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Opération épervier: La justice prise en otage avril 27 2012

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Depuis le déclenchement de l’opération épervier, les procédures judicaires en cours laissent entrevoir une absence d’indépendance criarde de l’institution judiciaire. Certains procès s’enlisent.

 

Pour maitre Charles Tchoungang, ex bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun, parlant du rôle de la justice dans l’opération épervier, « beaucoup de dossiers sont vides. On a voulu instrumentaliser la justice, pour couvrir des fautes à la fois politiques et juridiques ». Les affaires Thierry Atangana, Titus Edzoa, Olanguena Awono, Atangana Mebara et bien d’autres présentent des faits qui, en réalité illustrent les manquements dans le fonctionnement du système judicaire camerounais.

Manipulations

entre les immixtions supposées ou réelles du contrôle supérieur d’Etat ( consupe) les manipulations du ministère de la justice, et les interventions de la présidence de la République à travers le secrétaire général, l’opinion nationale est confuse et désorientée.si l’institution judicaire est appelée à rendre en toute indépendance la justice et à dire le droit, il reste vrai que dans l’opération épervier, de nombreux procès ont de relents de règlements de compte voire de vengeance. L’on a pu noter par exemple que les procès verbaux des enquêteurs du consupe étaient manipulés. À titre d’exemple, le 22 janvier 2010, David Etamé Massoma étale au grand jour les immixtions de ses collaborateurs. Le plus surprenant est l’absence de sanctions à l’encontre de ceux ci. Pourtant, le code pénal, dans son article 164, propose une panoplie de sanctions lorsque de faux procès verbaux et expertises sont dressés.

Le consupe n’est pas la seule institution accusée d’être « le comploteur intellectuel » dans l’opération épervier. L’absence de neutralité de la chancellerie est régulièrement fustigée par la société civile et les avocats des mis en cause. Dans un courrier adressé à monsieur amadou Ali, vive premier ministre, en charge de la justice, Polycarpe Abah Abah, s’inscrivait en faux contre les informations divulguées par le ministre en charge de la justice. Selon l’ancien ministre des fiances, Amadou Ali l’accusait de « poser à l’étranger des comptes à centaines de milliards à l’étranger, alimentés par des détournements. Ces affirmations visent jeter l’opprobre sur ma personne, à monter le chef de l’Etat contre et le peuple camerounais contre moi, et surtout à influencer la justice ». Il continuait en affirmant que les comptes dont il était question, n’avaient jamais existé. A côté des interventions du consupe et de la chancellerie, l’on observe a regret les interventions acharnées du Sg/pr c’est lui qui transmet les dossiers au chef de l’Etat, avant la saisine des juridictions. Abusant de son rôle d’interface, entre les administrations et la présidence,  au moment de soumettre les dossiers, il ferait preuve de discrimination. La qualité des personnalités concernées par l’opération épervier est une menace pour l’indépendance de cette institution, qui constitue le 3e pouvoir. Après de nombreuses années de procédures qui semblent interminables, les prisonniers de luxe mettent souvent en œuvre leur réseau de relations internationales pour afin d’exercer la pression sur nos institutions. Ils sont parfois très exigeants envers la justice. Urbain Olanguena Awono, dans une lettre parue chez nos confrères de Le Messager, précisait que «  l’écran de fumée qui entoure le contexte de l’opération épervier se nourrit essentiellement dans bien, des cas, du jeu politicien, fait des mensonges et d’amalgames juste pour ternir la réputation de certaines personnalités qu’on voudrait effacer de la scène politique (…) ces mensonges destinés à couvrir de boue des personnes ayant servi la République du Cameroun avec dévouement, patriotisme, honneur et compétence au prix des sacrifices(…) il faut revenir à la vérité et libérer les innocents ». Abah Abah Polycarpe quant à lui, lors de l’audience du 25 octobre 2011, à la cour d’appel du Centre, lâche, « c’est une grande première, depuis plus de quatre (04) ans que je parle,, des mensonges ont été dits, à propos des milliards que j’aurai banqué à l’étranger, que cela soit donc prouvé ». Jean marie Atangana Mebara déclarera au cours de l’audience de septembre 2011, « je suis fatigué de ce procès en accordéon. Après trois ans, je ne me sens plus en état de poursuivre les procès dont les procédures sont tantôt jointes et disjointes. Jugez-moi une fois pour toutes. Je n’ai plus aucun goût à participer à ce jeu d’humiliation ». Il enfoncera le clou le 14 avril, « on a monté un faux dossier contre moi » lâche t’il. La justice a perdu sa crédibilité aux yeux de beaucoup d’observateurs dans l’opération épervier avec toutes ces procédures interminables dans lesquelles elle s’enferme entre des institutions qui sec chevauchent. Le consupe, le ministère de la justice, le secrétariat général de la présidence de la république et même le jeu d’influence des prisonniers de « luxe ». Les uns se battent pour détruire, les autres plutôt déterminés à maintenir la pression.






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