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Code électoral : Inquiétant branle bas mai 4 2012

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             Après le retrait du projet de loi portant code électoral par le gouvernement la semaine dernière, le document est de nouveau sur la table des députés.

 

Mardi 03 avril 2012, le ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation, René Emmanuel Sadi, contre toute attente, retire le projet de loi portant code électoral, déposé 24 heures plus tôt. Il faut préciser, que le projet de loi portant code électoral répond au souci de la classe politique camerounaise de combler les insuffisances présentées lors des différents scrutins organisés  jusqu’ici dans notre pays.  Le document dont il s’agit est un ensemble de textes cohérents prenant en compte  les règles régissant toutes les consultations prévues par la loi fondamentale de janvier 1996. C’est donc sans surprise qu’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale  a été convoquée  le 05 avril par le président de la  représentation nationale pour étudier le texte. Pour le président de la commission des lois constitutionnelles, Herssesse Zondol, «  le texte a été déposé tardivement, il ne nous était pas possible d’étudier la question efficacement. Avec la convocation de la session extraordinaire, nous consulterons les experts afin d’y apporter notre contribution ». Pour l’honorable Gaston komba, «  nous allons tout faire pour que le texte soit en harmonie avec  notre constitution ». D’où vient le blocage observé à l’assemblée nationale alors que Cavayé Yeguié Djibril président de l’Assemblée nationale,  annonçait que « toute équivoque était levée » ?

 

Blocage

Les députés du parti des flammes dans l’ensemble continuent d’opposer un non catégorique au gouvernement qui voulait, comme par le passé, lorsque des textes importants sont déposés, pour étude à l’auguste chambre, utiliser le principe de «  l’union sacrée » pour faire un passage en force, afin de faire passer le code électoral unique comme une lettre à la poste. Selon notre source, quelques membres du comité central, le secrétaire général du comité central, le vice-Premier ministre, ministre délégué à la présidence chargé des relations avec les assemblées Amadou Ali, n’ont pas encore réussi à faire fléchir la position des élus du peuple. Les points de discorde sont nombreux. Il y’a  par exemple, le mandat impératif, la caution des députés qui passe de 500 mille à 5 millions de FCFA et des conseillers municipaux de 25 000 à 100 000 FCFA, celui du découpage électoral. «  Il y a le risque que la représentativité du peuple soit biaisée, parce que désormais seuls les riches pourront devenir candidats et les autres même s’ils ont de bonnes idées ne pourront pas briguer de mandat électifs », fait remarquer un député Rdpc qui a requis l’anonymat. Pour couronner le tout, les leaders politiques du groupe des 7 se sont réunis à Bamenda le dimanche 08 avril 2012 et ont rejeté en bloc « ce projet de loi » en demandant « aux députés patriotes soucieux du devenir de leur pays, de s’abstenir de se prêter à cette négation de la démocratie dans notre pays ». pour les signataires de la déclaration du 08 avril, les exigences au débat politique dans notre pays sont «  la limitation du mandat du président de la République à 5 ans, renouvelable une seule fois; 
le scrutin présidentiel à deux tours ; le scrutin uninominal pour les législatives;
 le bulletin unique;
 la majorité électorale à 18 ans;
le redécoupage électoral; l’utilisation de la technologie biométrique avec délivrance immédiate de la carte électorale; la définition légale du calendrier électoral ».

 

 L’adoption d’un nouveau code électoral unique décrispera certainement le climat politique et, surtout contribuera  à l’avancée de la démocratie dans notre pays.

Armand Ougock

 

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