aller à la navigation

Politique: Biométrie : Elecam, comme un air de précipitation. février 28 2012

Infos : , ajouter un commentaire

Elections cameroon va d’annonce en annonce. Après la refonte des listes électorales, c’est désormais au tour de la biométrie.

Alors qu’à quelques exceptions près, la classe politique camerounaise, la société civile  et l’opinion internationale se félicitaient de l’annonce de la refonte des listes électorales, le président d’elections cameroon Samuel FONKAM  AZU’U vient d’annoncer la mise sur pied de la biométrie. «L’opération proprement dite ne prendra pas beaucoup de temps» a t-il indiqué face aux journalistes. Une surprise. Une avancée. Une évolution.

Pressions .

Comment en sommes nous arrivés là ? Sa majesté républicaine a-t-elle cédé aux pressions internationales ? Que cache la déferlante des réformes ? La décision de mettre sur pied la biométrie semble avoir été prise dans la précipitation. Une réponse  incontestable de Paul Biya à la communauté internationale qui lui exige des réformes. Au lendemain de sa réélection comme président de la république, dans sa lettre de reconnaissance aux allures de remontrances,  Sarkozy disait déjà à Biya, « votre pays connaitra de nouveau des élections en 2012, je ne doute pas que vous saurez, d’ici là, mettre en œuvre les réformes et les moyens nécessaires au bon fonctionnement d’Elecam et, par voie de conséquence, au renforcement de la démocratie au Cameroun ».

Boudé par Obama et snobé par Sarkozy lors de ses nombreux déplacements en Afrique, Biya n’avait d’autres choix que de céder aux pressions étrangères pour tenter de rentrer dans les bonnes grâces de ceux qui décident de la géopolitique mondiale. En réalité, avec l’avènement de la biométrie, Elecam n’invente rien. Ne crée rien de nouveau. L’organe chargé d’organiser les élections au Cameroun s’arrime aux exigences démocratiques liées à la transparence en matières d’élections. Il se conforme donc à la norme internationale. La biométrie crédibilise une élection et réduit le nombre de fraude. Un pas important vient d’être franchi par Elecam. L’organe en charge des élections  dirigé par Samuel Fonkam Azu’u doit saisir l’occasion qui s’offre à lui pour inscrire le Cameroun dans le cercle des nations démocratiques. Le temps de mise sur pied de la biométrie sera-t-il respecté au regard des délais impartis ? Les élections auront-elles lieu cette année ? Tout semble avoir été planifié par Paul Biya. Maître du jeun politique.

Problème

Selon une source proche du ministère de l’administration territoriale et de la décentralisation, l’organe chargé de l’ensemble du processus électoral a besoin de plus de 12 milliards pour informatiser et sécuriser le fichier électoral dans notre pays. Les premières simulations ont démontré que la refonte des listes électorales sans biométrie coûterait un peu moins de 8 milliards F CFA. Tandis que celle alliant la biométrie reviendrait à environ 12 milliards. Or, dans le budget de l’Etat pour l’exercice 2012, Elecam ne bénéficie que d’une dotation de 11,5 milliards.  Pour y parvenir, un simple toilettage du fichier de la police ne suffirait pas. La tâche d’Elecam est loin d’être une sinécure. L’énergie électrique et la technologie informatique ne sont pas accessibles à tous les coins du triangle national. Il ne suffit donc pas de s’approprier le système d’établissement de la carte nationale d’identité de la police pour prétendre instaurer la biométrie en un laps de temps. Car dans  le contexte camerounais. De nombreux étrangers possèdent de faux actes de naissance.   Il faut prévoir plusieurs mois voire plusieurs années pour la réalisation de la biométrie. Comparaison n’est pas raison mais restons lucides. Au Gabon voisin, l’avènement de la biométrie a coûté 60 milliards Fcfa aux contribuables pour 745.000 inscrits sur près d’un million possible. En Côte d’Ivoire, l’opération a absorbé la bagatelle somme de 250 milliards Fcfa. Le gouvernement camerounais est il prêt à débourser une somme de 12 milliards en si peu de temps ? Difficile de répondre par l’affirmative mais selon toute vraisemblance,  nous tendons vers le report des élections municipales  et législatives.

