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Interview:Gaston Komba, député du Nkam parle août 24 2012

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gaston komba Député du nkam

1-Merci de nous recevoir.  Vous êtes député de la nation, comment en êtes vous arrivé là ? Quel est votre parcours ?

J’y suis arrivé comme toute personne, tout homme politique qui aspire à servir les populations, l’intérêt général,  son pays et  la nation, à contribuer à marquer son temps. Je suis un cadre de l’administration, j’ai  travaillé tour à tour à l’éducation nationale, au conseil économique et social, à la présidence de la République et au crédit foncier où j’ai fini ma carrière comme inspecteur  général avant de me retrouver à l’assemblée nationale dans la cadre d’un mandat électif. Mais, il faut dire que le début de ma carrière politique ne commence pas avec mon élection à l’assemblée nationale, je suis dans la politique depuis ma jeunesse. Ôtant fils d’un homme politique qui a occupé des hautes fonctions dans l’Unc, et qui est aujourd’hui, maire et conseiller municipal dans la commune de Ndogbian depuis sa création, j’ai été touché par le virus.  Dans le Rdpc le parti  majoritaire au pouvoir, j’ai été président de comité  de base Ojrdpc, président de comité de base Rdpc membre de bureau sous-section que ce soit dans le Nkam, ou dans le  Mfoundi où je réside. J’ai été  Chargé de mission communal, départemental, provincial à l’époque. Vice- président de commission départementale,  président de commission communale, vous voyez donc que j’ai véritablement fait le tour.

2-Nous venons de vivre la session ordinaire du mois de juin. Elle était consacrée à l’examen de nouveaux textes notamment celui sur le tribunal spécial. Que peut-on retenir de cette session ordinaire dans l’ensemble ?

Comme vous le dites c’était une session ordinaire qui avait la spécificité que nous avons eu à nouveau, en examen, en seconde lecture, le texte sur le tribunal criminel spécial. Ce que nous pouvons dire par rapport à ce texte qui était un élément majeur de cette session, c’est que, d’abord, il consacre  le dialogue institutionnel entre le gouvernement et le parlement. Par ce qu’il faut le dire, certaines raisons fondamentales qui ramènent ce texte devant le parlement,  ont été évoquées par les députés, lors de son examen en première lecture. La seconde chose dont  il faut se féliciter, c’est que ce texte rétablit le principe de l’équité par ce qu’il excluait une partie des personnes coupables  de détournements de la fortune publique dont les sommes étaient inférieures à cinquante (50) millions. Aujourd’hui, tout auteur de détournement est concerné. C’est la volonté affichée par le chef de l’Etat de rendre tous les camerounais égaux devant la loi. C’est aussi un besoin du président de la république de consolider la paix, le consensus national, la cohésion sociale et de rechercher l’apaisement social. Le bon fonctionnement de la justice pénale est un indicateur essentiel de la démocratie.

3- parlons de vos activités politiques et de vos actions sociales. Quel est votre bilan au terme de ce mandat sont tentés de vous demander les camerounais ?

 

Avant et après  mon élection, j’ai fait le constat en concertation avec les populations, de tous les problèmes du Nkam. C’est un peu la règle, tout député le fait, d’une manière ou d’une autre. En général, le Nkam souffre d’un désenclavement multiforme. Educatif, structurel, économique, infrastructurel. Nos actions prioritaires se sont portées vers le désenclavement du Nkam. Sur le plan éducatif, nous avons mené une très forte  action porté vers l’accroissement du nombre d’établissements scolaire que nous avons multiplié par trois (03)  en cinq ans, dans le primaire comme dans le secondaire, avec en prime la création d’un institut des sciences halieutiques, de l’Université de Douala à Yabassi. Au niveau économique, grâce à notre action, notre département peut désormais échanger avec le reste du pays. Nous avons aussi impulsé l’installation d’express union (Etablissement financier de transfert de fonds NDLR) à Yabassi et à Nkondjock, qui fonctionnent très bien. Pour combattre le désenclavement sanitaire dont souffrait notre région, nous avons fait construire plus d’une douzaine de centres de santé par le gouvernement, en plus de leur équipement.  Sur le plan infrastructurel, le Nkam aujourd’hui, se porte mieux que par le passé.  On peut noter avec satisfaction, la construction du pont sur la Makombé, l’ouverture des pistes de désenclavement, le lancement des études pour le bitumage de deux axes principaux. La route Nkondjock-Bafang longue de 55 kms principale voie économique du Nkam. Nkondjock étant le bassin de production agricole du Nkam. Les  études pour le bitumage de Loum-Sollé- Yabassi- Bonepoupa-Bassa- Ndogkoti, pour Douala qui constitue la troisième voie de contournement d’accès à Douala.  Il faut relever que le Nkam c’est le seul département carrefour au Cameroun qui est limitrophe de 6 autres départements. Vous savez par ailleurs  que le Nkam  est voisin de cinq grandes villes. Edea, Douala, Nkongsamba, Bafang, Bagangté. C’est véritablement une position stratégique qui justifie que la route puisse passer par le département du Nkam. Voilà quelques chantiers.

