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Can 2012: La CAN 2012 est un «tournoi de nains» février 8 2012

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Fan de ballon rond, l’intellectuel camerounais Achille Mbembe analyse les carences du football africain. En particulier celles des Lions indomptables, grands absents de cette compétition.

La volte-face d’Elecam février 8 2012

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élections cameroon vient de décider d’une refonte du fichier électoral en lieu et place de la révision qui était encours.

 

Contre toute attente et alors que l’attention de l’opinion nationale est captivée par l’affaire du bébé volé de Vanessa Tchatchou, Élections Cameroun (Elecam), la structure chargée de l’organisation des élections au Cameroun, réunie en session extraordinaire le mardi 07 février à l’hôtel Mont Fébé décide de la refonte du fichier électoral en lieu et place de la révision qui avait été annoncée à grand battage médiatique.

 

Au lendemain du scrutin présidentiel d’octobre 2011, si de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer les fraudes multiples, les partisans du pouvoir, et elecam se contentaient et se félicitaient même du déroulement « pacifique » du scrutin présidentiel. Les dénonciations de l’opposition camerounaise, de la société civile, des organisations internationales comme Transparency Internationale, des hommes d’État français et américains, et des observateurs dont celles retentissantes du Commonwealth ont valu soit une reconnaissance atone du régime de Yaoundé soit un silence assourdissant de la part de la communauté internationale. Il avait fallu un travail d’orfèvre de la cour suprême pour mettre tout le monde d’accord. Pendant 09 heures d’affilées le président de la cour suprême s’était senti obligé d’ éplucher chiffres après chiffres les résultats du scrutin comme dans un exercice d’obligé pour apporter de la crédibilité à l’élection du 09 octobre 2011.

Concessions

Dans son message tardif de reconnaissance aux airs de remontrance à Biya, la président français Nicolas Sarkozy avait exigé de son homologue camerounais, la mise sur pied des institutions prévues par la constitution de 1996 et d’œuvrer pour que elecam soit plus efficace. « par ailleurs, alors que votre pays connaitra de nouveau des élections en 2012, je ne doute pas que vous saurez, d’ici là, mettre en œuvre les réformes et les moyens nécessaires au bon fonctionnement d’ELECAM et, par voie de conséquence, au renforcement de la démocratie au Cameroun. » sommait il.

 

En prévision des élections qui auront lieu au Cameroun cette année, la semaine dernière, deux présidents des partis de l’opposition, Adamou Ndam Njoya de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) et Bernard Achu Muna, président de l’Afp ont fait une mise au point, estimant que la refonte des listes électorales était un impératif. En acceptant la refonte des listes électorales, Elecam cède tardivement à la pression. Comment expliquer autrement ce virage à 180 degrés qui semble surprendre quand on sait qu’il y’a quelques jours encore Fonkam Azu’u le président du conseil électoral insistait sur la nécessité de réviser les listes.

Pouvons nous le comprendre comme la volonté du régime RDPC d’inscrire le cameroun dans la lignée des pays démocratiques au monde ? Peut on y voir la volonté d’un régime aux abois et voué aux gémonies de toutes sortes qui tente maladroitement et désespérément de convaincre une communauté internationale sceptique sur sa volonté de changement ?

Mission Impossible ?

Ce virage d’Elecam qui en réalité s’apparente à la résultante de la volonté de biya annonce un véritable toilettage du fichier électoral. Condition indispensable pour garantir de la crédibilité des scrutins à venir. Cette opération pourrait redonner confiance aux abstentionnistes de la dernière élection présidentielle qui se recrutent en majorité dans le milieu des jeunes déçus des promesses non tenues et du système et plus en proie au chômage.

La question de la réalisation effective de ce toilettage nécessite la mise sur pied d’une opération spéciale ; en moyens humains et matériels. au vu de l’immensité de la tâche qui attend Elecam. Il reviendra à notre opposition qualifiée « imbécile » de s’impliquer largement dans cette entreprise. Ne pas l’abandonner entre les mains d’une organisation largement acquise au parti au pouvoir.

L’émergence du Cameroun passe aussi pas là.