Armand Ougock

Bébé volé : Vanessa Tchatchou, un symbole. février 24 2012

Infos : , ajouter un commentaire

vanessa-tchatchou.jpgLa jeune vanessa Tchatchou est victime d’un vol de bébé qui prend les allures d’une affaire d’état. Depuis la conférence de presse du ministre de la communication, la messe semble … dite

Au départ c’était une banale affaire de vol de bébé comme on en rencontre dans nos hôpitaux et maternités. Un fait divers de plus. Bon pour agrémenter les débats autour d’un verre entre amis. Bien pour ternir davantage l’image de nos hôpitaux gangrénés par cinquante ans de mal gouvernance. Non pas que la vie d’un bébé n’ait pas de valeur à mes yeux. Ou que je la tourne en dérision pour amuser mes lecteurs. Tout au contraire mon sang se glace à l’écoute du recit de la disparition d’un être humain. Voilà pourquoi cet enlèvement a plutôt à mon goût un zeste de machiavelisme achevé. Cette histoire rocambolesque est vite devenue un problème d’état . Les autorités en ont pris peur. La sortie du ministre de la communication peut en témoigner. Sans rire sous son apparence la plus sérieuse, le porte parole du gouvernement des grandes réalisations Issa Tchiroma Bakary alias « tonton la gaffe » a décrété la mort du bébé volé de vanessa. Comme dans les affaires Bibi Ngota, Enoh Meyomesse ou encore sa communication sur l’opération Epervier, le mincom manque de compassion et viole impunément la présomption d’innocence. Lors de la conférence de presse, il a été incapable de répondre à la question de notre confrère sur la procédure d’adoption d’enfant au cameroun. Il s’est enfermé dans ses envolés habituelles . S’ inscrivant dans la lignée des plus grands gaffeurs de l’ère Biya.

Détermination

Vanessa Tchatchou est une adolescente de 17 ans. Elle est jeune.L’insouciance et la naïveté caractérisent notre jeunesse. Les jeunes de son âge sont réputés avoir la tête sur les nuages. Elle n’a cédé à aucune menace, à aucun chantage. Pas même aux pressions du corps médical de l’Hôpital Gynéco- Obstétrique de Yaoundé . La jeune maman a été privée du minimum vital. Vanessa a été traumatisée, terrifiée, blessée et vilipendée par des infirmières. Des femmes, des donneuses de vie comme elle. Ses origines modestes auraient pu la contraindre à abandonner le combat. Nombreuses sont en effet les jeunes filles sans revenus qui délaissent leur progeniture, le fruit de leurs entrailles qu’elles portent neuf (09) mois durant dans des conditions difficiles. Elles n’hésitent pas à les oublier dans les maternités ou les égouts de nos quartiers. Parfois, face aux vicissitudes de la vie, elle les vendent à vil prix. Mais par son courage et sa détermination la jeune élève du lycée de NGOUSSO a fait preuve de maturité malgré sa jeunesse. Vanessa Tchatchou est un symbole de dignité féminine. Un rare modèle que les jeunes filles de notre société doivent suivre. Son message est sans équivoque. « L’amour d’une mère n’a pas de prix ». Le lundi 20 fevrier 2012, son « bébé vivant », son « bout de chou » sa petite fille qu’habillement Tchiroma a « assassiné » aurait eu 07 mois. Pourtant, la genitrice ne l’a regardé qu’un instant. Sans avoir le temps de memoriser ses traits et de la câliner.

Le crime de Vanessa

Le crime de vanessa est d’être pauvre et orpheline. Ce n’est pas un secret. Les pauvres sont des oubliés du système Biya. Des laissés pour compte. Ils n’ont pas droit à une justice équitable. sinon comment expliquer autrement la meprise dont est victime la jeune fille mère ? Toutes les autorités savent que son bébé est bien vivant.

