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Agence du service civique national: Pour la renaissance du patriotisme mai 4 2012

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Le chef de l’Etat a nommé des responsables à la tête du service civique national de participation au développement.

 

L’article 2 de la loi qui crée l’agence de service civique national de participation du développement  stipule qu’elle a pour but, « de contribuer à la mobilisation des énergies pour répondre aux impératifs du développement économique et social du pays et de promouvoir chez tous les citoyens le sentiment national, le sens de la discipline, de la tolérance, de l’intérêt général , de la dignité du travail ainsi que l’esprit civique et la culture de la paix ». Ainsi, l’éducation à la citoyenneté qui nous a cruellement  fait défaut pendant longtemps serait devenue une cause nationale.

 

Au delà de l’acte politique que représente la création d’un tel service, il faut y voir une tentative de solidification des fondations de notre société. Lorsque l’on observe l’âge des personnes concernées, les jeunes de deux sexes de 17 à 21 ans. L’on comprend que le président de la république décide d’attaquer le mal à la racine.

 

Comment ne pas s’inquiéter lorsque l’on voit à quel rythme la solidarité nationale s’est effritée ? Comme peau de chagrin, nous avons vu sans lever le petit doigt, se désagréger nos valeurs. Il était temps que quelque chose soit fait, car, de moins en moins, les camerounais accordent de l’importance au service civique.

 

Nécessaires ajustements

 

Ncharé Mama, directeur de l’éducation citoyenne, de l’insertion sociale et de la participation des jeunes au ministère de la jeunesse et de l’éducation civique, pense que nos emblèmes nationaux et autres symboles  par exemple, ont perdu du respect et de l’égard. Pour lui, l’acte du chef de l’Etat, «  vise à inculquer à la jeunesse camerounaise le patriotisme, le respect du drapeau et des biens publics ».

La place qu’occupe le drapeau national chez chacun d’entre nous est telle que chaque fois, au moment de le hisser ou de le baisser, nous devons nous immobiliser, nous découvrir (nous décoiffer). Combien sommes-nous à respecter cette disposition naturelle ? Il n’est pas rare de confondre des hommes en tenues, pris en flagrant délit de non respect du drapeau lors des cérémonies officielles.

Au delà de ces clichés, ce sont tous les secteurs de la vie nationale qui souffrent de notre incivisme. Pour Atéba Eyéné, il faut penser à organiser un «  forum  national sur le l’éducation citoyenne ».

L’exemple vient d’en haut dit le sage. Le chef de l’Etat a donné le ton de ce qui doit être le socle du nivellement des valeurs morales dans  notre société. Notre pays s’est caractérisé par un déficit criard en matière d’éducation civique. Il fallait, pour la promotion d’une véritable politique de développement, envisager une audace venant en haut lieu.

 

L’Agence du service civique national de participation au développement, qui est placée sous la tutelle technique du ministère de la jeunesse et de l’éducation civique, apparaît aussi comme un instrument de lutte contre le chômage des jeunes. Elle a pour rôle de concourir à la « formation civique, sportive, culturelle et professionnelle des appelés et des volontaires, en vue de leur insertion dans les circuits du développement économique et social ».

 

 Le récent forum  national des jeunes a étalé sur la place publique le sempiternel problème du chômage des jeunes. La création de l’Agence intervient donc dans un contexte où le diplôme seul, pour ceux qui le possèdent, ne suffit plus. La fonction publique ayant montré ses limites. Cette mise en route s’inscrit dans la ligne droite du programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine (Pajer-U), du programme intégré d’appui à la jeunesse et aux acteurs du secteur informel (Piaasi), du Projet d’insertion socio-économique des jeunes par la fabrication de matériel sportif (Pifmas). L’accent au sein de cette nouvelle institution, sera mis sur l’insertion des jeunes dans les domaines agropastoraux d’une part, et l’éducation à la citoyenneté d’autre part. « L’accès à l’emploi doit se faire de manière intelligente. Tout le monde veut travailler dans un bureau alors que les secteurs comme l’agriculture, l’élevage ou l’artisanat offrent de bonnes perspectives et de véritables trajectoires professionnelles ». précise un cadre du Minjec.

 

Pour le ministre Bidoung Mpkatt, nommé pca de cette structure, «  notre action va s’étaler sur deux axes : l’éducation, et l’emploi. Il y’a en effet lieu d’améliorer le niveau éducatif et les qualifications professionnelles. S’agissant de l’emploi, il est question d’améliorer l’offre en emplois décents et durables ». déclare t-il. Tout un programme.

 

Armand Ougock

 

 






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