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GRANDES REALISATIONS: Lom Pangar, sur les rails mai 4 2012

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Notre pays va bénéficier d’un financement de plus de 65 milliards de francs CFA sans intérêt, destinés à la construction du barrage de Lom Pangar.

Selon Gregor Hans Binkert, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, « le décaissement du financement de la Banque Mondiale est prévu en Juin-Juillet 2012 ». Ce plan de financement est assuré en partenariat avec la Banque Africaine de développement (Bad), la Banque de développement des États de l’Afrique Centrale (Bdeac), la Banque européenne d’investissement (Bei), l’agence française de développement (Afd) et le gouvernement du Cameroun. Avec le financement de Lom Pangar, c’est une étape importante de la mise en œuvre du projet qui est ainsi abordée. La toute première étape ayant été le recasement effectif des populations concernées, plus d’une soixantaine de familles ont reçu en espèces, leurs indemnisations.

Outil de développement

 Pour Obiageli K. EZEWESILI, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique, « le déficit énergétique de l’Afrique compromet la croissance de ce continent et y aggrave la pauvreté. C’est surtout vrai au Cameroun où de nombreuses communautés n’ont pas accès à l’énergie alors même que ce pays dispose de troisième plus important potentiel hydroélectrique d’Afrique subsaharienne ». Le projet Lom Pangar doit constituer un outil de développement ambitieux qui contribuera non seulement à la construction d’usine hydroélectrique, à améliorer considérablement la fourniture d’électricité aux populations et aux industries mais aussi de lutter contre la pauvreté en réduisant le chômage. Dans la pratique, c’est un projet d’augmentation de la production d’électricité de l’ordre de 120 mégawatts (Mw), pour améliorer les conditions de vie de près de cinq (05) millions de personnes qui verra le jour. C’est donc à juste titre que lors de l’examen du financement proposé, le conseil d’administration de la Banque a précisé que : « Le projet Lom Pangar répond aux besoins immédiats des Camerounais et de l’économie nationale, il symbolise la détermination du Cameroun devenir une puissance économique, sachant que l’accès durable à l’énergie est l’une des conditions essentielle pour une croissance tirée par le secteur privé et pour l’amélioration du niveau de vie de la population ». Pour Meike Van Ginneken, responsable du secteur développement durable au sein de la région Afrique de la Banque mondiale, l’approbation du projet Lom Pangar rentre dans la stratégie de développement régionale de l’Afrique « le projet Lom Pangar constitue une opportunité unique de donner sa pleine mesure au potentiel hydroélectrique du Cameroun tout en présentant l’environnement ». Conclut-il.

L’entreprise adjudicataire

Le coût total du barrage de Lom Pangar est estimé à 247 milliards de francs CFA, soit 494 millions de dollar. 132 millions (57 milliards FCFA) seront financés par l’association internationale de développement (Ida), 163 millions (81 milliards FCFA) proviennent de la Banque Africaine de développement (Bad), de la Banque de développement  des Etats de l’Afrique Centrale (B Bdeac), de la Banque Européenne d’investissement (Bei) et de l’agence française de développement (Afd) et, enfin 199 milliards FCFA) seront fournis par le Cameroun.

Pour y parvenir, l’entreprise Italienne Sicim adjudicataire de ce chantier a présenté son planning au même moment que le public la découvrait. Si la mise à eau du barrage hydroélectrique est prévue pour Juillet 2014, le planning des activités prévoit quant à lui les reconnaissances et les sondages préalables sur le site entre avril et mai, les études d’exécution, et l’élaboration des procédures s’étendent d’avril à octobre 2012. Pour Léonardo Gravina, directeur général de Sicim spa, « nous allons démarrer les travaux aussitôt le contrat signé ». Et Christian Lenoble, directeur général de Cotco, d’ajouter, « Les travaux débutent dès avril ». C’est dire qu’avant la pose de la fibre optique prévue entre septembre 2013 et février 2014, les travaux seront achevés. Les responsables de la société adjudicataire rassurent les partenaires sociaux, «  la sécurité et la protection de l’environnement seront respectées ». Pour ce qui est de l’offre, l’emploi des nationaux est la priorité. Une aubaine pour l’économie de notre pays. Selon de nombreux observateurs, le projet Lom Pangar va bien au-delà de la production de l’électricité.