Biya ira t’il jusqu’à démentir l’ignoble version de Issa Tchiroma bakary le ministre de la communication porte parole autoproclamé de son gouvernement ? Le très célèbre Kontchou nous avait gavé d’un cinglant « zéro mort » à l’époque des années de braises universitaires alors même que des familles organisaient le deuil des leurs. Cette version n’avait jamais été démentie.

Terrible affaire cette histoire de bébé volé. Les médias , la diaspora, la société civile et certains leaders politiques ont largement contribué à son internationalisation. Shanda Tonmé, Vincent Sosthène Fouda, Jean Bruno Tagné, KoKo Ateba, Patience Bakalack et bien d’autres ont réagi. Silence total du côté du clergé. Les hommes de Dieu dont on connait le poids dans la prise des décisions sont muets comme des carpes. Calme plat au niveau des associations feminines qui s’illustreront pourtant le 08 mars prochain. Les absences de horizons Femmes, de more women in politics… sont pleines de signification et sonnent comme un aveu d’impuissance. S’agit il d’associations ayant pour but la défense des droits des femmes ou de quelques intérêts individuels ? Quel est leur véritable poids sur les décisions politiques? Le constat s’impose les associations des femmes camerounaises sont des regroupements dépourvus de solidarité. Des coquilles vides. Un sursaut d’orgeuil est il possible le 08 mars prochain? Wait and see.

Par Armand Ougock

Cameroun : Politique. L’UNDP en congrès février 24 2012

Infos : , ajouter un commentaire

    bello-bouba.jpgLes assises de la 5 e   session du congrès ordinaire de l’UNDP, se sont tenues du 18 au 19 février dernier au palais des congrès de yaoundé.

Le congrès de l’UNDP ( Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès ) était très attendu. Il s’est tenu 03 mois après les élections présidentielles. Lors du scrutin du 09 octobre 2011, le parti n’avait pas participé. Il avait accordé son soutien au candidat Paul Biya du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais). Cette alliance qui date de 1997, sous le nom de plate-forme d’action gouvernementale Rdpc-Undp avait abouti à l’octroi de quelques maroquins ministériels à l’UNDP. La répartition des postes lors du remaniement du 09 décembre 2011 n’était pas satisfaisante pour le parti de Bello Bouba. L’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès s’en est tiré avec un ministre d’Etat, un ministre délégué , un scérétaire d’Etat et un amabssadeur itinérant. Du menu fretin qui trahissait l’accord politique passé avec Biya.

Grogne

La plate-forme UNDP- RDPC était suspendue depuis l’an 2000. Elle est remise en marche le 07 avril 2004. Dans un rapport du 20 juillet 2004 une partie du bureau politique jugeait catastrophique l’application de la plate forme. Pour de nombreux cadres c’était un marché de dupes. L’UNDP est le premier parti politique de l’opposition dans le septentrion. Dans ce grand vivier electoral, le parti de l’ancien premier ministre compte 06 députés et 13 mairies. Le ministre d’Etat en charge du tourisme devait des explications à ses militants. Au menu de ces assises qui se sont étalées du 17 au 19 février 2012, l’élection des membres du comité central et du conseil national sont les points très attendus. L’élection du président national constituait le plat de résistance. Tout comme celle  des 220 membres   du comité central. Tous les sujets ont été abordés. Aucun n’était tabou. Lors des travaux en commissions, le débat sur la plate forme avec le parti au pouvoir a été abordé. La journée du 20 quand était réservée à la réunion des conventions nationales des organisations externes du parti.Résolutions

C’est une ambiance chaleureuse et conviviale qui régnait à l’intérieur de la salle de conférence lorsque l’ensemble du bureau conduit par le président national a fait son entrée.

 Une immense foule de militants, et de sympathisants de plus de 1500 délégués et 200 observateurs avaient pris d’assaut l’esplanade du palais des congrès pour manifester leur joie de se retrouver ensemble dans la cité capitale.

A ceux-ci, se sont joints les membres du corps diplomatique, et des partis politiques amis invités.

