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Elecam : Refonte, Biométrie, Code électoral unique : des avancées mars 7 2012

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Elections Cameroon va d’annonce en annonce. Après la refonte des listes électorales et l’utilisation de la biométrie, c’est l’adoption d’un code électoral unique qui est menu.

 

L’opposition n’avait pas fini de se féliciter de l’annonce de la biométrie. Le chef de l’état vient d’instruire au Premier Ministre d’engager des consultations pour la mise sur pied d’un code électoral unique. Une avancée. Une évolution significative.

 

Au lendemain de l’élection présidentielle du 09 octobre dernier, les critiques fusaient de toutes parts contre Elecam, l’institution chargé du processus électoral au cameroun.  Nicolas Sarkozy dans sa lettre de reconnaissance aux allures de remontrances, disait déjà à Biya, « votre pays connaitra de nouveau des élections en 2012, je ne doute pas que vous saurez, d’ici là, mettre en œuvre les réformes et les moyens nécessaires au bon fonctionnement d’Elecam et, par voie de conséquence, au renforcement de la démocratie au Cameroun ». La classe politique camerounaise n’était pas en reste. La neutralité et l’indépendance d’Elecam étaient remises en cause.

 

De nombreuses critiques sur les dysfonctionnements affichés de la structure dirigée par Fonkam Azu’u étaient  au menu des principales revendications des partis politiques de l’opposition. En demandant au premier ministre d’entamer des consultations avec les partis politiques, la société civile et les diplomates en poste à Yaoundé, le président Biya respecte un engagement pris dans son discours de prestation de serment du 03 novembre 2011 dans lequel il promettait de consolider notre système électoral.  Les dites discussions engagées par Philémon Yang vont aboutir à la mise sur pied d’un code électoral unique au cameroun. Une décision qui est loin d’être un acte anodin. Il marque une avancée positive dans le processus démocratique de notre pays.  « La double décision qui a été prise, d’une part de procéder à une refonte de l’ensemble  des listes électorales plutôt qu’à un toilettage et d’autre part de regrouper dans un code électoral unique l’ensemble des dispositions relatives au processus électoral était une excellente nouvelle.  C’est une bonne décision. Les autorités françaises félicitent les orientations qui ont été prises. Nous saluons cette volonté d’essayer de remettre à plat le dispositif, à l’intérieur bien entendu du cadre constitutionnel qui est celui du Cameroun. Après, j’imagine qu’il y’aura au parlement des discussions sur des aspects  un peu plus concrets et plus précis du processus électoral »  ainsi s’exprimait l’ambassadeur de France au Cameroun Bruno Gain.

 

Pressions

 

Elections cameroon a-t-il cédé aux pressions extérieures ? Pour son président Samuel Fonkam Azu’u, “Elecam n’a pas cédé aux pressions. Le bulletin unique est un procédé très complexe”. Difficile d’y croire quand on sait que la France et la communauté internationale n’ont pas été tendres avec le pouvoir de yaoundé.  Une communauté internationale de plus en plus exigeante et impitoyable envers les présidents ayant mis un certain nombre d’années au pouvoir. L’on peut  regretter que comme bien d’autres partis politiques, le MP de jean Jacques Ekindi, critique déjà au même titre que le Sdf , la méthode gouvernementale.

« Nous sommes habitués à ces consultations du gouvernement. Mais quand le texte final est publié, il n‘a rien à voir avec les propositions que nous avions faites», se plaint-il. le Premier Ministre a toutefois précisé que les revendications ayant trait à la modification de la constitution comme l’âge de vote ne passeront pas.

 

Armand Ougock

Undp: Bello Bouba, le mandat de trop ! mars 7 2012

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Lors de la 5e session du congrès ordinaire de l’Undp, tenue au palais des congrès de Yaoundé, du 18 au 19 février 2012, le président sortant a été  reconduit  à la tête du parti pour un nouveau mandat de 5 ans.

 

Le congrès de l’Undp (Union nationale pour la démocratie et le progrès) était très attendu. Il intervenait 04 mois après la dernière élection présidentielle à laquelle le parti n’avait pas pris part. Au nom de la plate forme dite « d’action gouvernementale » de 1997, Bello Bouba Maïgari  avait désisté au profit du candidat Biya. Le remaniement ministériel qui intervient plus tard octroi a l’Undp 04 maroquins. Du menu fretin !

 

Anachronisme

 

De 68 députés en 1992, 13 en 1997, le parti fondé par Bello Bouba par la décision n° 0099/D/MINAT du 25 mars 1991, n’en compte plus que 06 dans l’actuelle hémicycle de Ngoa Ekéllé. Jadis deuxième force du pays, le parti est aujourd’hui en quête d’un second souffle. La réélection de Bello bouba ne peut redonner confiance à ce parti animé jadis par de poids lourds comme Ahmadou Moustapha, Issa Tchiroma Bakary, Samuel Eboua, et Delphine Tsanga. L’ancien Premier Ministre n’est allé qu’une seule fois à l’élection présidentielle c’était en 1992 il  a réalisé un score de 20%.

 

Le parti qui avait séduit de nombreux Camerounais au point de remporter pas moins de 68 sièges à l’Assemblée nationale aux législatives du 1er mars 1992 contre 88 au parti au pouvoir le Rdpc, a commencé sa descente aux enfers avec la défection de ses principaux lieutenants.  