Armand ougock

journaliste dinvestigations

blogueur

UPC: Impossible Unité? février 8 2012

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Le 4e comité directeur s’est réuni le weekend du 04 février à Yaoundé. Dans un domicile privé. La réunion dite de rassemblement de l’UPC ,(union des populations du Cameroun) tenue à yaoundé le 17 janvier 2012 avait accouché comme résolution la tenue des comités directeurs à intervalles réguliers. A Yaoundé, le comité directeur s’est réuni pour une quatrième fois depuis l’assise du 17 janvier . Si l’on a cru entrevoir une renaissance de l’âme immortelle, c’était sans compter avec les ambitions personnelles des uns et des autres. Des dissensions graves ont été enregistrées ce week end au domicile du Dr Basile Louga lieu de la réunion. Où Des dizaines de militants venus pour la circonstance ont remis en cause l’ordre du jour et le protocole. L’objet de ce quatrième comité directeur portait prioritairement sur l’organisation du parti des crabes à la base en lui donnant un visage plus national que l’interface actuelle. Ce point de l’ordre du jour n’a pas été abordé en profondeur ce qui a donné lieu à toutes sortes de grisaille. La surprise est plutôt venue de l’annonce du prochain congrès de l’UPC le 17 mars 2012 précédé de la conférence des cadres. Dissidents L’histoire nous enseigne que le parti d’UM Nyobe a habitué le peuple (K)amerounais à des alliances de façade devant les caméras des médias nationaux et internationaux. Le congrès annoncé du 17 mars se tiendra t’il sans les ailes de Thomas BIYICK et de Samuel Mackit ? Deux poids lourds dont l’absence ne passe pas inaperçue. Des informations glanées auprès des proches de Hogbe Nlend laissent entendre que ce dernier fait comme papy Ndoumbè porte parole et représentant de l’âme immortelle ne vise que le perchoir. Sera t’il toujours dans les rangs au cas où le convoité poste de secrétaire général lui échapperait ? Difficile de répondre par l’affirmative pour qui connait le parcours politique de l’agrégé de mathématiques. L’unité de l’UPC y croyons nous encore ? Les interminables échecs du seul parti nationaliste africain qui n’a pas encore pu atteindre les sommets du pouvoir sont si récurrents qu’ils inspirent plus qu’un cri, une douleur un appel. Tant les errements et les pirouettes de ses leaders sont légendaires. Le parti Upéciste se réclame des poids lourds de l’opposition (K)amerunaise depuis le retour du multipartisme au Cameroun. La quasi totalité des partis politiques d’envergure ont un visage national. Le parti des crabes reste cantonné à un stade ethnicisé. il piétine, fait du surplace et… recule. Les opportunistes tapis dans l’ombre du vivant de KODOCK sont sortis de l’auberge et veulent saisir la balle au bond. En affichant leurs égoïsmes personnels. Qu’a fait Hogbe Nlend pour l’UPC ? Pour prétendre aujourd’hui incarné l’aile de la renaissance de l’âme immortelle. Il s’est bâtie un parcours de traitre. Pourquoi Adolphe papy Ndoumbè se croit il héritier de kodock ? Pourquoi éviter de construire une UPC unie et solide avec l’aile de maître Biyick pourtant organiquement la seule personne habilitée à représenter l’UPC légale ? Régionalisme Parti de 18 députés en 1992, l’UPC s’est retrouvé avec simplement 03 députés après les législatives de 2002 tous élus du département du Nyong Ekéllé. Ce qui fait dire aux observateurs . Si l’administration rdpc a joué un rôle trouble comme la puissance coloniale dans la décapitation de l’upc, il n’en demeure pas moins vrai que les responsables de ce parti ont eux même une part active dans la lente mort de l’UPC. Le  congrès du 17 mars sera t’il un congrès fractionnaire de trop ? Tout le laisse croire quand on sait que Biyick et Mack It seront absents.

Armand Ougock

journaliste d’investigations

et blogueur camerounais

Election présidentielle d’octobre 2011: Quand l’abstention l’emporte! février 8 2012

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L’élection présidentielle qui vient de s’achever n’a pas passionné les foules ; aussi bien pendant la campagne que le jour du scrutin.

Les grandes tendances du dimanche 09 octobre 2011 sont connues. Le taux d’abstention est très élevé de l’ordre de 50 %. Dans leur majorité, les camerounais ont choisi de s’exprimer par le silence. L’abstention est un mode d’expression démocratique qui peut traduire soit le raz de bol ou l’exaspération. Exaspération face à un système qui, pendant trente (30) ans a montré ses limites et dont l’exigence d’arrimage aux normes démocratiques modernes fait du surplace au fil du temps. La voix des abstentionnistes ne doit en aucun cas être ignorée comme c’est souvent le cas dans notre pays. Elle doit montrer le chemin tant il est vrai que du taux de participation, dépend la crédibilité d’une élection. Où faut-il trouver les raisons du fort taux d’abstention du 09 octobre 2011 ?

Dysfonctionnements et irrégularités d’Elecam

Face aux balbutiements d’Elections Cameroon supposé rouler pour le parti au pouvoir et qui a affiché ses carences au fil des mois, notamment à travers des inscriptions multiples sur les listes électorales, les électeurs ont compris que le jeu était fait d’avance pour une élection sans véritable enjeu et pour laquelle le candidat président sortant du RDPC affrontait une opposition profondément divisée et dont les candidats n’avaient pour certains aucun crédit ni sérieux et pire ne présentaient aucun projet réaliste.

Les raisons d’un désintérêt.