                                                                                     J.H

 

 

Homosexualité : Comme le vent de l’Est mai 4 2012

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De plus en plus, de nombreux compatriotes parlent de leur sexualité peu ordinaire à visage découvert.

Il y’a encore quelques années, les homosexuels camerounais, évoluaient dans une stratégie de camouflage. Bien qu’étant homosexuels, ils entretenaient aussi des rapports avec des partenaires de l’autre sexe, pour faire bonne figure sociale. Cette vision des choses a évolué, conséquence, l’homosexualité se manifeste de façon plus visible dans notre société. Cette pratique est devenue partagée. Elle se fait soit par mimétisme, à travers l’influence de lé culture occidentale, soit par désir d’ascension sociale, soit simplement, pour vaincre la misère ambiante. Plus grave, elle prend de l’ampleur au mépris des dispositions du code pénal camerounais. En effet, l’article 347(bis) de notre code pénal, réprime depuis 1972, les actes d’homosexualité. « Est puni d’une amende de 20.000 à 200.000francs CFA, celui ou celle qui a des rapports sexuels avec une personne du même sexe ». Cette disposition de la loi camerounaise, est méprisée, ignorée et violée. Le mal est si profond qu’il touche tous les milieux de notre société. Ceux du sport de haut niveau, de la musique, de la politique, et de la haute administration sont régulièrement cités par la presse comme étant atteints par le mal. Les adeptes de cette pratique, échangent par codes et obéissent à un vocabulaire spécifique. Et, le tout, avec la complicité passive de l’Etat, qui semble avoir démissionné. Comment expliquer ce laxisme ?selon les sociologues, l’homosexualité au Cameroun trouve son origine dans la pratique de certains rites réservés à des castes ésotériques. C’était donc une activité fermée à tout intrus. Son côté  improductif ayant suscité la méfiance chez les adversaires de cette pratique. Car, pour eux, et pour le bon sens, l’activité sexuelle a essentiellement pour rôle d’assurer la pérennité de l’espèce.

Dans son mémoire de sociologie, Charles Guehouo,  estime que « dans  les villes de Douala et de Yaoundé, les pratiques homosexuelles ont tendance à se généraliser ». Sur  un échantillon de 81 enquêtés, « 47 soit 58% sont des homosexuels exclusifs ». Parmi ces 47 homosexuels exclusifs, 20 ont en même temps affirmé avoir des partenaires de l’autre sexe, soit 42% de l’effectif des 47 homosexuels exclusifs. 34 des 81 enquêtés ont dit être bisexuels, soit 43,2%. Cela est le signe que, la pratique homosexuelle pour des raisons inavouées, se généralise. Est-ce cependant une aspiration profonde de la majorité de notre population ? Contrairement au vent de l’Est qui a soufflé au début des années 90, manifesté par le désir profond de démocratie, l’homosexualité est en train de nous être imposé par la société occidentale. L’on constate que, les diplomates étrangers en poste  à Yaoundé usent et abusent de subterfuges, au mépris de la réglementation en vigueur   pour entraîner notre société inexorablement vers une acceptation de la pratique homosexuelle. Pourquoi tentent-ils d’imposer une standardisation de leur valeur à une société qui a ses propres normes ?un des principes en diplomatie est le respect de la loi du pays d’accueil. En accordant il y’a quelques mois, un financement de plus de 300.000 euros à des associations camerounaises qui militent pour l’homosexualité, l’union Européenne piétine la souveraineté de notre pays.