 Pari réussi pour la présidente de fédération départementale UNDP du Mfoundi dont la présidente madame Mbezele a été fortement ovationnée.

Lors de son mot de remerciement, l’ancien premier ministre a salué la présence des fortes délégations venues du pays profond pour « marquer leur attachement à l’idéal démocratique et de progrès de l’Undp ».

“L’UNDP ira aux élections législatives et municipales sous ses propres couleurs” Bello Bouba Maïgari

Dans leurs différentes interventions, les partis amis invités à l’instar du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple camerounais) représenté par Grégoire Owona et de l’UPC (Union des Populations du Cameroun) le parti historique représenté par le Dr sendé ont tous souhaité bon vent à l’UNDP. La délégation de ’ANDP (l’alliance pour la démocratie et le progrès) était conduite par Aladji Aroga.

Le Dr Olivier Bilé président national de l’UFP (l’Union pour la Fraternité et la Prospérité) a quant à lui déclaré qu’il y était « pour apprendre et voir comment on organise un congrès ».

Dans son discours de politique générale de plus de 45 minutes, le ministre d’état en charge du tourisme a fait un tour d’horizon de la politique nationale et internationale. Pour lui, « la refonte des listes électorales engagée par Elecam n’est pas un gage de garantie » en espérant que son parti obtienne la majorité à l’assemblée nationale, le bilan des 05 dernières années a été dressé.

Des projections ont égelement été faites pour les 05 autres années à venir pour lesquelles Bello Bouba a été réelu.

Dans la foulée, il a promis que l’UNDP affrontera les prochaines échéances en toute sérénité et dans la paix.“L’UNDP ira aux élections législatives et municipales sous ses propres couleurs” a martélé l’ancien ministre des transports. Le bureau chargé de conduire les travaux du 5e congrès ordinaire a été élu par consensus et était présidée par Ndjebayi Mosely Mohamadou Talba et Ngwe Nikezou sont respectivement premier et deuxième vice président.

Les secrétaires rapporteurs étant chief Lisuké Georges et Zibi Joseph. Wamba Martin et Mako Guini Colette en étaient les assesseurs.

Armand Ougock

Cameroun : santé : L’Ordre National des Chirurgiens Dentistes du Cameroun a enfin un siège. février 18 2012

Infos : , ajouter un commentaire

bureau-de-lordre-des-chirurgiens-dentistes-du-cameroun.jpg

Le ministre de la santé publique a inauguré le siège de l’Ordre National des Chirurgiens Dentistes du Cameroun en abrégé O.N.C.D.C.

La cérémonie d’inauguration du siège de  l’O.N.C.D.C   (Ordre National des Chirurgiens Dentistes du Cameroun) a eu lieu vendredi 17 février 2012 à son siège sis au quartier Elig Essono à Yaoundé. C’est en présence de son collègue du ministère du Travail  et de la Sécurité Sociale Grégoire Owona, qu’André MAMA FOUDA ministre de la santé publique a dévoilé la banderole de l’ immeuble abritant le siège de l’Ordre National des Chirurgiens Dentistes du Cameroun.

Parcours

C’est la loi No 80-09 du 14 juillet 1980 qui crée l’Ordre et  avant sa création, les chirurgiens Dentistes s’inscrivaient à l’Ordre des Médecins. La pratique professionnelle exigée pour l’installation en clientèle privée était de 05 ans sauf dérogation spéciale du président de la République.  Avant le 14 juillet 1980, l’autorisation de s’installer pour les nationaux était difficile à obtenir alors que  plusieurs expatriés y parvenaient facilement.

Une décennie plus tard, en 1990, la loi accordera les pleins pouvoirs à l’Ordre de délivrer des décisions d’installation en clientèle privée. Les Chirurgiens dentistes notent avec satisfaction que depuis 1993, le traitement des dossiers est plus diligent. que de chemin parcouru!