Les camerounais dans l’ensemble sont préoccupés par leur survie quotidienne. Dans une société moderne de plus en plus stressante. Ils ne trouvent pas des réponses crédibles et efficaces à leurs besoins immédiats. Ils sont considérés comme du bétail politique par des candidats qui ne les sollicitent que lors des campagnes électorales uniquement pour leurs suffrages. Cette classe politique vieillissante est coupée de la réalité. Toute chose qui peut être un motif de désintérêt car à l’exception de quelques jeunes loups dont Kah Wallah, Olivier Bilé, Anicet Ekané et bien d’autres, la classe politique camerounaise est vieillissante. Le statu quo observé au sommet des partis politiques lors de la désignation de leur candidat explique le manque de sérieux que nos prétendants à la fonction présidentielle pour y remédier, ils doivent organiser des primaires à l’issue desquelles le candidat à la présidentielle sera élu ce qui pourrait stimuler les électeurs.

par Armand Ougock*

 Journaliste d’investigations

et bloggeur camerounais

Chronique: le pouvoir du « celcom » février 7 2012

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Pour ceux qui ne le savent pas, le « celcom »  c’est le responsable de la cellule de communication ou mieux encore son chef. Très à la mode,  l’on retrouve  la cellule de communication dans les administrations publiques et entreprises privées. Elle  est le ventre mou d’une administration. Son chef est donc puissant.  Il l’est non pas  simplement par ce qu’il est nommé ou désigné par le patron ou encore par ce qu’il détient une parcelle de pouvoir  de l’administration pour laquelle il officie, mais, il l’est surtout, par ce  qu’il peut décider d’orienter la communication d’une administration ou d’une entreprise dans le sens contraire à la déontologie sans avoir de compte à rendre à sa hiérarchie. Sous nos cieux, ils choisissent d’asservir les médias ou de ne travailler qu’avec ceux qui leur sont fidèles ou dans lesquels ils ont des affinités. Ils ne se contentent donc pas seulement d’exister. Ils se sentent investis de la mission d’enseigner à la presse son rôle et sa mission. Affichant ostentatoirement leur carte de visite ils se croient indispensables. Nos celcoms bien que  se recrutant dans la catégorie des journalistes en retraite ou généralement dans la masse nombreuse d’amis ayant quelques bribes de connaissances en communication, sont des « confrères » compétents. La tare  est partagée chez les « celcoms ».   La tentation est  toujours grande et profonde lorsque l’on accède au cercle très fermé de « celcom », l’envie est présente d’oublier d’où on vient et sa profession. Et d’essayer de transformer les autres en clochards et en mendiants.

 

« Vous n’êtes pas invité ».

C’est le refrain  servis aux hommes de médias camerounais. Le journaliste c’est celui là qui sait rassembler, analyser, vérifier une information recueillie concernant les évènements courants ou les personnes.  Par crainte de partage du perdiem, dans le pays d’Henri Bandolo, le processus qui mène à la  mise à la disposition de  l’information vers l’homme de presse est sélectif. Attitude qui ressemble à l’étouffement de l’émergence d’une presse véritablement libre et démocratique. Certes, nous sommes en tant que média des armes de destruction massive mais  Il est important que nos celcoms redeviennent intègres et cessent d’être le bras masqué du pouvoir ayant pour objectif de museler la presse et de la clochardiser.

Le monde médiatique qu’on se le dise existe en trois grands clivages. Celui de droite  celui de gauche et enfin celui du centre. Le média a essentiellement pour rôle de défendre les intérêts de la société, de l’informer en l’éduquant. Il ne saurait donc être question de faire de la docilité du média un critère d’éligibilité à l’information ou à une quelconque aide ou subvention publique. Il ne s’agit donc pas de faire de la presse dite privée le bras long de la communication strictement institutionnelle ou des canaux de diffusion de l’information pro gouvernementale.  Alors quelque soit le bord auquel appartient un média il a droit au même traitement que les autres ce qui n’est malheureusement pas le cas dans la sphère camerounaise.

Armand Ougock

 Journaliste d’investigations

Blogueur Camerounais

didaroug@yahoo.fr

 

Etat de la population mondiale : 7 milliards d’habitants février 7 2012

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Le représentant du système des nations unies au Cameroun a fait le point sur le nombre d’habitants de la terre.

 

La date du 31 octobre 2011 est symbolique. Elle a été choisie par les nations unies pour marquer un évènement majeur. Celui de l’atteinte du cap de 7 milliards de personnes sur la terre.  L’accroissement de la  population mondiale met en exergue un paradoxe. En effet, de manière générale, les femmes accouchent moins que dans les années 1960 pourtant, notre monde ne cesse de croître. Les personnes de part le monde sont à la fois plus jeunes et plus vieilles. Les pays pauvres sont ceux dans lesquels l’on retrouve une forte fécondité notamment en Afrique et en Asie et à ce sujet, le rapport 2011  jette un pavé dans la mare en explorant les différents paradoxes et défis  réels qui se posent et qu’il faut relever dans un monde de 7 milliards de personnes. Si pour les uns, on note une forte demande de la main d’œuvre dont la pénurie menace fortement les économies, chez d’autres, ceux du sud, le chômage est vertigineux. Conséquence les habitants du sud en quête de meilleurs conditions de vie et désireux d’émigrer voient se fermer les unes après les autres, des frontières infranchissables. Le taux élevé de fécondité dans les pays du sud freine les efforts de développement et perpétue la pauvreté.