Souveraineté nationale

Est il possible pour le gouvernement camerounais de financer une association européenne qui fait la promotion de la polygamie en Europe ?  Le contexte de mondialisation a pour conséquence, la tendance à la standardisation  des normes occidentales comme valeurs universellement partagées. A travers la détermination des diplomates occidentaux en poste dans notre pays,  pour imposer l’homosexualité, l’on peut voir comme une tentative de soumission d’un peuple qui a ses codes et ses valeurs, et, qui obeït  à ses normes de vie en société. Le droit à la différence est pourtant consacré par la charte des Nations unies. L’insistance des plénipotentiaires européens peut être perçue comme la contrepartie, le lourd prix à payer par notre pays aux divers appuis financiers de la communauté internationale.   Lorsqu’en 1990,  le vent de l’Est souffle, les peuples africains manifestent leur adhésion à la démocratie à travers l’organisation des conférences nationales souveraines et les manifestations de rue. Là s’arrête la comparaison. Aucune législation dans aucun pays au monde ne fait l’unanimité. Il est donc difficile de comprendre l’entêtement des occidentaux à s’attaquer aux lois dont se sont dotés les camerounais. Une poignée d’agitateurs membres de la société civile, plus soucieux de leurs intérêts individuels, que de ceux de la communauté dans laquelle ils vivent, servent d’appui à nos amis de la communauté internationale. Utiliser le prétexte des droits de l’homme pour soumettre un pays souverain est extrêmement manipulateur. Une « minorité sexuelle » qui décide d’évoluer en marge des lois de son pays ne saurait dicter sa conduite à la majorité silencieuse.les manifestations de ces groupuscules sont un déracinement, un déphasage  social qui obeït à des schémas véhiculés par les médias occidentaux.  L’homosexualité se généralise peut être mais elle n’est pas du goût de la grande majorité de nos populations.

Armand Ougock

Code électoral : Inquiétant branle bas mai 4 2012

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             Après le retrait du projet de loi portant code électoral par le gouvernement la semaine dernière, le document est de nouveau sur la table des députés.

 

Mardi 03 avril 2012, le ministre de l’administration territoriale et de la Décentralisation, René Emmanuel Sadi, contre toute attente, retire le projet de loi portant code électoral, déposé 24 heures plus tôt. Il faut préciser, que le projet de loi portant code électoral répond au souci de la classe politique camerounaise de combler les insuffisances présentées lors des différents scrutins organisés  jusqu’ici dans notre pays.  Le document dont il s’agit est un ensemble de textes cohérents prenant en compte  les règles régissant toutes les consultations prévues par la loi fondamentale de janvier 1996. C’est donc sans surprise qu’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale  a été convoquée  le 05 avril par le président de la  représentation nationale pour étudier le texte. Pour le président de la commission des lois constitutionnelles, Herssesse Zondol, «  le texte a été déposé tardivement, il ne nous était pas possible d’étudier la question efficacement. Avec la convocation de la session extraordinaire, nous consulterons les experts afin d’y apporter notre contribution ». Pour l’honorable Gaston komba, «  nous allons tout faire pour que le texte soit en harmonie avec  notre constitution ». D’où vient le blocage observé à l’assemblée nationale alors que Cavayé Yeguié Djibril président de l’Assemblée nationale,  annonçait que « toute équivoque était levée » ?

 

Blocage

Les députés du parti des flammes dans l’ensemble continuent d’opposer un non catégorique au gouvernement qui voulait, comme par le passé, lorsque des textes importants sont déposés, pour étude à l’auguste chambre, utiliser le principe de «  l’union sacrée » pour faire un passage en force, afin de faire passer le code électoral unique comme une lettre à la poste. Selon notre source, quelques membres du comité central, le secrétaire général du comité central, le vice-Premier ministre, ministre délégué à la présidence chargé des relations avec les assemblées Amadou Ali, n’ont pas encore réussi à faire fléchir la position des élus du peuple. Les points de discorde sont nombreux. Il y’a  par exemple, le mandat impératif, la caution des députés qui passe de 500 mille à 5 millions de FCFA et des conseillers municipaux de 25 000 à 100 000 FCFA, celui du découpage électoral. «  Il y a le risque que la représentativité du peuple soit biaisée, parce que désormais seuls les riches pourront devenir candidats et les autres même s’ils ont de bonnes idées ne pourront pas briguer de mandat électifs », fait remarquer un député Rdpc qui a requis l’anonymat. Pour couronner le tout, les leaders politiques du groupe des 7 se sont réunis à Bamenda le dimanche 08 avril 2012 et ont rejeté en bloc « ce projet de loi » en demandant « aux députés patriotes soucieux du devenir de leur pays, de s’abstenir de se prêter à cette négation de la démocratie dans notre pays ». pour les signataires de la déclaration du 08 avril, les exigences au débat politique dans notre pays sont «  la limitation du mandat du président de la République à 5 ans, renouvelable une seule fois; 
le scrutin présidentiel à deux tours ; le scrutin uninominal pour les législatives;
 le bulletin unique;
 la majorité électorale à 18 ans;
le redécoupage électoral; l’utilisation de la technologie biométrique avec délivrance immédiate de la carte électorale; la définition légale du calendrier électoral ».

