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Opération épervier avril 27 2012

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La justice comme arme de destruction massive

Les dossiers ont beau être vides, les condamnations suivent toujours. La consigne semble être, condamner à tout prix.

De nombreuses affaires en cours démontrent de la stratégie de destruction mise en place par les bourreaux pour effacer du jeu politique les victimes. Pour le cas de certains prisonniers de l’opération épervier, il se trouve toujours une main tapis dans l’ombre  pour tirer les ficelles. Par exemple, les affaires Titus Edzoa, Michel Thierry Atangana Abéga et Yves Michel Fotso peuvent le témoigner. Pour le cas du premier cité après une quinzaine d’années sous les barreaux et après que sa peine privative de liberté arrivait à son terme, l’ancien Sg/Pr et son coaccusé Michel Thierry Atangana Abéga  sont de nouveau confrontés à une nouvelle affaire savamment ficelée, dans laquelle, ils attendent de nouveau à être condamnés. Dès que les adversaires de Yves Michel Fotso ont entendu que ce dernier était en négociations  avec la justice pour une éventuelle libération afin de recouvrer la liberté, le fils du milliardaire de Badjoun a vu une seconde plainte déposée contre lui.les accusations selon maitre Tchoungang, sont « cousues de fil blanc, elles se résument en productions de rapports d’irrégularités.

Procès politiques

Les hommes politiques camerounais ont choisi de se servir de la justice pour régler des comptes. En 2208 le juge pascal Magnaguémabé rend une ordonnance de non lieu partiel de renvoi devant le tribunal de grande instance du Mfoundi dans le cadre de la deuxième affaire Edzoa. Par cette décision courageuse, le juge ordonne une main levée du mandat de dépôt établi le 04 juillet 1997 contre Michel Thierry Atangana Abéga. Ainsi que la levée du blocage de ses comptes bancaires. Dans la même ordonnance, Titus Edzoa est reconnu innocent sur trois des cinq chefs d’accusation retenus à son encontre. Amadou Ali entre alors dans une vive colère  et estime que le juge devait, avant de prendre sa décision, « recourir à la chancellerie » c’est à cette dernière qu’il revenait d’informer le chef de l’Etat. Il s’agit pour de nombreux juristes d’une ignorance en réalité le juge ne rend compte qu’a sa conscience. Le ministère de la justice n’est en aucun cas son chef hiérarchique. Moins d’un mois plus tard, en novembre, de la même année, le président de la chambre de contrôle de l’instruction de la cour d’appel du centre reçoit une requête du ministère public faisant appel de l’ordonnance rendue. Elle a pour fondement, la requête du ministère public, les déclarations du témoin Mapouma qui a pourtant, reconnu a plusieurs reprises avoir menti sous serment, pour éclabousser Titus Edzoa et Michel Thierry Atangana. Comment comprendre que l’accusation fonde sa requête sur la base des déclarations d’un témoin ? Selon maître Charles Tchoungang, « il y a comme une pression de la chancellerie sur le système judiciaire. Pour que toutes les affaires dites de l’opération épervier aillent dans le même sens » assène l’ex bâtonnier chez nos confrères de la Nouvelle expression.

Dans un débat d’universitaires,  sur l’évaluation de l’opération épervier, Mathias Owona Nguini estimait que « l’assainissement de la morale publique en l’état actuel, relevait de la logique de l’incantation politique, et du fétichisme des dirigeants du régime actuel. C’est une arme que possèdent les tenants pour détruire leur rivaux ou adversaires politiques ».

 






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