Démographie

 

 

Le rapport 2011 est essentiellement basé sur des recherches faites dans neufs pays. Chine, Egypte, Ethiopie, ex-République Yougoslave de Macédoine, Finlande, Mexique, Mozambique et Nigéria. Globalement, les gens de ces pays pris qui s’expriment sur leur existence et leurs conditions de travail, sur des problèmes spécifiques comme l’urbanisation, l’accroissement, l’espérance de vie forment un collage des différentes expériences, aspirations et priorités humaines qui illustrent parfaitement les tendances en matière de population de notre planète. La raison profonde qui explique l’accroissement de la population malgré la baisse enregistrée du taux de fécondité est l’allongement de l’espérance de vie par l’amélioration des conditions générales de santé. De manière générale, perçue à l’échelle mondiale, l’espérance de vie est passée de 48 ans à la naissance dans les années 1950 à environ 68 ans durant la première décennie du siècle. La mortalité infantile quand ç elle qui était de 133 décès pour 1000 naissances durant les années 1950 a chuté pour se situer à 46 pour 1000 durant la période 2005-2010. Les campagnes de vaccinations largement médiatisées ont aussi largement  réduit la prévalence des maladies d’enfances dans le monde.

Si le chiffre record de 7 milliards peut être perçu comme un succès pour l’humanité, il faut préciser que les fortes disparités existent et tout le monde n’a pas bénéficié de cet accomplissement ni de l’amélioration de la qualité de vie.

Chiffres croissants

La division de la population du Département des affaires économiques de Nations Unies, dans ses World Population Prospects : the 2010 revision (paru en mai 2011) prévoit une population mondiale de 9,3 milliards d’habitants en 2050 et de  plus de 10 milliards d’ici la fin de notre siècle. Pourtant, la fécondité chez les femmes continuera sans cesse de baisser. Selon la division de la population de l’ONU, la terre pourrait compter plus de 15 milliards en 2100. Une grande part de cette augmentation proviendra de 39 pays africains reconnus comme de haute fécondité. Neuf pays d’Asie six d’Océanie et quatre d’Amérique latine.

L’Asie poursuivent les experts de l’Onu restera donc la région du monde la plus peuplée au cours du XXI siècle et l’Afrique continuera de gagner du terrain. Sa population triplera passant de 1 milliard en 2011 à 3,6 milliards en 2100.

En 2011, 60 % de la population du monde vit en ASIE et 15 % en Afrique. Qui maintient son taux de croissance démographique à 2,3% par an. La population de l’Asie actuellement de 4 ,2 milliards parviendra selon les projections à son maximum au milieu du siècle en cours à 5,2 milliards et les autres régions réunies (Europe, Amériques, Océanie) seront à 2 milliards en 2060.

L’état  d’accroissement de la population mondiale impose de la part des gouvernements des investissements appropriés permettant de doter des femmes, des hommes et surtout des jeunes de choix judicieux afin d’établir l’équilibre entre l’accroissement démographique et la croissance économique. Véritable enjeu que pose la problématique de l’avenir de l’humanité.

 

Armand OUGOCK

Forêt Camerounaise : Entre impératifs et enjeux d’émergence. février 7 2012

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Un coup d’œil sur l’exploitation forestière au Cameroun nous permet d’évaluer l’impact environnemental qui peut être  préjudiciable à notre émergence.

 

Est il possible pour un exploitant forestier de prélever  en forêt des essences dont il a besoin pour son marché et de laisser l’environnement se reconstituer sans se préoccuper des impacts et des dommages causés par son exploitation ?

 

Au Cameroun, l’exploitation forestière est régie par la loi n°94/01 du 20 janvier 1994 portant régime des forets, de la faune et la pêche.

 

Cette loi définit la forêt comme des terrains comportant une couverture végétale dans laquelle il existe en grande quantité des arbres, des arbustes et des espèces agricoles.

La forêt camerounaise est définie en deux domaines :

L’exploitation forestière doit être conforme aux prescriptions d’un plan d’aménagement approuvé par l’administration concernée.

De manière générale, la forêt a deux limites la limite internationale fixé par les conventions et les frontières, et la limite nationale souvent dite naturelle ou fixée par l’administration.

La législation Camerounaise en la matière permet une activité forestière basée essentiellement sur la coupe, le transport des grumes et la transformation du bois. Ceci implique des activités annexes comme la création des voies d’accès le (re)profilage des parcours.

L’inventaire faunique  est très souvent menée par des organismes internationaux de conservation de protection faunique comme le World Wide Fund of nature (WWF).des activités comme le marquage des arbres à la peinture à huile, le débardage, le traitement chimique des grumes portent sérieusement atteinte à l’environnement.

Impact environnemental

 La loi n°96/12 du 05août 1996 est le seul texte législatif relatif aux études d’impact environnemental. Cette loi reste par ailleurs la législation de base en matière d’études d’impact environnemental au Cameroun. Dans son  article, 17,elle stipule que : «  le promoteur(…) qui risque en raison de sa dimension, de sa nature ou des incidences des activités qui sont exercées sur le milieu naturel de porter atteinte à l’environnement, est tenu de réaliser une étude d’impact environnemental. »

 

Cette loi cadre e 1996est complétée par le décret n°2005/0577/PM du 23 février 2005 fixant les modalités de réalisations des études d’impact environnemental et de l’arrêté n°70/ Minep du 08 mars 2005 fixant les différentes catégories d’opérations dont la réalisation est soumise à une étude d’impact environnemental.

La demande d’étude d’impact environnemental (EIE) l’examen et l’approbation des termes de références (TDR) sont traités au ministère de l’Environnement et de la Protection de la Nature (MINEP) et du ministère des forêts et de la faune.