 

 L’adoption d’un nouveau code électoral unique décrispera certainement le climat politique et, surtout contribuera  à l’avancée de la démocratie dans notre pays.

Armand Ougock

 

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Feuilles de route: les résultats d’abord mai 4 2012

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Le président de la République a prescrit aux membres du gouvernement, des orientations sur les bases desquelles ils seront évalués.

Paul Biya Président sortant est réélu après le scrutin du 09 octobre2011. Son programme de société baptisé « les grandes Réalisations » a séduit l’immense majorité des électeurs. Ce programme qui met en exergue les projets structurants vise à redonner la confiance aux investisseurs et à relancer l’économie nationale. C’est donc à juste titre, que lors du premier conseil des ministres tenu le 15 décembre 2011 au palais de l’unité le chef de l’État, demande aux ministres de se référer au document de stratégie pour la croissance et l’emploi. (Dsce), pour ce qui est des grandes orientations de l’action gouvernementale, mais aussi de s’approprier les déclinaisons des discours de campagne électorale et celui de sa prestation de serment devant la représentation nationale.

 Mises sur pied le 06 mars, le bilan de mi-parcours des feuilles de route sera dressé en août 2012.

L’importance des feuilles de route pour la mise en œuvre de l’action gouvernementale, n’est plus à démontrer. Le chef de l’État ayant placé son septennat sous le signe « des résultats ». Ainsi, les ministres sont invités à « rendre compte » après 6 mois. Ce qui pourrait offrir au président de la République, l’occasion de cerner   les manquements et les retards. Le peuple Camerounais attend donc de juger chacun de ses ministres, afin de comprendre avec quel degré d’engagement chacun d’entre eux, imprime sa marque dans la « nouvelle dynamique » impulsée par le président Biya et qui doit mener le Cameroun vers l’émergence à l’horizon 2035. La feuille de route est un instrument de transparence qui permettra d’avoir plus de lisibilité sur l’action gouvernementale. Pour des experts avisés, « les feuilles de routes facilitent l’action gouvernementale et la rendent plus efficace, il faudrait pour y parvenir aux résultats, se débarrasser de l’inertie qui caractérise l’administration et surtout, dynamiser les équipes dans chaque ministère ». C’est dire que l’adoption des feuilles de routes « constitue un signal fort et un appel à une grande mobilisation » pour la création des richesses.

Lorsque l’on sait que les attentes des populations sont nombreuses aussi bien dans  le domaine de l’agriculture avec la mécanisation ou de la révolution agricole, secteur d’avenir dans lesquels de nécessaires ajustements  sont annoncés, que dans le secteur des logements sociaux où les préoccupations sont importantes. Le souci d’amélioration les conditions d’accès à l’eau potable, à l’emploi décent à une éducation de meilleure qualité étant  des préoccupations permanentes.

 

 

 

CEMAC: Le cas Antoine Ntsimi mai 4 2012

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La décision prise par le Chef de l’Etat Centrafricain de refouler  le Président de la Commission de la Cemac laisse entrevoir les couacs dans le fonctionnement de l’organe sous-régional.