A titre personnel, nous avons mis en place  de nombreux projets pour les agriculteurs  «  les Mapanes ». Nous avons mis en place  des petites coopératives d’appui au financement des initiatives des jeunes (Menji).  Dans toutes les aires politiques du Nkam, nous avons essayé de faire quelque chose pour les populations. Sur le plan de la lutte contre la pauvreté et l’amélioration du cadre de vie des populations, en droite ligne de notre leitmotiv de campagne « Ensemble pour un  Nkam nouveau ».

4- Evoquer la jeunesse, c’est penser à l’avenir, vous êtes par ailleurs président du « réseau espérance jeunesse » à l’Assemblée nationale. Quels sont les défis qui interpellent la jeunesse Camerounaise ?

Vous-même vous l’avez dit, la jeunesse c’est l’avenir. Le réseau  des parlementaires espérance jeunesse a été crée il y’a deux ans.  Nous l’avons mis sur pied pour booster la participation des jeunes au développement de notre pays. C’est un outil de sensibilisation, d’impulsion, de lobbying.  Son objectif est de promouvoir et de faciliter les politiques publiques en faveur de la jeunesse. Et, surtout, accompagner le gouvernement vers les politiques innovantes, si nous voulons véritablement préserver, la paix, la stabilité et la prospérité. Notre plus grande ambition c’est d’être comme des objecteurs de conscience, dans l’implémentation des politiques en faveur de la jeunesse. Nous n’en sommes qu’au début. L’assemblée nationale, à travers le très honorable président  Cavayé Djibril soutient fortement ce réseau. Nous avons pu réaliser un certain nombre d’actions et espérons bénéficier davantage de ce soutien. Afin que nous continuions à faire bouger les lignes positivement. « Créez, osez, innovez » a dit le président Biya en s’adressant à la jeunesse.

5- Le Cameroun est passé des « grandes ambitions » aux « grandes réalisations », qui tardent à prendre pied. Votre regard ?

C’est déjà une évolution marquante, que nous soyons partis des « grandes ambitions » aux «  grandes réalisations ». Nous assistons depuis quelques temps aux poses de premières pierres.  Cela a commencé par le port en eaux profondes de Kribi, puis de Menve’lé, ensuite Lom Pangar, bientôt Mekim, l’autoroute Douala- Yaoundé, et suivront d’autres grands chantiers. Le président Paul Biya est en train de poser les jalons du développement de notre pays.  La part belle a été faite à l’énergie et au transport c’est normal c’est le socle de développement d’un pays. Ils permettront d’entrevoir un début de solution au problème du chômage dans notre pays, grâce aux multiples emplois générés. Tout ceci ne peut qu’augurer des lendemains meilleurs. Le chef de l’Etat veut que notre pays soit émergent à l’horizon 2035.   Mais il faut pour cela aussi une distribution équitable de la richesse et l’amélioration des conditions de vie des populations dans l’arrière pays.

6- Pour finir un sujet  brûlant d’actualité. En ce moment, la lutte contre la corruption et plus précisément « l’opération épervier » est en cours.   Deux personnalités  importantes du sérail viennent d’être interpellées, Marafa et Inoni. Quelle lecture vous inspire toutes ces arrestations ? Le public attend beaucoup plus le raptriement des fonds dans les caisses de l’Etat.