A travers le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), le gouvernement s’e engagé dans la lutte contre al pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations camerounaises.

Enjeux d’émergence

L’impératif de développement impose que le gouvernement améliore la qualité de vie des populations. L’exploitant forestier participe à l’amélioration des conditions de vie des populations par l’investissement sur les infrastructures socio sanitaires et éducatives de base incluant les facilités d’accès à l’eau potable.

Plus larges l’on crée les routes pour permettre la fluidité de la circulation et l’évacuation des produits agricoles, plus la couverture forestière est détruite. Ceci entraîne une diminution significative de la superficie forestière. Les facteurs de pression et de déforestation de l’écosystème et des ressources forestières qui aggravent la perte du couvert forestier sont nombreux. On peut citer le dégagement, le nivellement, et l’exploitation des sites. Le profilage des pistes forestières et le déboisement.

La population camerounaise est à plus de 60% rurale et profite des produits de la forêt notamment la faune et la flore, pour son alimentation la pharmacopée, la construction de logement à partir du bois de service. L’exploitation forestière prive nos populations des ressources importantes pour leur survie. En l’état actuel l’impact environnemental et la protection de la faune voire de la flore dont notre émergence en dépend  ne peut être qu’un leurre.

Le gouvernement doit renforcer le cadre institutionnel et réglementaire en développant les capacités locales et nationales. En renforçant les capacités techniques des services compétents de l’exploitation forestière. Car l’étude d’impact environnemental constitue un levier important de développement durable sans lequel le Cameroun ne saurait se prévaloir de l’émergence à l’horizon2035.

 

 Armand O.*

Journaliste D’investigations

Blogeur camerounais

ABUS SEXUELS ENVERS LES ENFANTS : Le cri d’alarme de la commission nationale des droits de l’homme et des liberté février 7 2012

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Au Cameroun, 14 % de filles et de femmes ont échappé a une tentative de viol, 18 pour cent ont été violées par un membre de la famille, 9 % l’ont été par plusieurs violeurs au même moment, 11 % d’entre elles l’ont été a plusieurs reprise et 27 % l’ont été au moins deux fois.

 

Voila les statistiques alarmantes et en constante progression que la commission nationale des droits de l’homme et des libertés a présenté au public lors des audiences publiques sur les abus sexuels envers les enfants tenues sur l’esplanade de la chambre d’agriculture.

 

Cette situation fort regrettable qui prend des proportions inquiétantes est régulièrement relayée par les medias généralement sous forme de faits divers banalisés. En effet, il ne se passe plus de jour dans notre pays sans qu’un fait divers relatif au viol sur des enfants mineurs ne vienne alimenter l’actualité. Malgré les instruments de répressions et de protection dont s’entoure le Cameroun, le phénomène des abus sexuels connait son essor grâce a plusieurs facteurs liés soit au caractère tabou de la question sexuel dont ont ne parle jamais en famille, ou du mutisme qui entoure les victimes qui préfère se résigner dans le silence ou encore de la pauvreté qui fait parti du vécu quotidien des Camerounais.

L’Etat gagnerait à réduire le coût des procédures judicaires afin de faciliter l’accès pour tous à une justice efficace. Une politique axée sur la prévention des abus sexuels et bien mener pourrait aider à réduire le mal.

Face a cette démission de l’Etat, la commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL),a décidé de prendre le taureau par les cornes à travers son unité d’observation, investigation et alerte (OIA) en pratiquant l’auto saisine taux notamment des audiences publiques pour embrasser une nouvelle stratégie de communication dont l’effet immédiat sera de mettre fin aux abus sexuels qui attaquent la nation au cœur du fruit. Ici, les victimes dont la moyenne d’âge est entre 10 et 15 ans sont exposées aux maladies comme les IST (Infections sexuellement transmissibles) Le VIH SIDA, les grossesses indésirées et d’autres traumatismes physiques.

 

L’avantage des audiences publiques est le fait pour une victime d’exprimer son opinion et ses préoccupations sur une question spécifique face a un public afin d’avoir en retour le témoignage et le soutien dans le public.

Les journées d’audiences publiques sont à l’exemple d’un tribunal ouvert à tout le monde. La cité capitale étant le siège des institutions, il est judicieux pense la CNDHL que l’activité commence par Yaoundé. En espérant que par la sensibilisation et la conscientisation du public, il soit suffisamment informé et éduquer par les recommandations qui seront transmises au gouvernement.

Armand Ougock

Interview de Monsieur Zambo Amougou Syndicaliste camerounais février 7 2012

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Quelle est la situation du mouvement syndical au Cameroun ?

Je pense que le mouvement syndical est très vivant et  très vivace. On l’a vu très actif  dans les dernières consultations électorales. Notamment l’élection  présidentielle nous avons pu  donner notre  ton faire valoir nos revendications et afficher notre position.  Pour que ceux qui aspirent à la chaire publique sachent ce que les travailleurs attendent véritablement. Pour voir améliorer leurs conditions de vie et de travail.

 

 A l’entame de cette nouvelle année quelles sont les priorités de la réforme en matière de sécurité sociale au Cameroun ?

