muna a reçu mandat de notre pays pour que l’argent soit remboursé. Et notre pays a été indemnisé à hauteur des 24 millions de dollars ». Mon successeur ne m’a jamais consulté. Alors qu’au moment de partir, je lui ai confié 05 dossiers importants et je lui ai dit que parmi ceux-ci, le chef de l’Etat accordait une importance particulière au cas de la camair et au dossier de l’avion présidentiel. Il a reçu l’autorisation du chef de l’Etat pour que l’argent revienne dans les caisses de l’Etat.

« IL y’a eu 2 bbj-2 »

« Le premier bbj-2 était a été réceptionné par le Cameroun qui lui a donné un numéro. Et une autorisation de survol de Seattle à Bâle pour son habillage intérieur. Il était immatriculé sous le numéro. YD407. L’autorité aéronautique camerounaise lui a donné un certificat de vol sous le numéro TGGAAC. Il a été assuré à chanas à hauteur de 500 millions de francs. Le Cameroun a simplement refusé den prendre livraison. J’avais dit que je pouvais décider de l’habillage interne cela relevait des « goûts et des couleurs » et revenait au couple présidentiel. Pour cela, le président avait reçu des techniciens de la société suisse jet aviation l’habillage interne s’élevait à plus de 15 millions de dollars. Il fallait pourvoir l’avion d’anti missile, et d’autres équipements de pointe qui ramenait le tout à 75 millions de dollars pris d’achat définitif. Le Cameroun l’a réceptionné sans en prendre livraison.
Le second était immatriculé YD408. J’étais déjà parti de la présidence de la république depuis le 24 août 2002 et ne suis pas au courant de la suite qui lui était réservé.

« Le président était au courant de tout »

Je rendais compte fidèlement au chef de l’Etat comme cela est de rigueur dans l’administration. Il faut préciser à la cour qu’au lendemain des attentas du 11 septembre 2001, 28% de la flotte américaine était au sol, parqué dans le désert comme l’attestent ces quelques pages du livre du président Bush que j’ajoute au dossier comme pièce à conviction. (Ce sera la pièce à conviction n¨° 3) il en versera ce jour 6 au total. Ce qui a fait connaître à la fabrication du bbj-2 des péripéties. Il fallait revoir les antis missiles etc etc etc…
Notre pays, après mon départ a essayé de traiter directement avec Boeing mais, le géant américain de l’industrie aéronautique a refusé arguant qu’ils étaient sous contrat avec Gia.

La fortune de Marafa

Monsieur le Ministre d’Etat, une ordonnance de la justice suisse parle d’une tentative de virement de l’ordre de 500 millions de dollars dans votre compte lance le procureur l’ex confident du chef de L’Etat l’arrête sur le champ, mais je n’ai jamais eu de compte en suisse. Ça me rappelle cette histoire qui est partie d’Afrique du Sud en plein parlement sud africain où un député ‘(il lâche le nom du député malgré le rappel à l’ordre de son avocat) cette affaire par ailleurs on l’on prétend que je suis à la tête d’une armée de 6000 hommes. J’ai porté plainte et la justice m’a donne raison je porterai plainte pour cette autre affaire aussi pour que mon honneur soit rétabli. Quand je suis attaqué par la presse nationale qui me prête des mœurs qui me sont étrangères, je ne réagis pas par ce que je suppose qu’il y’a des commanditaires mais quand il s’agit de la presse internationale je réagis toujours. Dans la foulée, Marafa brandi son relevé de compte bancaire le numéro et le montant n’ont pas été rendu public mais le fin limier que je suis, a pu retenir le numéro de compte de Marafa à la CBC / 37230038801. Un compte comme les autres, qui s’élève sur plusieurs années et sur lequel il n’y a aucun milliard il n’y a jamais eu mouvement de milliards.






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