Tous les pays au monde combattent la corruption. Ce n’est pas un phénomène nouveau et propre au Cameroun. Il n’y a pas de développement sans appropriation de l’éthique dans la gestion du bien public. Le tribunal criminel spécial a vocation de mettre l’accent sur la récupération de l’argent. La lutte contre la corruption doit se faire à tous les niveaux du plus haut cadre de la fonction publique au plus petit fonctionnaire. Tout le monde doit se sentir concerné il ne s’agit pas seulement d’un problème des dirigeants, ni seulement du  secteur public. La corruption touche aussi les professions libérales, et le secteur privé.  Dans la vie de tous les jours. Les camerounais doivent s’approprier les valeurs morales, les valeurs d’éthique afin que nous préservions la chose publique, que nous les respections. Si nous y arrivons, ce sera un grand pas vers l’émergence, vers la stabilité sociale et politique.   Notre pays se bâtira à travers la réappropriation par tous, des valeurs d’éthique et de morale, et surtout, la promotion du culte de l’effort au sein des jeunes générations.

S’agissant précisément du Pm Inoni et du ministre d’Etat Marafa, j’ai eu l’opportunité d’être leur collaborateur, à la présidence de la république. J’ai eu de très bons rapports professionnels avec les deux. A la justice de notre pays de décider en toute indépendance s’ils sont coupables ou innocents.

Armand Ougock

70 14 83 54  // 91 15 42 77

Procès Marafa août 12 2012

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Procès Marafa

Et si Marafa avait raison…

Le jeudi 09 août, l’ex –MinatD a présenté sa défense à la barre. D’une consistance cohérente et désarmante.

L’air serein, documents à la main, costume sombre, c’est à 13 heures 28 minutes exactement que l’ « accusé Marafa », fait son entrée dans la salle d’audience du tribunal de grande instance du Mfoundi. A ses côtés, Yves Michel Fotso et Julienne Mbounda. Tous les trois sont accusés de coaction, et complicité de coaction de détournement de deniers publics dans l’affaire de l’acquisition de l’avion présidentiel.


Le choc des arguments

Pendant plus de 8 heures d’horloge, d’une voix lente, mais sûre, de manière à se faire entendre de la collégialité et des personnes présentes dans la salle d’audience, l’ex-secrétaire d’Etat aux finances, a donné des explications aux camerounais, et à l’opinion internationale, sur son rôle véritable par rapport aux faits qui lui sont reprochés. Depuis près de 67 jours, Marafa avait mis fin à une activité épistolaire qui avait ébranlé la république. L’audience de jeudi dernier, très attendue, a été très courue. Elle offrait enfin l’occasion à l’ex- Sg/Pr de présenter sa défense. Il a choisi de le faire sans témoin. Même l’accusation n’a pas réussi à l’ébranler. Près d’une demi-douzaine de pièces à conviction acceptées par le tribunal ont été versées au dossier.


« L’histoire du bbj-2 ne date pas de l’ère Marafa »

C’est le 02 mai 1995 que le directeur des ventes de Boeing Afrique, saisit le colonel Mitlassou, chef d’Etat major particulier du président de la république pour lui faire des propositions de ventes d’avion Boeing, plus rapide, plus confortable et mieux sécurisé que le « vieux pélican ». En réalité, c’est le président Biya, sous le couvert de son chef d’Etat major particulier, qui décide de choisir le BBJ-2.