Tout à l’heure vous avez suivi le ministre dans le cadre dans cette présentation de vœux. Vous l’avez entendu parler de la promesse d’une sécurité sociale totale. Que le chef de l’état a fait depuis 2011 ça été un slogan de campagne. Et ça été même repris lors du discours d’investiture. On constate donc que le ministère du travail qui est en charge de la sécurité sociale voudrait en faire une réalité palpable même si la CNPS l’avait déjà amorcé en incluant dans son champ de personnes couvertes le secteur informel notamment les transporteurs, les footballeurs et d’autres corps de métiers. Donc pour la réforme de la sécurité sociale, c’est d’inverser le taux de couverture. Passer de 10% de couverture actuellement à 90% de couverture nationale. Je crois que venant un peu du Mintss cela montre tout le projet gouvernemental en la matière. Pour ce qui concerne la couverture sociale, par ce que autant c’est une revendication sociale, autant le gouvernement en fait son plan d’action.

 

Que recherchez-vous à travers le mouvement syndical ?

Chercher la préservation donc du climat social et de la paix au Cameroun. Fixant en cela la nécessaire condition pour que les partenaires sociaux à savoir les employeurs, les travailleurs et le gouvernement puissent véritablement chacun remplir son rôle. Le dialogue social assure le suivi de le paix au Cameroun.  Donc il ne saurait y avoir d’évolution sans cela. Maintenant en ce qui concerne la fonction d’inspecteur du travail, comme troisième axe de priorité du Ministre du Travail et de la Sécurité Sociale, c’est que la fonction d’inspecteur du travail, a été quelque peu je dirais dévaluée, dégradée, s’éloignant un peu de ses missions premières. Alors que si on en revient à son importance, un inspecteur du travail devrait avoir la même force de frappe qu’un inspecteur des impôts. Autant l’inspecteur des impôts s’occupe du capital financier, autant l’inspecteur du travail s’occupe du capital humain et des hommes. Il peut donc réagir à toutes mauvaises conditions du travailleur. Ceux qui ont dont pu croire que le Mintss est un petit ministère, rien qu’en activant la sécurité sociale, en activant le dialogue social, en faisant prévaloir la fonction d’inspecteur du travail, le ministère du travail peut revenir parmi les premiers sinon le premier pourquoi pas ?

 

Dans les années antérieures on a vu  l’activisme des inspecteurs du travail. Aujourd’hui ils sont  comme dans l’éteignoir ?

Vous savez  de point de vue métiers c’est un métier qui a perdu la côte. Sur les lieux du travail, un inspecteur du travail est comme un procureur. Son rôle est de pouvoir prévenir mais également de corriger les erreurs tant du côté patronal que de celui de l’employé. Cela suppose que cet inspecteur du travail ait les compétences requises. C’est le domaine de l’état d’assurer sa formation. Nous plaidons pour qu’il ait aussi les moyens de pouvoir se déployer. C’est regrettable qu’un inspecteur du travail passe pour un dernier du coup les  jeunes sont moins motivés pour cette filière. Il faut une prise de conscience car comme le disait le secrétaire général du MINTSS on pourrait se retrouver avec moins de 50 inspecteurs du travail d’ici quelques années.  Du point de vue qualification, ils ont la même formation que les inspecteurs des Impôts alors je tire la sonnette d’alarme pour que le MINTSS voit cela de près.

 

 On remarque aujourd’hui que les revendications sont croissantes depuis un moment sur l’ensemble du territoire.

Vous savez que les revendications sont un mode d’expression. Dans le lieu du travail on tient absolument continuellement à l’amélioration des conditions de vie du travailleur. Donc la revendication ne sera jamais terminé comme on dit si on vous donne la main vous demandez l’avant bras. Par ce qu’à chaque condition de travail in faudra une amélioration et s’il y’a une productivité. Il faudrait également une plus grande rémunération.  Je crois qu’il s’agit plus simplement de valoriser de manière continuelle les conditions du travailleur dans ses conditions de productivités.

Les feuilles de route du syndicat

Les feuilles de route du syndicat sont simples c’est de faire valoir le capital humain. De lui donner l’approche nécessaire pour lui permettre d’être performant ceci par un texte. En améliorant considérablement la rémunération. On insiste sur la productivité alors il faut aussi améliorer la rémunération. Ce n’est pas une revendication politique mais sociale.

Biya et les douze travaux d’hercule février 7 2012

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 Est-il possible de faire en un septennat ce que l’on n’a pas pu faire en vingt neuf ans ?

Dans la mythologie grecque, Hercule nettoya les écuries d’Augias en y détournant un fleuve épreuve titanesque s’il s’en trouve semblable à bien des égards au rôle qui échoit au président Biya au moment ou il prend les rênes de l’état pour ce qui peut être considéré comme étant probablement son dernier mandat.

Si pour les thuriféraires du RDPC (rassemblement démocratique du peuple camerounais,  Paul Biya n’a pas eu les mains libres, Car dès son accession à la magistrature suprême, il a affronté une crise politique avec son prédécesseur de 1982 à 1984. cette  crise  a connu son apogée avec la tentative de coup d’état du 06 avril 1984.