Le bureau du conseil national de l’Ordre élu depuis 2011 est dirigé par le  Dr EFFILA-EBE  Catherine. Elle  en est le 3e président . Dans sa tâche elle est accompagnée au quotidien d’un vice président en la personne de Dr EWO Clément d’une secrétaire générale qui s’appelle Dr Eno Bomo Julie épouse ABOSSOLO d’une trésorière  le brillant Dr Soundjock MASSE Flavie.

Madame EBE remplace à ce poste le Dr NIDA Dieudonné  auprès de qui elle a travaillé pendant 18 ans (1993-2011) comme secrétaire générale.   De cette collaboration, elle aura acquis une expérience qui fait d’elle un manager rompu à la tâche. Le tout premier président de l’O.N.C.D.C  était le Dr NOCKHA EKOUE Séraphin ( de la création à 1993).

Missions

Comprenant obligatoirement tous les chirurgiens dentistes exerçant au Cameroun. L’Ordre, auprès de ses membres a des missions d’ordre moral, des obligations administratives des engagements juridictionnels et un rôle de consultation.

Sur le plan moral, l’Ordre intervient dans la rédaction des codes, de déontologie de la profession. Son pouvoir réglementaire lui est attribué par la loi N° 90-34 du 10 aout 1990 dans son chapitre 1er alinéa1 qui l’oblige à établir et de mettre un tableau auquel  ne sont inscrits que les chirurgiens dentistes remplissant les conditions légales de moralité et de compétences requises. La chambre de discipline de l’Ordre assume la mission juridictionnelle. L’Ordre des Chirurgiens dentistes a son avis à donner lorsqu’il est consulté par les pouvoirs publics sur les projets de règlements, décrets qui lui sont soumis.

L’O.N.C.D.C compte aujourd’hui plus de 220 chirurgiens dentistes dont près de 48 ne sont pas en règle. La tâche du Dr. EFFILA-EBE Catherine et de son bureau est loin d’être une sinécure. Après avoir doté l’Ordre d’un siège l’on s’attend de  voir d’autres actions  comme celles qui visent à mettre les visages sur les noms  des chirurgiens dentistes contenus sur le tableau afin de les rendre plus fréquentable et d’assainir le milieu.

Armand Ougock

Journaliste d’investigations

Blogueur camerounais

00 237 70 14 83 54// 91 15 42 77

Dérives Professionnelles: Befe Ateba musele t’il la presse? février 17 2012

Infos : , ajouter un commentaire

Le président du CNC (conseil national de la communication) par ailleurs évêque de Kribi vient d’adresser une lettre aux médias camerounais. Avec comme un air de menace et de mise en garde.

Il y’a juste quelques semaines que le chef de l’etat signait le decret renforçant les pouvoirs du cnc. cet organe qui est devenu du coup un régulateur du paysage médiatique camerounais a décidé de faire entendre sa voix pour mettre fin à ce qu’il considère comme des dérives répétées des médias.

Peur sur la liberté.

“certains médias ont décidé d’ériger leurs programmes et rubriques en tribunaux populaires publics, instruisant des procès illicites, jouant les procureurs, distribuant les bons et les mauvais points à des responsables en charge du service public, et condamnant sans plus de précaution, dans un mélange d’invectives, d’injonctions, d’interpellations publiques et d’injures “. écrit le prélat. qui a saisi cette occasion pour rappeler aux journalistes qu’ils ne sont pas au dessus des lois. la presse a pour rôle de former, d’éduquer, d’informer les populations et même de dénoncer par une information citoyenne et républicaine tout en préservant les intérêts de la société. Le rôle de la presse est indiscutable et primordial. elle participe à la marche vers l’avant.
sous notre démocratie, les écueils sur le chemin de l’exercice du métier du journalisme sont nombreux. Les professionnels des médias font sans cesse face aux obstacles dans leur mission. Aux entraves qui sont le fait des pouvoirs publics viendront s’ajouter désormais les sanctions des hommes du cnc. n’est ce pas là une volonté d’affaiblissement des médias pour les rendre plus docile et serviles?