Marafa, Fotso et la camair

Selon l’ancien ministre d’Etat, une opinion répandue a fait croire que c’est lui, en tant que ex-Sg/Pr qui fait nommer Fotso à la tête de la Camair. Il n’en est rien. C’est le conseil d’administration de la société qui en en avait décidé. Il a reconnu être un ami de très longue date (1993) de Yves Michel Fotso « Le délit d’amitié » n’existe pas poursuit il. « J’ai connu Yves Michel Fotso à travers son papa. Le département de la Mifi venait alors d’éclater en plusieurs. Et Monsieur Fotso Victor avait offert un véhicule au nouveau préfet du Koung-Khi, la douane exigeait qu’il paie les taxes et droits y afférents. Le dossier traînait et l’administration douanière menaçait de saisir le véhicule pour le mettre aux enchères. Mon intervention a ramené de l’ordre et Fotso Victor a tenu, par la suite à me dire merci. Il m’a présenté son fils, de fil en aiguille nous sommes devenus amis depuis …1993 » précise le ministre d’Etat Marafa. Le rôle d’Ymf est donc logique. En tant Directeur général de la camair, il devait prendre part à la réunion que je convoquais, par ce que, La camair assure la maintenance des avions présidentiels. Elle leur accorde un numéro de vol, et une autorisation de survol. De plus, à chaque déplacement du chef de l’Etat, les techniciens de la Camair font partie de l’équipage. Il était donc logique que le « directeur général » de la camair (qu’il faut dissocier de la personne de Fotso) fasse partie de la réunion de concertation convoquée au palais par mes soins. « D’ailleurs, à l’issue de ladite réunion, je n’ai instruit ni donné aucun ordre pour le décaissement d’une quelconque somme à l’endroit de Gia » tranche l’ex-ministre d’Etat. Le contexte se prête à la nomination d’Yves Michel Fotso. En 2000, le mont Cameroun avion camair fait un accident à Roissy. Janvier 2001, air Afrique dépose le bilan et une opportunité s’offre à la camair il faut la saisir. Pour mener à bien cette ambition, il faut un homme d’affaires averti. C’est je crois, ce qui a motivé le choix d’Yves Michel Fotso. Alors, Le conseil d’administration de la camair décide de l’achat d’un Boeing 747 pour 15 à 18 mensualités de paiement. Et, un 767 pour 06 mois de mensualités de paiement.

Marafa, Fotso et Gia

« Je n’avais jamais entendu parler de Gia, je ne connaissais pas l’existence de cette société. C’est le directeur général de la camair, qui nous l’a présenté. Il nous a laissé entendre qu’elle offrait une opportunité de financement innovant, qu’il fallait saisir. Il nous a parlé de la SBLC (Stand by letter of credit). Ce qui ne nécessitait pas forcément un dépôt d’argent. Elle n’exigeait pas de garantie. Une simple lettre et le tour était joué. Comment douter d’une société qui avait un contrat avec Boeing ? Le géant américain ? Et qui venait de signer un contrat avec l’Indian Airways à qui elle offrait une demi-douzaine d’avions ? Une société comme Indian Airways vaut 30 fois la camair » répond l’accusé Marafa face aux questions de son conseil. Lorsque l’accusation revient à la charge sur ce sujet, relevant au passage l’intérêt de l’ancien confident du chef de l’Etat dans cette affaire, l’ex-MinatD précisera : « Gia était une société très sérieuse, aux états unis, elle avait fait l’objet d’un audit qui avait rendu compte de sa dimension internationale. Un jugement de faillite au niveau du quartier, Par le syndic de faillite dans le quartier. Un jugement de de liquidation par le juge de liquidation au niveau de la ville ; Une enquête par le Fbi au niveau américain ; Et une enquête par Interpol au niveau mondial. Tous les comptes de Gia ont été passés au peigne fin. La destination finale de chaque dollar dépensée est connue. On sait qui a eu quoi de Gia international ». conclut-il un peu comme agacé par cet acharnement.

Marafa et les 2 millions de dollars

Marafa précise : « Je n’ai jamais instruit qu’un quelconque virement soit fait. A l’issue de la réunion que j’ai présidée, il était clair que l’offre de Gia était la meilleure surtout qu’elle nous permettait de contourner les bailleurs de fonds internationaux qui avaient mis sous ajustement structurels notre pays et il fallait qu’on ait un avion pour les déplacements présidentiels. Gia, selon la présentation faite, nous laissait un délai de 72 heures. Pour un déposit de 2 millions de dollars. Le déposit nous assurait la priorité sur l’avion. Il était perdu en cas de non versement des 29 millions de dollars nécessaires. Plus tard, le Dg de la camair m’a informé que le virement avait été effectué ». Il fallait donc obtenir un avion pour le cameroun via la camair un peu comme si c’était la camair qui en était propriétaire alors que c’était l’Etat le vrai propriétaire. Et la Snh était indiqué.