 

« La Cemac fait du surplace depuis deux ans ». Assène François Bozizé sur les antennes de vox Africa le 15 février dernier. Il poursuit, « il faut qu’un sommet des Chefs d’Etat ait lieu pour prendre enfin des grandes décisions. La Cemac doit fonctionner comme les autres institutions Sous-Régionales d’Afrique. On tourne en rond. Je dois le dénoncer ». En résumé, les derniers sommets des leaders de la Sous-région Cemac qui regroupe six pays, (Cameroun, Centrafrique, Gabon, Guinée Équatoriale, Congo et Tchad) se sont tenus en 2010. Respectivement en janvier à Bangui et en juin à Brazzaville. Au menu de ses deux derniers sommets, plusieurs chantiers dont ceux sur le rapprochement des bourses de Libreville et de Douala, la mise sur pied de la compagnie Air Cemac et le passeport biométrique communautaire.

Fâcheux incident

« L’incident de Bangui », intervient quelques jours après la tenue de la journée Cemac 2012 le 16 mars dernier, sous le thème « la libre circulation dans l’espace Cemac ». Ironie du sort, le plus haut responsable de l’institution faîtière sous-régionale est « persona non grata » au siège de l’institution qu’il dirige 6 jours plus tard. Si l’on peut être satisfait du déroulement du programme des reformes institutionnelles au niveau sous-régionale, il existe des limites aux ambitions des politiques traversées par des égoïsmes nationaux.  Qui plus est, les incidents entre ressortissants de la Cemac, sont récurrents. Pourtant, nous sommes condamnés, à « vivre ensemble ». De façon didactique le Chef de l’Etat Camerounais, lors de la visite de son homologue Tchadien Idriss Deby Itno affirmait que « nous devons faire de notre Sous-région, un ensemble dynamique et prospère », et de continuer en précisant « nous devons tirer le meilleur parti de la complémentarité de nos économies et surmonter nos égoïsmes nationaux ». Le surplace observé sur la mise en place des outils de l’intégration ne saurait donc être attribué à un seul individu. Ce serait au contraire, le manque de volonté politique des leaders qu’il faudrait fustiger.

Victoire de la diplomatie.

Au lendemain de la violente expulsion d’Antoine NTSIMI, du sol centrafricain, François Bozizé est entré au contact avec Yaoundé pour « expliquer au président Paul Biya, les raisons de cette rixe diplomatique. Pierre Moukoko Mbonjo, Ministre des relations extérieures, dans un communiqué, signé le 22 mars 2012 dénonçait déjà cette expulsion de notre compatriote, qui méprisait les usages diplomatiques.

 A la grossièreté de cet acte, le gouvernement Camerounais a opposé la voie de la diplomatie en privilégiant le recours à l’arbitrage du congolais Denis Sassou N’guesso Président en exercice de la Cemac. Le 29 mars 2012, le Président Camerounais recevait en audience l’envoyé spécial de Sassou N’guesso. Au terme de la rencontre l’émissaire congolais, annonçait que « Antoine Ntsimi sera bientôt de retour à Bangui. Il y sera pour préparer la conférence des Chefs d’Etat qui se tiendra au mois de mai. C’était un malentendu ». Voilà qui met fin à ce qui aurait pu être un « précédent fâcheux ». Contre lequel, le Gabon, membre de la Cemac, avait déjà vivement réagi.  « Le Ministère des affaires Étrangères de la coopération internationale, de la francophonie chargé du Nepad et de l’intégration régionale tient à marquer son étonnement devant cette situation » avait lu en direct à la télévision nationale Gabonaise, le porte parole des affaires étrangères, jean Claude Franck Mendome. Pour le Dr Côme Damien Georges Awoumou chercheur à la fondation Paul Ango Ella, la diplomatie Camerounaise a fait preuve de responsabilité et de maturité : « heureusement que le Cameroun a l’habitude d’avoir une démarche responsable, sinon on se serait retrouvé dans une situation de blocage inopportune ». Et de conclure, « tôt ou tard l’intégration devra bien décoller ».       