L’on croyait le 4e pouvoir définitivement ancré sur le chemin du dynamisme de l’évolution de notre pays pour un cameroun emergent à l’horizon 2035 et pour un eveil collectif de notre conscience nationale.
Nous revoici entrain de revenir à pas feutrés à l’époque des caisses de resonnance. pour une information fade,indigeste et dénaturée.

voilà bien une tentative masquée du pouvoir de museler la presse.

La liberté de presse revisitée

Depuis la signature du décret 2012/038 du 23 janvier 2012, une certaine opinion a vu une volonté de l’organe politique responsable de la désignation des membres du cnc d’opérer un retour à la censure. ce qui serait une remise en cause du processus d’obtention des libertés d’expression obtenues de haute lutte en decembre 1990.
comment s’empêcher de denoncer lorsque les intérêts de la société sont menacés au quotidien par des délinquants à col blanc qui se comportent comme des crocodiles dans une mare mangeant les plus faibles et ne s’empêchant pas d’afficher leur oppulence?

Grâce à la presse camerounaise, de nombreuses personnalités ont vu leur dérives managériales étalées. certains gestionaires indélicats se sont retrouvés devant les tribunaux. que reproche t’on aux journalistes? leur reproche t’on de dénoncer? de faire leur travail? ou de parler trop? De quoi le régime biya a t’il peur?
il plane sur le cameroun comme une peur certaine. manifestations publiques interdites, conférence de presse annulées, menace sur la liberté de presse, Doit on avoir si peur lorsque l’on a gagné une election présidentielle avec près de 80 % des voix?

armand ougock

journaliste d’investigations

blogeur camerounais
00 70 14 83 54 // 91 15 42 77

Ma lecture du discours présidentiel à la jeunesse camerounaise février 12 2012

Infos : , ajouter un commentaire

Le 10 février, s’installant dans son habitude, Paul Biya s’est adressé aux jeunes camerounais à l’occasion de la 46e édition de la fête de la jeunesse.

Le thème  de cette 46e édition est « jeunesse et participation aux grandes réalisations pour un Cameroun émergent » tout un programme…Depuis le congrès du RDPC (rassemblement démocratique du peuple camerounais) tenu en septembre 2011, Paul Biya a annoncé la mise sur pied des projets structurants qui vont faire entrer le Cameroun dans l’ère de l’émergence. Un programme baptisé « grandes réalisations ».

Trop de promesses peu de réalisations

« Dès janvier 2012, le Cameroun sera un vaste chantier » martelait Biya dans son discours d’investiture qui tenait lieu de politique générale. Pour beaucoup c’était un programme de trop. Nous avons vécu celui du « pour le libéralisme communautaire » de la « sortie du bout du tunnel »(que seuls Biya et sa bande voyaient) puis vint celui  des «  grandes ambitions » qui nous  ont tous fait rêver.Que de promesses non tenues. De rêves brisés au point où les jeunes camerounais ne croient plus en leur président. Le plus gros mensonge de Biya vient d’être étalé avec le recrutement des 25.000 (pardon des 20.000 diplômés) quelques semaines après la prise de service nombreux sont ceux qui déchantent.Dans tous les gouvernements au monde, le problème de l’emploi des jeunes est la préoccupation majeure des gouvernants. C’est dans la catégorie des jeunes que se recrutent un nombre important des chômeurs.Et comme par hasard, le vendredi 03 février, une semaine avant l’annonce présidentielle, le premier ministre présentait le nouveau plan directeur du chemin de fer camerounais, dévoilait le nouveau dont la réalisation nécessite 15.000 milliards de francs CFA et pas moins de 600.000 ouvriers dont le plus grande partie doit se recruter au sein de la jeunesse. La construction de ce chemin de fer s’étalera de 2013 à 2020.Le fait n’est pas nouveau. Biya semble avoir misé sur l’agriculture. « Nous allons faire notre révolution agricole » Il en a toujours fait son cheval de bataille. Depuis 1982 mais rien de nouveau. Pas un discours du chef de l’état sans référence à énormes capacités agricoles «  Notre agriculture dispose en effet de capacités de production considérables qui peuvent être développées. C’est le cas des céréales comme le riz et le maïs et de nos cultures de rente, essentiellement le cacao et le café ; mais aussi de nos cultures industrielles, coton, palmier à huile, hévéa, canne à sucre et banane. » Pourtant, le paysan camerounais est l’un des plus pauvre au monde. Ses conditions de vie ne cessent de se détériorer.Le Cameroun possède plus de 7 millions d’hectares de terres arables dont seulement 25 % sont exploitées. Faute à une politique agricole incitative. Malgré la richesse de notre sol et les avancées dont s’auréole le président, un agriculteur camerounais  meurt encore par ce qu’il est incapable de s’acheter un comprimé.Les conditions sont elles réunies pour que les jeunes s’investissent dans l’agriculture ? Les banques en leur état actuel n’accordent les crédits qu’à la  tête du client.Les différents projets que le président présente à la jeunesse·