 

 L’Undp a été Traversée par les démissions de toutes sortes. Quel est le véritable poids politique de Bello Bouba ? Difficile de répondre à cette question quand on sait qu’il n’est allé aux urnes en tant que candidat à la présidentielle une seule fois depuis lors il s’est rangé aux côtés du président Biya. Le bilan de l’ancien Premier Ministre à la tête du parti est mitigé. Sa reconduction au poste de président national de l’Undp apparaît comme une logique de continuité et de confiscation du pouvoir. Phagocyté par le parti au pouvoir, la popularité de l’Undp s’amenuise comme peau de chagrin. Au point où aujourd’hui il apparaît comme un parti régionaliste réservé aux « fils du nord ». Que peut il apporter de plus à ce parti déserté par de nombreux cadres? Ne s’agit il pas d’un mandat de trop ?

 

 « L’Undp ira aux élections législatives et municipales sous ses propres couleurs » a déclaré Bello Bouba. Rien d’original il est normal pour un parti politique de mesurer sa popularité lors des élections locales.

Armand Ougock

 

 

 

Humeur:Urgence alimentaire silencieuse mars 7 2012

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Elle s’éloigne l’époque où le Cameroun affichait fièrement  son autosuffisance alimentaire. Décor.

 

C’est dépassé d’affirmer aujourd’hui que notre pays est autosuffisant alimentaire. Nos compatriotes sont de plus en plus affamés. Le constat est lapidaire. Laconique. Dévalorisant. Un détour dans les cérémonies nous édifie à ce sujet.  Que l’on se retrouve en  séminaires, en ateliers, dans les meetings politiques ou lors des cérémonies de présentation de vœux, et autres colloques, nous nous bousculons devant les buffets. Sans honte ni gène.  Presque personne n’y échappe. Les  Camerounais de tous les bords s’y retrouvent. Femmes, hommes et jeunes se battent pour manger. Pour se nourrir. Du simple chercheur d’emploi au respectable haut cadre de l’administration, en passant par la ravissante secrétaire de direction, nous avons trempé dans la soupe, la fierté camerounaise. Spolié ce que de nombreux pays nous enviaient. N’avons-nous pas assisté impuissants aux émeutes de la faim de février 2008 ? Des manifestants interrogés disaient ne plus pouvoir supporter la misère ambiante dans le pays.  Des affrontements nés de la famine ont laissé sur le carreau de nombreuses victimes. Des dégâts matériels importants. Que dis je ? N’y avons-nous pas déversé le socle de notre humanité ? De  Notre dignité ? D’ailleurs, peu importe la période de l’année. En temps de carême ou de ramadan le spectacle est le même. Il est largement symptomatique du peu d’importance que nous accordons à ces moments de piété. Affligeant. Désolant. Il ne choque que les puristes. Interpelle rarement la conscience collective.

 

Chiffres

 

Comment en sommes nous arrivés là ? Il y’a une vingtaine d’années, dans une célèbre interview accordée à RMC (Radio Monte Carlo) en 1991, face à Yves Mourousi de regretté mémoire, Paul Biya affirmait que « le Cameroun est un pays autosuffisant alimentaire. Un coin du monde où tous les citoyens mangeaient à leur faim ». Quelques décennies plus tard, la vérité est assommante. Différente. La crise économique, la baisse des salaires, l’exode rural, les changements climatiques, la sécheresse, sont passés par là. Cela est il suffisant pour expliquer que des individus au dessus de tout soupçon écument les lieux publics  porte-documents vides à la main en quête de pitance quotidienne pour leur progéniture ? De nombreuses familles camerounaises sont réduites aujourd’hui à un repas par jour. La récente étude de l’Institut national de la statistique du Cameroun rendue publique le lundi 31 octobre 2011. Révèle que: 33% des enfants de moins de cinq ans sont touchés par la malnutrition chronique et 14% d’entre eux par la malnutrition sévère. N’est ce pas troublant que notre terre qui a longtemps vanté son autosuffisance alimentaire en soit arrivée presqu’ au  même niveau que les pays sahéliens ? Pourquoi n’en faisons nous pas une cause nationale ? La famine au Cameroun n’est pas une affaire du nord du pays. C’est indiscutable. Nous ne sommes plus le grenier incontesté de l’Afrique centrale. Nous sommes devenus des dépendants alimentaires.

 

Selon le rapport de l’Unicef (Fonds des nations unies pour l’enfance) de 2010, chaque année, la malnutrition tue au moins 105.000 enfants de moins de cinq ans au Cameroun. Une donnée qui nous permet d’affirmer que la sécurité alimentaire est vulnérable. Pourtant, le phénomène, reste moins médiatisé. La solution vient de la prise des décisions audacieuses. Notre pays compte plus de 7 millions de terre arables dont 25% seulement sont exploitées. Un potentiel incomparable pour notre agriculture. Loin de constituer un vecteur de croissance, cet atout peut servir de détonateur résoudre en urgence le problème de la famine au Cameroun. Car l’ampleur des dégâts, sans être pour l’instant dramatique, est telle que des mesures doivent être prises  rapidement. Et en toute lucidité pour nous permettre de continuer à conserver notre place de grenier de « l’Afrique centrale ».

 

 Armand O.



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