 

 

                                                                                 

 

 

Prorogation du mandat des députés: Les conseillers municipaux sont aussi concernés ? mai 4 2012

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La loi de la prorogation du mandat des députés votée le 02 avril dernier ne précise nullement le cas des conseillers municipaux.

 

L’avis de la cour suprême, siégeant en lieu et place du conseil constitutionnel, a laissé entrevoir que la prorogation du mandat des députés est conforme aux dispositions constitutionnelles. Le chef de l’État a utilisé ses prérogatives constitutionnelles bâties Sur l’article 15 (al 4) de la constitution dispose que : « en cas de crise grave ou lorsque les circonstances l’exigent, le Président  de la République peut, après consultation du Président du Conseil constitutionnel et des bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat, demander à l’Assemblée nationale de décider, par une loi, de proroger ou d’abréger son mandat ». Le 15 mars 2012 les membres du bureau de l’Assemblée nationale, se sont prononcés à l’unanimité sur le principe de cette prorogation ». Le texte transmis a l’assemblée nationale compte plusieurs articles dont le premier explique que la prorogation est de « six (06) mois éventuellement renouvelables, à compter du 21 août 2012 ».

Cas des conseillers municipaux

L’opinion publique s’interroge sur le sort réservé aux conseillers municipaux qui, ont été élus au même moment que les députés le 22 juillet 2007, pour un mandat de cinq (05) ans. Au terme des dispositions de la loi N° 92/002 du 14 août 1992 fixant les conditions d’élection des conseillers municipaux, et modifié par la loi N°2006/010 du 29 décembre 2006, dans son article 2, alinéa 2 « le mandat des conseillers municipaux commence le jour de la session de plein droit du conseil municipal. Ladite session de plein droit se tient le deuxième mardi suivant la proclamation des résultats » pour le cas d’espèce, la session de plein droit a débuté mardi 31 juillet 2007.

 La prorogation du mandat des conseillers municipaux obéit à un mécanisme particulier l’alinéa (3) de l’article 2 de la loi N° 2006/010 du 29 décembre 2006 précise que : « les conseils municipaux sont renouvelés intégralement tous les cinq (05) ans, à la même date pour l’ensemble du territoire national. Toutefois, en cas de nécessité, le président de la république peut, par décret, proroger ou abréger le mandat des conseillers municipaux pour une durée n’excédant pas dix-huit (18) mois, après consultation du Gouvernement et du bureau du Sénat ». On s’acheminerait inexorable à la prorogation du mandat des conseillers municipaux.

 

 

  A.0

 

Politique:An 27 du Rdpc, progrès sensibles mai 4 2012

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Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (Rdpc) a célébré son 27e anniversaire le week-end dernier sur l’ensemble du territoire national.

 

 C’est dans un contexte marqué par la modernisation du fonctionnement des structures du parti, que le Rdpc a célébré son 27è anniversaire. Le président national du parti au pouvoir, a signé le 14 mars dernier des décisions rendant exécutoires les grandes orientations définies lors du 3e congrès ordinaire du parti des flammes tenu à Yaoundé du 16 au 17 septembre 2011. Ces innovations vont de la révision des textes de base, à la création des nouvelles sections. 29 au total. Il faut dire comme l’a souligné le président Paul Biya, dans son discours de clôture,  « Les innovations au sein des instances dirigeants du parti, sont susceptibles de permettre au Rdpc, de s’adapter à son environnement et de se maintenir au firmament de la politique au Cameroun ».

C’est donc dans un esprit de joie, que  les militants du Rdpc se sont retrouvés pour signifier leur attachement à leur chef. Et, surtout, de réaffirmer leur engagement à rester fidèle aux idéaux de leur parti.

 

Faut-il voir dans la célébration des 27 ans d’existence du Rdpc, l’expression de la maturité ? Existe-il une discipline au sein du parti au pouvoir ? Tout est-il si rose dans les rangs des militants du parti des flammes ?

 

Madame Françoise Foning, Maire Rdpc de Douala Ve a affirmé que « L’anniversaire du parti, marque 27 ans de stabilité, de paix, de maturité et de responsabilité ». Tout le contraire de ce que pense cet autre membre du comité central député à l’Assemblée national : «  Au-delà du faste, il y a une grogne souterraine. Les Ministres et les Sous-préfets organisent les cérémonies.