Le barrage de Lom Pangar,

·Le barrage Hydro électrique de Mekin,

·Le port en eau profonde de Kribi,

·La construction d’une usine de montage des tracteurs d’Ebolowa

·La construction d’un nouveau Pont sur le Wouri constituent certes des leviers qui font dire aux experts que le Cameroun sortira du gouffre. Mais l’on est en droit de s’interroger sur le sérieux qu’offre un pays dont la classe dirigeante est sclérosée et vieillissante. Réfractaire au changement.

Il appartient à Biya de savoir profiter de l’opportunité qu’offrent ces découvertes pour mettre le Cameroun et sa jeunesse sur la voie  de l’émergence.Selon certains experts, le taux de croissance de notre pays s’annonce à 5%.

Cela  est il suffisant pour garantir l’arrivée des investisseurs ? Avons-nous doté notre pays d’un organe capable de rassurer les apporteurs d’affaires quand on sait que notre administration est gangrenée par le clientélisme, la gabegie et la léthargie ?Peut-on facilement faire confiance à un gouvernement dont la propension à dilapider les biens publics est  reconnue et décriée à travers le monde ?

Le Cameroun est il capable de décoller quand on observe l’environnement mondial fait de crises ?Biya doit saisir les opportunités qui se  présentent  pour redonner confiance en une jeunesse qui voit tout en noir. Surtout s’il continue de rêver d’entrer dans l’histoire comme celui qui a mener « son peuple vers l’émergence ».

 Armand Ougock

Journaliste d’investigations

Blogueur camerounais

70 14 83 54 // 91 15 42 77

Où Fréquente brenda? février 10 2012

Infos : , ajouter un commentaire

C’est au Collège du Léman, situé à quelques kilomètres de Genève que Anastasie Brenda Eyenga Biya a posé son cartable. Le chef de l’Etat camerounais a inscrit sa fille dans l’une des plus prestigieuses écoles internationales pour l’année scolaire 2007-2008.

Camer / Samedi 19 Avril*

la-famille-de-biya.jpgPaul Biya est marié en seconde noce à Chantal Pulchérie Vigouroux, de qui il a deux enfants, Junior et Anastasie Brenda. Cette dernière (Brenda Eyenga Biya) est inscrite au ‘‘6th grade’’ (sorte de cours moyen 2ème année) dans la section anglophone du Léman College.

Le niveau de connaissance de la langue anglaise de la fille de Paul et de Chantal Biya est faible pour l’instant. Dans cette institution très sélecte, l’administration de l’école lui a conseillé de s’inscrire dans un degré intermédiaire afin de bénéficier d’un module de rattrapage. Cette classe de transition devrait permettre à Brenda Biya de venir à bout de ses difficultés linguistiques d’ici l’été prochain.

Son frère, Junior Biya était de passage au Léman College à la fin de l’année 2007. Mais le deuxième fils du chef de l’Etat camerounais n’y est pas inscrit. Les raisons pour laquelle son nom n’est pas repris dans le fichier de l’établissement ne nous ont pas été révélées lors de notre enquête en terre suisse. Une bien curieuse situation quand on sait que le nom du jeune enfant de Paul Biya ne figurerait non plus sur aucune liste d’inscription consultable sur place au Cameroun à ce moment.