Marafa et les 29 millions de dollars

Alors monsieur le ministre d’Etat, les camerounais veulent savoir où sont passés les 29 millions de dollars, nous n’avons ni l’argent ni l’avion reprend le conseil de Marafa qui sera suivi dans cette logique lors de  la cross examination in chief par l’accusation « je vous le dis, je n’ai jamais donné l’ordre pour que l’argent soit viré. C’est le ministre des finances de l’époque, monsieur Meva’a, qui avait donné l’ordre pour que l’argent soit viré à partir de la Snh ». Vous lui avez demandez d’où il a eu ses instructions ? Poursuit l’accusation « il m’a dit qu’elles venaient d’en haut, connaissant ce que veut dire l’expression : venir d’en haut veut dire, je n’ai pas insisté. Lâche désemparé l’ancien conseiller spécial à la présidence de la république. Monsieur le président du tribunal voulez vous savoir l’intégralité des échanges que j’ai eus avec le président de la république sur le sujet ? « Non je ne veux pas savoir ». Monsieur le président du tribunal voulez vous savoir l’intégralité des échanges que j’ai eus avec le président de la république sur le sujet ? « Non je ne veux pas savoir » répond sans rire le juge Schlick.

Le rôle trouble de Akéré Muna et de Meva’a

Ce qui préoccupe les camerounais c’est de savoir où sont passés les 29 millions. « Monsieur le président du tribunal, maître Akéré Muna a reçu mandat de notre pays pour que l’argent soit remboursé. Et notre pays a été indemnisé à hauteur des 24 millions de dollars ». Mon successeur ne m’a jamais consulté. Alors qu’au moment de partir, je lui ai confié 05 dossiers importants et je lui ai dit que parmi ceux-ci, le chef de l’Etat accordait une importance particulière au cas de la camair et au dossier de l’avion présidentiel. Il a reçu l’autorisation du chef de l’Etat pour que l’argent revienne dans les caisses de l’Etat.

« IL y’a eu 2 bbj-2 »

« Le premier bbj-2 était a été réceptionné par le Cameroun qui lui a donné un numéro. Et une autorisation de survol de Seattle à Bâle pour son habillage intérieur. Il était immatriculé sous le numéro. YD407. L’autorité aéronautique camerounaise lui a donné un certificat de vol sous le numéro TGGAAC. Il a été assuré à chanas à hauteur de 500 millions de francs. Le Cameroun a simplement refusé den prendre livraison. J’avais dit que je pouvais décider de l’habillage interne cela relevait des « goûts et des couleurs » et revenait au couple présidentiel. Pour cela, le président avait reçu des techniciens de la société suisse jet aviation l’habillage interne s’élevait à plus de 15 millions de dollars. Il fallait pourvoir l’avion d’anti missile, et d’autres équipements de pointe qui ramenait le tout à 75 millions de dollars pris d’achat définitif. Le Cameroun l’a réceptionné sans en prendre livraison.
Le second était immatriculé YD408. J’étais déjà parti de la présidence de la république depuis le 24 août 2002 et ne suis pas au courant de la suite qui lui était réservé.

« Le président était au courant de tout »

Je rendais compte fidèlement au chef de l’Etat comme cela est de rigueur dans l’administration. Il faut préciser à la cour qu’au lendemain des attentas du 11 septembre 2001, 28% de la flotte américaine était au sol, parqué dans le désert comme l’attestent ces quelques pages du livre du président Bush que j’ajoute au dossier comme pièce à conviction. (Ce sera la pièce à conviction n¨° 3) il en versera ce jour 6 au total. Ce qui a fait connaître à la fabrication du bbj-2 des péripéties. Il fallait revoir les antis missiles etc etc etc…
Notre pays, après mon départ a essayé de traiter directement avec Boeing mais, le géant américain de l’industrie aéronautique a refusé arguant qu’ils étaient sous contrat avec Gia.

La fortune de Marafa

Monsieur le Ministre d’Etat, une ordonnance de la justice suisse parle d’une tentative de virement de l’ordre de 500 millions de dollars dans votre compte lance le procureur l’ex confident du chef de L’Etat l’arrête sur le champ, mais je n’ai jamais eu de compte en suisse. Ça me rappelle cette histoire qui est partie d’Afrique du Sud en plein parlement sud africain où un député ‘(il lâche le nom du député malgré le rappel à l’ordre de son avocat) cette affaire par ailleurs on l’on prétend que je suis à la tête d’une armée de 6000 hommes. J’ai porté plainte et la justice m’a donne raison je porterai plainte pour cette autre affaire aussi pour que mon honneur soit rétabli. Quand je suis attaqué par la presse nationale qui me prête des mœurs qui me sont étrangères, je ne réagis pas par ce que je suppose qu’il y’a des commanditaires mais quand il s’agit de la presse internationale je réagis toujours. Dans la foulée, Marafa brandi son relevé de compte bancaire le numéro et le montant n’ont pas été rendu public mais le fin limier que je suis, a pu retenir le numéro de compte de Marafa à la CBC / 37230038801. Un compte comme les autres, qui s’élève sur plusieurs années et sur lequel il n’y a aucun milliard il n’y a jamais eu mouvement de milliards.