L’on ne reconnaît pas le rôle des Députés. C’est toujours l’exécutif qui a le dessus. Pourtant ils nous sollicitent pour le transport des militants. C’est à cela que nous sommes importants. Les uns gèrent le budget et autres avantages. Nous, Députés, sommes interdits de marchés publics ». Lâche t-il en colère sous anonymat.

 C’est donc dire qu’au sein du Rdpc, comme dans l’ensemble des formations de notre microscome politique, la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Cependant, l’on ne peut pas reprocher au parti au pouvoir d’avoir organiser des meetings lors de son 27e anniversaire avec pour objectif d’inviter ses militants à s’inscrire massivement sur les listes électorales. L’objectif de tout parti politique étant d’accéder au pouvoir et de s’y maintenir. Les questions liées à l’amélioration des conditions de vie de nos populations, comme celles plus cruciales de l’accès à l’eau potable, de l’emploi, de la lutte contre la vie chère, du logement social font l’objet de réflexion dans les cadres institutionnels réglementaires. D’ailleurs, toutes les préoccupations, commencent à trouver des solutions à travers l’engagement du président de la république.

 

Armand Ougock

Agence du service civique national: Pour la renaissance du patriotisme mai 4 2012

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Le chef de l’Etat a nommé des responsables à la tête du service civique national de participation au développement.

 

L’article 2 de la loi qui crée l’agence de service civique national de participation du développement  stipule qu’elle a pour but, « de contribuer à la mobilisation des énergies pour répondre aux impératifs du développement économique et social du pays et de promouvoir chez tous les citoyens le sentiment national, le sens de la discipline, de la tolérance, de l’intérêt général , de la dignité du travail ainsi que l’esprit civique et la culture de la paix ». Ainsi, l’éducation à la citoyenneté qui nous a cruellement  fait défaut pendant longtemps serait devenue une cause nationale.

 

Au delà de l’acte politique que représente la création d’un tel service, il faut y voir une tentative de solidification des fondations de notre société. Lorsque l’on observe l’âge des personnes concernées, les jeunes de deux sexes de 17 à 21 ans. L’on comprend que le président de la république décide d’attaquer le mal à la racine.

 

Comment ne pas s’inquiéter lorsque l’on voit à quel rythme la solidarité nationale s’est effritée ? Comme peau de chagrin, nous avons vu sans lever le petit doigt, se désagréger nos valeurs. Il était temps que quelque chose soit fait, car, de moins en moins, les camerounais accordent de l’importance au service civique.

 

Nécessaires ajustements

 

Ncharé Mama, directeur de l’éducation citoyenne, de l’insertion sociale et de la participation des jeunes au ministère de la jeunesse et de l’éducation civique, pense que nos emblèmes nationaux et autres symboles  par exemple, ont perdu du respect et de l’égard. Pour lui, l’acte du chef de l’Etat, «  vise à inculquer à la jeunesse camerounaise le patriotisme, le respect du drapeau et des biens publics ».

La place qu’occupe le drapeau national chez chacun d’entre nous est telle que chaque fois, au moment de le hisser ou de le baisser, nous devons nous immobiliser, nous découvrir (nous décoiffer). Combien sommes-nous à respecter cette disposition naturelle ? Il n’est pas rare de confondre des hommes en tenues, pris en flagrant délit de non respect du drapeau lors des cérémonies officielles.

Au delà de ces clichés, ce sont tous les secteurs de la vie nationale qui souffrent de notre incivisme. Pour Atéba Eyéné, il faut penser à organiser un «  forum  national sur le l’éducation citoyenne ».

L’exemple vient d’en haut dit le sage. Le chef de l’Etat a donné le ton de ce qui doit être le socle du nivellement des valeurs morales dans  notre société. Notre pays s’est caractérisé par un déficit criard en matière d’éducation civique. Il fallait, pour la promotion d’une véritable politique de développement, envisager une audace venant en haut lieu.