Et dès 1986, le Cameroun entrait dans une sévère crise économique de laquelle il n’en est sorti qu’après l’atteinte du point d’achèvement  de l’initiative PPTE (pays pauvre et très endetté). Pour les contradicteurs par contre, le système Biya est un fiasco, un échec total.

De toute évidence le chef de l’état élu  prend les rênes d’un pays  ambitieux  dans un contexte international particulier  fait d’enjeux multiples et  avec en ligne de mire l’émergence à l’horizon 2035. Pour  y parvenir il devra consolider les acquis  et comme Hercule dans la mythologie Grecque,  relever  les défis en réaliser courageusement les grands projets structurants qu’offre de nombreuses opportunités.

Consolider les acquis.

Pendant vingt neuf  ans  à la tête de l’état, Biya a su consolider les acquis obtenus de haute lutte par les camerounais aux heures d’indépendance. Il s’agit de la paix. De fil en aiguille, il a poursuivi avec tact et habilité la construction entreprise quelques années avant par son prédécesseur  et fait du Cameroun, un état ou l’unité nationale et la cohésion sociale sont une  réalité. Les lois de décembre 1990 ont consacré le retour au multipartisme ; les libertés publiques avec elles leur corollaire les libertés d’association, d’expression et de presse. Il y’a quelques années, le pays s’est doté  et d’une commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL) organe chargé de lutter contre le dérives dans notre société,  et d’une commission nationale de lutte contre la corruption (CONAC) chargée de promouvoir l’éthique et la bonne gouvernance en intensifiant la  lutte contre la corruption  gravement nuisible à l’image du pays et des efforts que fournissent au quotidien les vingt millions de camerounais ; d’ailleurs de nombreuses personnalités sont emprisonnées ou connaissent des procédures judicaires encours à l’instar de Titus Edzoa, Thierry Michel Atangana, Urbain Olanguena, Yves Michel Fotso et bien d’autres.

Sur le plan administratif,  le Cameroun  a connu évolution originale et particulière. Depuis le décret  du 12 novembre 2008, le pays des lions indomptables  compte dix (10) régions et 58 départements et plus d’une centaine d’arrondissement. La loi 2004/017 du 22 juillet 2007 renforce  le processus de décentralisation.  L’absence remarquée du chef de l’état de ce pays de l’Afrique centrale porte d’entrée de la CEMAC (Communauté économique et Monétaire  des Etats de l’Afrique Centrale)  lors des sommets ont fait du Cameroun un « lion endormi » sur la scène diplomatique africaine et internationale ; entachant par là son rayonnement diplomatique qu’ont su lui ravir ses voisins immédiats.  L’explication  officieuse ici est la tradition de non belligérance du pays d’UM Nyobe.

 La loi du 18 janvier 1996 modifiant la constitution de 1972 prévoit un sénat, un conseil constitutionnel, et des conseils régionaux toujours en attente. L’ensemble des avancées enregistrées du Cameroun le sont en majeure partie à l’action gouvernementale du président sortant et réélu. Toute fois, pour mener le Cameroun vers l’émergence en 2035, le chef de l’état  (ré)élu devra  relever les défis économiques en transformant en matérialisant  la réalisation des projets structurants qui se présentent comme une véritable aubaine et une porte de sortie honorable pour lui qui veut que ses compatriotes  retiennent de lui l’image de celui qui les  aura amener vers la prospérité. Interview avec Yves Mourousi de Radio Monte-Carlo en 1988).

Relever les défis.

Le gouvernement camerounais s’est doté du DSCE (Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi) document cadre de travail dont l’action est fixée sur une période de 10 ans (2011 à 2021).  Il est impérieux de relever le  défi de la réduction de la fracture sociale, notamment par la refonte de la politique de l’emploi au Cameroun pour cela, se présentent au gouvernement  de nombreuses opportunités.

Selon plusieurs experts dont Paul Gweth  directeur du Cadre d’Appui et de promotion de l’Artisanat Minier, (CAPAM), le Cameroun possède  1/5 réserve minière  mondiale. A Lomié, localité de L’est, on retrouve le cobalt et le nickel et à Mbalam le fer dont la quantité s’estime à 200 millions de tonnes. Le rapport établi par les australiens chargés  de l’exploitation  de ces deux ressources Cobalt et Nickel) parlent d’une exploitation de plus de 35 millions de tonnes en 2012.

Le gisement de diamant de Mobilong représente 740 millions de carats ce qui est cinq (5) fois la production mondiale. SICAMINES exploitant anglais a mis au jour le gisement  d’Ether à Mayo Darlé associé au Coltan. A Kribi dans le sud  où les travaux du port en eaux profondes ont démarré et dont les estimations envisagent plus de 50.000 emplois directs et indirects, la même compagnie anglaise a découvert un des plus importants gisements de SYEMITE-NEPHELINIQUE au monde. C’est enfin SICAMINES qui, au  NYONG dans la région du centre à découvert le gisement de RUTILE deuxième réserve mondiale.