Lom Pangar août 6 2012

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206 francs CFA l’heure !

 

A la place d’un véritable partenariat gagnant-gagnant, les chinois imposent aux camerounais une coopération qui affiche le visage hideux de l’impérialisme.

 

A.Essomba,  est visiblement très furieux. «Nous n’avons pas  de contrats de travail, la grille des salaires de la convention collective des bâtiments  n’est  pas respectée. Nous sommes payés à la main.  Il n’existe aucune  classification professionnelle, les heures supplémentaires ne sont pas payées. Surtout qu’il n’existe aucune indemnité et nous ne sommes pas connus de  la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnps)  les malades  ne sont pas pris en charge, et ils nous payent à 206 francs CFA l’heure. Nous travaillons 12 heures par jour» lâche t’il courroucé.  Pour lui, Les conditions de travail des ouvriers camerounais sur le site de Lom Pangar sont inhumaines. Ici, quotidiennement, leurs droits sont violés.  Les travailleurs du site de Lom Pangar avaient défrayé la chronique il y’a quelques semaines lorsqu’ils ont menacé de faire grève avant la pose de la première pierre. Les responsables approchés n’ont pas souhaité parlé à la presse. Le chef de chantier s’est même montré menaçant lorsque nous lui avons dit que les soupçons d’exploitation illégale de l’or pesaient contre l’entreprise chinoise en charge du barrage. «  C’est curieux, depuis notre arrivée ici, nous n’avons pas vu une seule pépite d’or », lance le traducteur. Les propos du responsable de la Cwe, traduisent à suffisance la discrétion, le secret  qui entoure  les activités des entreprises chinoises au Cameroun, quand bien même, elles évoluent en margent de la réglementation. Le taux de chômage élevé et la concurrence de la main d’œuvre étrangère bon marché d’origine asiatique n’est pas pour jouer en la faveur des camerounais. Sur le site de Lom Pangar, les employés qui revendiquent sont très souvent remerciés nous confie A. Essomba.

Coopération

Le premier des camerounais lors de la pose de la première pierre a salué « le partenariat entre le Cameroun et la chine ». Doit-on de coopération ou de partenariat gagnant-gagnant  dans les relations entre nos deux pays ?  La coopération chinoise est savamment huilée. Elle nous est bien imposée. Fort de sa surface financière, de son potentiel technologique et son milliard d’habitants, l’empire du milieu surfe sur une coopération hideuse, dont à laquelle les autorités ne s’opposent pas. La chine glisse sur le terrain des pratiques esclavagistes. Lorsque l’on sait que les manœuvres du site de Lom Pangar sont payés à 206 francs l’heure, achètent leurs bottes, se soignent à leur frais, et offrent leur énergie pour plus de 12 heures de travail par jour. Difficile d’imaginer que ce pays puisse se comporter autrement. Il est mis régulièrement sur le banc des accusés par la communauté internationale au sujet des multiples violations des droits de l’homme. C’est donc à une coopération colorée à laquelle nous assistons. Notre gouvernement qui a pour priorité de lancer les chantiers qui vont améliorer les conditions de vie des camerounais semble impuissant d’imposer le respect de la convention collective.

 Nos compatriotes employés dans les sociétés chinoises sont à la merci des employeurs  asiatiques qui n’hésitent pas à faire brandir la menace du licenciement à la moindre revendication. Les entrepreneurs chinois profitent des juteux marchés que leur offre notre pays mais comment comprendre qu’en plus,  ils ne se content pas simplement d’investir mais viennent aussi avec leur main d’œuvre disponible pour remplacer le cas échéant, les employés locaux récalcitrants ?  Viennent-ils nous aider à sortir de la misère ou à mieux la partager  au mépris de toute réglementation ? En réponse, un expert, nous a expliqué  cette situation par le fait que les offres chinoises sont généralement les « moins exigeantes» financièrement,  en termes de conditionnalités  sur les droits de l’homme, même si elles ne remplissent pas toujours la totalité des critères exigés. «Grâce à cette offre, a il souligné, nous pouvons rattraper un certain retard. Mais il ne s’agit pas d’un problème particulier qu’il faut résoudre, même s’il faut reconnaître que cette présence pose un problème d’ordre éthique. Les entreprises chinoises devraient respecter la réglementation du travail,» a-t-il fini par lâcher.