 

L’Agence du service civique national de participation au développement, qui est placée sous la tutelle technique du ministère de la jeunesse et de l’éducation civique, apparaît aussi comme un instrument de lutte contre le chômage des jeunes. Elle a pour rôle de concourir à la « formation civique, sportive, culturelle et professionnelle des appelés et des volontaires, en vue de leur insertion dans les circuits du développement économique et social ».

 

 Le récent forum  national des jeunes a étalé sur la place publique le sempiternel problème du chômage des jeunes. La création de l’Agence intervient donc dans un contexte où le diplôme seul, pour ceux qui le possèdent, ne suffit plus. La fonction publique ayant montré ses limites. Cette mise en route s’inscrit dans la ligne droite du programme d’appui à la jeunesse rurale et urbaine (Pajer-U), du programme intégré d’appui à la jeunesse et aux acteurs du secteur informel (Piaasi), du Projet d’insertion socio-économique des jeunes par la fabrication de matériel sportif (Pifmas). L’accent au sein de cette nouvelle institution, sera mis sur l’insertion des jeunes dans les domaines agropastoraux d’une part, et l’éducation à la citoyenneté d’autre part. « L’accès à l’emploi doit se faire de manière intelligente. Tout le monde veut travailler dans un bureau alors que les secteurs comme l’agriculture, l’élevage ou l’artisanat offrent de bonnes perspectives et de véritables trajectoires professionnelles ». précise un cadre du Minjec.

 

Pour le ministre Bidoung Mpkatt, nommé pca de cette structure, «  notre action va s’étaler sur deux axes : l’éducation, et l’emploi. Il y’a en effet lieu d’améliorer le niveau éducatif et les qualifications professionnelles. S’agissant de l’emploi, il est question d’améliorer l’offre en emplois décents et durables ». déclare t-il. Tout un programme.

 

Armand Ougock

 

 

sport: Le jubilé de Patrick Mboma dans l’air mai 3 2012

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L’ancien goléador des lions indomptables vient d’annoncer son match d’adieu au public camerounais. L’évènement est prévu du 24 au 26 mai au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé.

 

Le communiqué de presse annonçant les adieux de Henri Patrick Mboma Ndem a été rendu public le week end du 03  au 04 mars. Dans ce texte, l’ancien avant centre du onze national remercie le président de la République «  je remercie  tout d’abord le chef de l’Etat, son excellence Paul Biya pour l’immense honneur qu’il accorde à ma modeste personne. En acceptant de patronner   ce jubilé. Je lui en suis gré et infiniment reconnaissant » écrit-il.  Il poursuit en affirmant que la cérémonie d’adieu sera l’occasion d’exprimer sa reconnaissance au public et à sa famille. « J’exprime à ma famille et à mes amis combien leur présence dans les bons moments m’a été nécessaire ».

Le parrain

 Le jubilé sera parrainé par le Président de la République. celui-ci écrit   dans sa lettre à l’ancien joueur des Lions indomptables « Patrick Mboma est l’un des maillons qui a permis que les lions incarnent à suffisance cette « dream team » dont j’ai souvent évoqué le courage, la combativité, le talent et l’esprit patriotique d’équipe. » et de poursuivre, « un modèle qui devrait inspirer tous les camerounais ».

Le chef de l’Etat n’a pas omis de mentionner les moments inoubliables de la carrière de Patrick Mboma « ce lion indomptable de la génération douée de notre football dont le talent a fait briller de bonheur dans les années 2000, des millions de supporters au Cameroun, en Afrique et dans le monde. En remportant deux coupes d’Afrique des nations et en se qualifiant à plusieurs reprises à de nombreuses compétitions ».

L’ancien sociétaire de Lb Châteauroux (1992-1994), du  Paris saint germain (1994-1995) et de Parme fc (2000-2002) s’est reconverti en agent  sportif de joueur. Actuellement directeur de Hope Finance, il est médiateur de l’équipe nationale et consultant de nombreux médias internationaux comme RMC (radio monte Carlo)



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