 A côté de ces gisements,

Pour ce qui est de l’agriculture, colonne vertébrale de l’économie camerounaise, le pays possède plus de 7 millions d’hectares de terres arables dont seulement 25 % sont exploitées et une masse salariale de 45.000 personnes. Une véritable politique de promotion de l’agriculture mérite d’être mise sur pied. À ce titre il faut saluer la mise sur pied de la banque agricole et des PME. Des initiatives de ce genre ont vu le jour mais ont connu le fiasco. Le Fogape, Le Fonader et le Crédit agricole du Cameroun (CAC) créés auparavant avaient montré leurs limites à soutenir les acteurs du secteur primaire. Les détournements et les crédits fantaisistes initiés par des aventuriers à cols blancs avaient dressé le lit de leur faillite programmée. En corrigeant les erreurs du passé, la nouvelle banque agricole  devra appuyer et accélérer la croissance du secteur agro-pastoral au Cameroun, selon les prescriptions du Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural (MINADER). Assurément, la banque agricole permettra de relancer la productivité et de booster  la mécanisation du monde agricole.

Elle doit directement être mise  sous le contrôle  personnel du chef de l’Etat.  Lui-même acteur  d’un secteur porteur de forte valeur ajoutée et pourvoyeur d’emploi. C’est dire si l’investissement dans ce secteur constitue la priorité du Gouvernement, tant des pays émergents en Amérique du sud et en Asie tirent d’énormes revenus dans l’agriculture. Avant l’arrivée de la banque agricole, le financement de l’agriculture par le développement de la micro-finance s’était renforcé avec le démarrage en septembre 2009, du Projet d’appui au développement de la micro-finance il est important que le gouvernement restructure ce secteur par la mise  d’une politique  ferme.

La CARFIC pour ne pas la nommer est promue à un bel avenir si  sa gestion obéit aux normes et à l’orthodoxie d’une banque commerciale sérieuse la création de cette banque est un évènement heureux qui hélas tend à passé inaperçu par la cristallisation du landernau politique sur la présidentielle.

La banque agricole et celle des PME peuvent être de précieux outils de développement dès lors qu’elles favorisent  la création des richesses et facilitent l’auto emploi au Cameroun mais cela ne pourra être réalisable que si le gouvernement accélère les infrastructures de transports  pour faciliter l’écoulement des marchandises sur le marché.

Améliorer les politiques sanitaires et d’éducation

Philippe Douste Blazy remarquait que   le système sanitaire camerounais est « très décentralisé »  avec des hôpitaux de région et d’arrondissement dans quasiment tous les chefs de lieux de région de département et d’arrondissement.   Cependant, l’ l’objectif d’atteindre   la « Santé pour tous en l’An 2000 » n’a pas été atteint à la conférence d’Alma Ata en 1978, le Cameroun avait ratifié la charte de développement sanitaire de l’Afrique, charte qui faisait des soins de santé primaires, la stratégie essentielle d’atteinte de l’objectif du millénaire en 2000. A ce niveau, hormis la décentralisation la prise des mesures légales et réglementaires visant à freiner la « privatisation » de la santé même dans les officines publiques s’impose. La crise du système de santé publique au Cameroun est si profonde que la situation sanitaire présente un bilan négatif.

 L’analyse en fonction de l’âge montre que les jeunes de moins de 5 ans et les personnes de plus de 50 ans constituent les couches les plus vulnérables. Le taux de morbidité est supérieur à 32% chez ces deux catégories. Une diminution de ce taux entraînerait à coup sûr la baisse de la mortalité infanto-juvénile et un allongement de l’espérance de vie à la naissance des camerounais.

 Le paludisme reste la principale cause de mortalité et de morbidité dans les couches les plus vulnérables. Il est responsable de 35 à 40% du total des décès dans les formations sanitaires, 50% de morbidité chez les enfants de moins de 5 ans,  40 à 45% des consultations médicales, et 30% des hospitalisations.

  Par ailleurs, le taux de séroprévalence du VIH/SIDA a été estimé à 5,5% des adultes en 2010.Ce taux est plus élevé chez les femmes  (6,8%) que chez les hommes (4,1%). Le taux de   Le taux de consultation de santé dans les structures informelles est de 29,7%. Il a connu une légère Augmentation par rapport à 2001 où il était de 24,5%. Cette augmentation résulte de la multiplication des GIC/ONG de santé et des vendeurs informels de médicaments qui concentrent 18,4% des consultations faites auprès des structures informelles. Au niveau national, la dépense annuelle de santé par tête est estimée à 12 774 FCFA, soit une baisse d’environ 9 261 FCA par rapport à 2001.

 L’éducation quant à elle a connu des progrès même si des efforts importants restent à faire notamment dans le domaine de la professionnalisation. De la réduction du nombre de jeunes qui quittent l’école sans avoir achever leur formation. Saluons les efforts entamés par le ministère de l’éducation de base dans la revalorisation des enseignants du primaire.

 En tout cas souhaitons que cette phrase du candidat du RDPC (rassemblement Démocratique du peuple camerounais «  Dès janvier 2012, le Cameroun sera un vaste chantier »  disait Paul Biya lors de son séjour à Maroua  pendant la campagne électorale. Ne soit pas un simple slogan creux de campagne.  Car, par là, passent les sillions de notre émergence.

Par Armand  OUGOCK*

Journaliste d’investigations

et blogueur camerounais



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