Paul Biya est également le père adoptif de deux enfants. Ce sont des jumeaux issus d’une précédente relation de Chantal avant son mariage du 23 avril 1994 avec le locataire d’Etoudi. Selon les informations dont Camer.be détient l’exclusivité, les deux garçons étudient également au Collège Léman. Avec leur demi-sœur, ils sont vraisemblablement les seuls camerounais présents dans cette prestigieuse institution.

L’école est située au 74 route de Sauverny à Versoix près de Genève en Suisse. Elle a un ratio de moins de dix élèves pour un enseignant. Léman voit défiler chaque année des enfants de fonctionnaires internationaux, de diplomates et autres grands argentiers du monde. Près de 120 nationalités se côtoient sur le campus de cet établissement du réseau ‘’Meritas Family of School’’, un réseau scolaire privé à la réputation mondiale.

Léman comporte un cycle maternel, un cycle primaire et un cycle secondaire. L’école compte deux sections : l’une anglo-américaine et l’autre francophone. La section anglophone, celle de Brenda Biya, obéit au système scolaire américain. La formation dans la section francophone aboutit à l’obtention d’un baccalauréat français. L’école prépare ses ‘‘élèves dorés’’ à l’entrée dans les universités nord américaines ainsi que dans les établissements supérieurs les plus célèbres d’Europe.

Les frais de pré-inscription non remboursables s’élèvent à quelques 400.000 FCFA. La scolarité pour un élève inscrit à l’internat coûte environ 15.000.000 FCFA. Un élève externe doit pour sa scolarité débourser en moyenne 35.000.000 FCFA par année scolaire.

Les trois élèves camerounais du Léman College passent l’essentiel de leurs congés scolaires ainsi que certains de leurs week-ends au Cameroun. Tel est le prix à payer par Etoudi pour assurer l’éducation d’une certaine jeunesse camerounaise, qui plus est, à l’école primaire. Pendant ce temps, la vraie jeunesse de ce pays du tiers monde peut encore attendre longtemps pour pouvoir bénéficier d’un établissement scolaire… en terre battue ! (A suivre)

Une enquête spéciale de Hermann Oswald G’NOWA          http://www.cameroun-online.com/

La fête de la jeunesse s’annonce février 10 2012

Infos : , ajouter un commentaire

index.jpegle 11 février approche. le chef de l’Etat doit s’adresser à la jeunesse. Le Suissard est il de retour? D’où nous fera t’il le discours de ce soir.

Depuis Genève? à L’intercontinental? est ce un discours déjà enregistré? ou alors il sera dit en direct depuis etoudi?

SOS: Déjà 310 jours que l’ingenieur Camerounais TCHAMBA NGASSAM Melvin a disparu au Congo février 9 2012

Infos : , ajouter un commentaire

(more…)

Gouvernance: Le Minepia en conclave ce jeudi février 9 2012

Infos : , ajouter un commentaire

le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries Animales préside une rencontre avec les opérateurs économiques  halieutiques  dès ce jeudi à 10h à amphithéâtre de du zoo de Mvog Betsi  de Yaoundé.

Selon nos informations, la rencontre portera entre autre sur le dynamisme à donner à la filière halieutique camerounaise.  Lors du dernier comice agro pastoral d’Ebolowa, l’on a pu remarquer que par la production de nombreuses espèces de poisson. Du  bar  à la Carpe en passant par le Capitaine, le Brochet ou le Silure, la filière halieutique sortait la tête de l’eau. Les variétés de poisson sont diverses et offrent au Cameroun de nombreuses potentialités et de sérieux atouts.

L’objectif annoncé de la rencontre entre le MINEPIA et les acteurs économiques de la filière halieutique est d’augmenter la production de poisson sans cesse croissante depuis quelques années.

Nous y reviendrons



Créer un Blog | Nouveaux blogs | Top Tags | 71 articles | blog Gratuit | Abus?