Armand O. 

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Lom Pangar août 6 2012

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Pose de la première pierre

le président Paul Biya a procédé vendredi 03 août à la pose de la première pierre du barrage de Lom Pangar.

Satisfaction totale. C’est ainsi que peut se résumer l’ambiance qui a prévalu lors de la cérémonie de pose de la première pierre du barrage de Lom Pangar. Les populations de la région de l’Est  se sont mobilisées  pour assister à l’évènement historique. De Dimako, Messamena et Mindourou dans le Haut Nyong, Belabo dans le Lom et Djerem, Mbang dans la Kadeï,Yokadouma et Mouloundou dans la Boumba-et-Ngoko toutes ont tenu à dire merci au chef de l’Etat. C’est exactement à 12 heures que l’hélicoptère  ayant à son bord  Paul Biya a foulé le sol du lieu de cérémonie. Le «  Nom Ngui » effectuait sa 5e visite officielle dans la région de l’Est du Cameroun après les passages de mai 1983,  mars 1988 septembre 1991, et d’octobre 1997.

La mise sur pied du barrage de Lom Pangar fait suite à une promesse de Paul Biya lors du 3e congrès ordinaire du (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais), le Rdpc,  parti au pouvoir. Au cours de cette grand messe tenue les 15 et 16 septembre à Yaoundé,  au cours du quel il affirmait ” dès janvier 2012 le Cameroun sera un vaste chantier”. Pour  répondre  au déficit énergétique et infrastructurel et industriel très criards du Cameroun et plus particulièrement de la région du soleil levant.

Le projet de Lom Pangar comprend cinq composantes, un barrage réservoir d’une hauteur de 46 mètres, ayant une retenue couvrant une superficie de 540 kms 2  environ, pour une capacité de 6 milliards de mètres cubes d’eau,  à ce réservoir, il faut ajouter une centrale hydroélectrique qui se trouve au pied du barrage d’une capacité de 30 MW et dont l’objectif est d’augmenter la capacité d’approvisionnement de l’Est actuellement desservie par des centrales thermiques diesel; Une route d’accès entre Deng Deng et le site du barrage, un campement des travailleurs prolongée par une aire de travaux et des dépôts de matériaux et enfin, un parc national.
Il permettra aussi de desservir près de 150 localités rurales et  le raccordement de plus de 10.000 ménages.

Partenariats

Les travaux  du barrage de Lom Pangar  dureront 38 mois.  La livraison du chantier est prévue en juillet 2014. Le Cameroun a bénéficié de l’appui de nombreux partenaires financiers pour la mise sur pied de cet important projet dont l’enveloppe globale s’élève à plus de 238 milliards de francs Cfa. Si l’apport de l’État du Cameroun est estimé à 61,6 milliards de francs Cfa celui de l’agence Française de développement (Afd) est de 39,3 milliards. Le 05 juin 2012, la Bei (Banque Européenne d’investissement) à travers son conseil d’administration avait approuvé sa participation financière à 19.7 milliards FCFA. La banque mondiale quant à elle offrait un financement sans intérêt de l’ordre de 64.5 milliards. Tandis que la Bdeac (banque de développement des États de l’Afrique Centrale) et la Bad (Banque Africaine de développement) apportent 52.9 milliards.

La politique gouvernementale trouve là une arme de poids qui pourrait si elle est bien gérée, aider le Cameroun à lutter contre le chômage en pourvoyant  près de 3500 emplois, aux camerounais en proie aux affres du chômage et  surtout améliorer les conditions d’existence des nombreux compatriotes affectés par le lancement des travaux de Lom Pangar, qui ont reçu des indemnisations conséquentes. Les indemnisations ont permis à plus de 400 ménages camerounais, de bénéficier de plus de 1. 255 milliards de francs CFA.  Avec la pose de la première pierre de Lom Pangar, le Cameroun vient de faire un pas de plus vers son émergence.

Armand O. 70 14 83 54 // 91 15 42 77

 

 



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